Sonia Mabrouk

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Sonia Mabrouk, née le à Tunis, est une journaliste, animatrice de radio et de télévision franco-tunisienne.

Après avoir été journaliste à Jeune Afrique, elle anime des émissions sur Europe 1 entre 2013 et 2017, autour des Grandes Voix, poursuit en 2018 en menant un entretien dans la tranche 18h-20h, puis en 2019 avec l'entretien politique dans la matinale.

À la télévision, elle est à l'antenne entre 17 h et 19 h sur CNews à partir de 2017, puis anime la tranche « Midi News » à partir de 2019.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Origines et enfance[modifier | modifier le code]

Sonia Mabrouk naît le à Tunis, où elle grandit[1].

Elle est issue d’un milieu imprégné de politique. Sa famille reçoit à son domicile des personnalités telles que le chef d'État tunisien Habib Bourguiba. Sous la présidence de celui-ci, son grand-père paternel, Mongi Mabrouk, est ministre du Commerce, tandis que son oncle Hédi Mabrouk est ambassadeur de Tunisie en France puis le dernier ministre des Affaires étrangères de Bourguiba[1].

En 2010, Sonia Mabrouk obtient la nationalité française[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Depuis 2018, elle est la compagne du chef cuisinier Guy Savoy[3],[4].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Sonia Mabrouk est diplômée de l'école de commerce IHEC de Carthage, où elle enseigne quelques années plus tard. À l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle obtient un DESS, un DEA au terme duquel elle produit un mémoire sur les comportements déviants des consommateurs dans le processus de prise de décision d'achat[1],[5],[6].

Journaliste et animatrice[modifier | modifier le code]

Béchir Ben Yahmed permet à Sonia Mabrouk d'intégrer la rédaction de l'hebdomadaire Jeune Afrique, où elle reste trois ans. En 2008, Jean-Pierre Elkabbach lui propose la présentation du journal sur Public Sénat[1].

À la rentrée 2013, elle devient l'animatrice du Débat des grandes voix le samedi de 13 h à 14 h sur Europe 1 et coanime la tranche d'infos du dimanche soir avec Patrick Roger[7]. De à , le dimanche de 19 h à 20 h, elle anime Les Grandes Voix vous répondent puis à partir de Les Éclaireurs de 19 h 20 à 20 h[8],[9].

À partir de , elle anime également une émission autour des Grandes Voix d'Europe 1 en semaine de 17 h à 18 h[10] en plus de celle du samedi midi mais laisse en revanche la présentation de l'émission Les Éclaireurs du dimanche soir à Nicolas Escoulan. À partir de la rentrée 2017, elle a sa propre émission sur CNews Les Voix de l'info, le 17 h-19 h[11], et la présentation du 18 h-20 h chaque dimanche sur Europe 1[12].

Lorsque Laurent Guimier, nouveau président-directeur général de la station, décide de remanier en profondeur la grille des programmes d'Europe 1, Sonia Mabrouk se voit confier une interview dans la tranche 18 h-20 h à partir de la rentrée 2018[13]. À partir de , elle anime la tranche « Midi News » sur CNews et présente sur Europe 1 l’entretien politique de h 15, dans la matinale de Matthieu Belliard[14].

À la rentrée 2021, en plus de son entretien politique dans la matinale de Dimitri Pavlenko, elle anime l’émission politique dominicale d’Europe 1 Le Grand Rendez-Vous, en partenariat avec CNews et Les Échos.

Promotion de la culture[modifier | modifier le code]

En 2010, avec Marc Ladreit de Lacharrière, Sonia Mabrouk crée l'Association des musées méconnus de la Méditerranée (AMMed)[6],[15].

Prises de position[modifier | modifier le code]

De confession musulmane, Sonia Mabrouk se déclare attachée à la laïcité et estime que les catholiques français devraient se « désinhiber » pour combattre l'islamisme[15].

Dans un entretien à Libération, elle prend position notamment contre « la révolution racialiste », selon elle importée des États-Unis par des mouvements antiracistes, féministes et écologistes « totalitaires », considérant que ces courants sont complaisants avec l’islam et représentent une « véritable menace civilisationnelle »[15].

Interrogée au sujet de la colonisation de la Tunisie par la France, elle rejette le terme de « colonisation » et déclare : « C'était un protectorat. Et puis, est-ce que tout est à jeter ? C'est aussi un bel héritage qui permet à des gens comme moi de sublimer la France[15]. »

Elle défend Éric Zemmour et exprime son admiration pour l'écrivain Michel Houellebecq[15].

Au niveau économique, elle se définit comme libérale[15].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Alain Constant, « Sonia Mabrouk, l'anticonformiste », sur Le Monde, (consulté le ).
  2. Sonia Mabrouk, « Les bégaiements de Malika », Le 1, no 149,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. Marie-France Chatrier, « Sonia Mabrouk veut réveiller les Français », Paris Match, (consulté le ).
  4. « Guy Savoy en couple avec la journaliste Sonia Mabrouk : "Une évidence" », Purepeople, (consulté le ).
  5. Sonia Mabrouk, Les comportements déviants des consommateurs dans le processus de prise de décision d'achat (mémoire de DEA : Gestion, option marketing : Paris 1), , 60 p. (SUDOC 055470572).
  6. a et b « Sonia Mabrouk », sur senat.fr (consulté le ).
  7. « Sonia Mabrouk en quotidienne sur Europe 1 », Le Figaro, (consulté le )
  8. « Sonia Mabrouk : découvrez trois indiscrétions sur la journaliste en portrait de Libération », sur planet.fr, (consulté le ).
  9. « Sonia Mabrouk », sur gala.fr.
  10. Florian Guadalupe, « Europe 1 : Sonia Mabrouk débarque en quotidienne à 17 h le  », sur PureMédias, .
  11. Pierre Dezeraud, « Olivier Galzi quitte CNews », sur PureMédias, (consulté le ).
  12. Florian Guadalupe, « Europe 1 : Sonia Mabrouk de 18 h à 20 h le dimanche à la rentrée », sur PureMédias, .
  13. Pierre Dezeraud, « Europe 1 : Audrey Crespo-Mara décroche l'interview politique, Sonia Mabrouk en soirée », sur PureMédias, (consulté le ).
  14. Pierre Dezeraud, « CNews : Sonia Mabrouk le midi, Thomas Hugues récupère les soirées », sur PureMédias, .
  15. a b c d e et f Guillaume Gendron, « Sonia Mabrouk, directrice de la réaction », Libération, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]