Songkran

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Bataille d'eau à Chiang Mai en 2009.

Songkran (thaï สงกรานต์) est le nom thaïlandais de la fête du nouvel an bouddhique. Propre au bouddhisme theravāda et basée sur le calendrier lunaire, elle est fêtée également en Birmanie (Thingyan), au Cambodge (Chaul Chhnam), au Laos (Pimay) et chez les Dai du Yunnan.

En Thaïlande, les réjouissances attachées à cette fête, originellement mobiles, sont désormais fixes afin de faciliter la vie civile : elles ont lieu tous les ans du 12 au 15 avril, mais suivant les villes, les dates peuvent varier. Cependant, la date exacte du nouvel an est toujours tributaire du cycle lunaire. Elle correspond aussi à la période la plus chaude de la saison sèche.

Traditionnellement, les gens rentrent dans leur famille et font acte de respect envers leurs aînés en leur versant un peu d'eau parfumée sur les mains. Si cette tradition se perpétue dans les familles, ses manifestations publiques ont énormément évolué et, aujourd'hui, la fête est devenue prétexte à de gigantesques batailles d'eau dans les rues des villes.

À Chiang Mai notamment, où cette fête est particulièrement célébrée, des pick-up chargés de bidons d'eau et de jeunes gens défilent dans les rues le long desquelles la foule est massée, « armée » de seaux d'eau. Les deux groupes, motorisés et piétons, s'aspergent mutuellement dans une ambiance bon enfant.

Durant les trois jours des célébrations, il est quasiment impossible de se déplacer dans les rues sans se faire asperger copieusement plusieurs fois.

À Pattaya, la présence d'une foule de touristes et l'arrivée d'une multitude d'habitants de Bangkok fait prendre à la fête un tour délirant et souvent excessif.

Chaque année, le nouvel an bouddhique, qui voit le plus grand mouvement de population annuel en Asie du Sud-Est, est marqué d'accidents de la circulation dus à la conduite en état d'ébriété, mais plus encore à des jets d'eau qui font perdre aux motocyclistes le contrôle de leur machine.

Une autre coutume consiste à construire des pagodes de sable dans les temples. Les Thailandais pensent que chaque fidèle emporte pendant l'année un peu de terre sous les semelles de ses chaussures. Pour compenser des tas de sable sont ramenés dans chaque temple pour le nouvel an, et la construction de pagodes est considéré comme un acte de piété[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)The magic and traditions of Thai New Year (Songkran), sur tatnews.org, 2 avril 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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