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Sonate pour piano no 3 de Beethoven

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Fichiers audio
I. Allegro con brio
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II. Adagio
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III. Scherzo : Allegro
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IV. Allegro assai
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Piano : Artur Schnabel.

La Sonate pour piano no 3 en do majeur, op. 2, de Ludwig van Beethoven, fut composée entre 1794 et 1795 et dédiée avec les sonates no 1 et no 2 à son maître Joseph Haydn.

Contexte et création

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C'est la plus brillante et virtuose des premières sonates de Beethoven[1]. Comme la no 2, elle présente un scherzo dans le troisième mouvement à la place du traditionnel menuet[1].

Elle comporte quatre mouvements :

  1. Allegro con brio à
     ;
  2. Adagio à
    en mi majeur ;
  3. Scherzo – Allegro à
    en do majeur ;
  4. Allegro assai à
    en do majeur.

La durée d'exécution est d'environ vingt-quatre minutes.

Allegro con brio

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Le premier mouvement est virtuose dès les premières mesures, avec un dynamisme du thème initial en double croches et tierces parallèles[1]. Le dynamisme se perpétue par un jeu syncopé entre les deux mains, soulignés de sforzandos sur les mesures 8 à 12[1]. Le second thème est beaucoup plus lyrique[1]. Selon Edwin Fischer, « c'est comme lorsqu'on pénètre par un beau jour d'été dans une forêt »[1]. Cependant, c'est l'esprit du premier thème qui reprend le dessus, par une abondance de trilles, de sauts, d'indications de nuances contrastées[1]. Le développement est encore plus brillant que l'exposition, se concluant sur une cadence où se trouve une descente chromatiques en triples croches, avec une assertion du premier thème[1].

La tonalité est propice à un moment méditatif[1]. Selon Paul Badura-Skoda, « les morceaux que Beethoven a écrits en mi majeur ont souvent quelque chose d'éthéré, tout à la fois mystique et mystérieux... Tous commencent sur le troisième degré - médiante - et dans le registre chaleureux du médium ; et ce, depuis l'Adagio de cette Sonate op. 2 no 3 jusqu'aux finales des Sonates op. 90 et 109, en passant par le Largo du Troisième Concerto pour piano »[1]. Le thème, doux et recueilli, arrive en mi mineur, avec l'indication sempre legato, joué à la main gauche, tandis que la droite accompagne en triples croches[1]. Le retour du premier thème se fait dans un fortissimo et en do majeur[1]. Le retour du thème se fait petit à petit dans la tonalité de mi majeur[1]. Le mouvement se clôt dans un pianissimo qui apaise « l'extrême tension interne de cet Adagio »[1].

Scherzo – Allegro

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On retrouve l'esprit du premier mouvement dans ce scherzo, mais avec un esprit plus piquant[1]. Le thème se fait en imitation dans un fugato aux deux mains, en notes détachées[1]. Le trio en arpège liés à la main droite, est accompagné à la main gauche par de simples accords[1]. Le scherzo est repris da capo tandis que la coda se fait d'abord fortissimo avant de devenir pianissimo tandis que la main gauche joue un « sourd martèlement »[1].

Allegro assai

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Ce quatrième mouvement est de forme rondo-sonate, où le thème-refrain se tourne vers les aigus par une précipitation de sixtes parallèles tandis que le thème-couplet paraphrase en partie le premier thème-refrain[1]. Il y a une grande variété des figures mélodiques et rythmiques, où s'insère notamment un bref choral[1]. Toujours d'après Paul Badura-Skoda, « [il] représente alors, dans la littérature pianistique, quelque chose de tout à fait nouveau... Les romantiques allemands ont fait leur profit d'une si belle trouvaille de Beethoven, et il n'y a pas loin de cet « hymne » au thème en forme de choral de la Sonate en fa mineur op. 5 de Brahms »[1]. L'Allegro se clôt sur des notes en trille, simple pour la main droite, double ensuite avec la main gauche, et triple enfin avec la main droite intermédiaire[1]. Le rallentando passager est rompu par un mouvement ascendant puis descendant de traits en octaves[2].

Références

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Bibliographie

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Liens externes

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