Sonallah Ibrahim

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Sonallah Ibrahim
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Prix Ibn-Rushd pour la liberté de pensée (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Sonallah Ibrahim (en arabe : صنع الله إبراهيم) est un écrivain égyptien né en 1937 dans une famille de la petite bourgeoisie cairote.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, il interrompt ses études universitaires pour se consacrer à la lutte politique au sein du parti communiste égyptien. Arrêté le avec quelques centaines d'autres militants, il ne sera libéré qu'en . C'est dans ces années de prison qu'il décide de devenir écrivain. Son premier roman, Cette odeur-là, censuré lors de sa première parution en 1966, l’impose d’emblée au sein de la nouvelle avant-garde des années 1960. Après un séjour à Berlin-Est puis à Moscou, où il achève son deuxième roman (Étoile d'août, publié à Damas en 1974), il rentre au Caire en 1974 et décide de se consacrer exclusivement à l'écriture. Il a publié depuis sept autres romans, presque tous traduits en français, dont Les Années de Zeth (1992), satire féroce de la déliquescence politique, sociale et morale de l’Égypte de Moubarak.

En , choisi par un jury panarabe pour être le lauréat du Prix du Caire pour la création romanesque, décerné par le ministère égyptien de la Culture, il a refusé publiquement ce prix « octroyé par un gouvernement qui, à [ses] yeux, ne dispose d’aucune crédibilité pour ce faire »[1].

En 2004, il reçoit le prix Ibn Rushd pour la liberté de pensée[2].

En 2016, Thomas Azuélos adapte en roman graphique Le Comité d'après un roman de Sonallah Ibrahim[3]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tilka l-râ'iha, roman 1966 (trad. française Cette odeur-là, 1992)
  • Najmat Aghustus, roman 1974 (trad. française Étoile d'août, 1986)
  • Al-Lajna, roman 1981 (trad. française Le Comité, 1992)
  • Bayrût Bayrût (Beyrouth Beyrouth), roman 1984
  • Dhât, roman 1992 (trad. française Les Années de Zeth, 1993)
  • Sharaf, roman 1997 (trad. française Charaf ou L'honneur, 1999)
  • Warda, roman 2000 (trad. française Warda, 2002)[1]
  • Amrikanli, roman 2003 (trad. française Amrikanli. Un automne à San Francisco, 2005)
  • Yawmiyyât al-Wâhât (Journal des Oasis), carnets de prison 2005
  • Al-Talassus, roman 2007 (trad. française Le petit voyeur, 2008)
  • Al-’amâma wal-qobba’a, roman 2008 (trad. française Turbans et chapeaux, 2011)
  • Aljlyd (trad. française Le Gel, 2015)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Robyn Creswell, « Sonallah Ibrahim: Egypt’s Oracular Novelist », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne, consulté le 11 décembre 2017)
  2. « Egypte : «J’ai retrouvé le sourire !» », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 décembre 2017)
  3. Didier Pasamonik, « Le Comité - Par Thomas Azuélos, d’après Sonallah Ibrahim - Ed. Cambourakis », sur Actua BD,

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]