Sommevoire

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Sommevoire
Sommevoire
Carte postale du village vers 1910.
Blason de Sommevoire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dizier Der et Blaise
Maire
Mandat
Hubert Descharmes
2014-2020
(6 ans, 3 mois et 16 jours)
Code postal 52220
Code commune 52479
Démographie
Gentilé Sommevigériens
Population
municipale
693 hab. (2017 en diminution de 6,48 % par rapport à 2012)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 44″ nord, 4° 50′ 33″ est
Altitude 145 m
Min. 139 m
Max. 235 m
Superficie 32,68 km2
Élections
Départementales Canton de Wassy
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sommevoire
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Sommevoire

Sommevoire est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sommevoire est un village situé dans une « cuve » qui se termine avec la côte de la Vigne-au-Loup.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sommevoire
Thilleux La Porte du Der Mertrud
Thilleux
Sauvage-Magny
Trémilly
Sommevoire Mertrud
Trémilly
Nully

Nully ; Blumeray
Dommartin-le-Saint-Père
Doulevant-le-Château

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Voire, la rivière Vivoire, le ruisseau de Martin-Champ... sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Baubiac[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Silex du paléolithique moyen au Musée municipal de Saint-Dizier.

Une trace de présence romaine a été prouvée par la découverte du trésor monétaire[2] au Ravin de Brandonval en 1770, il y avait deux cent soixante pièces : Auguste, Tibère, Marc-Aurèle... Deux pièces près de la fontaine qui était d'Antonin le Pieux en 1802. Mais aussi des restes de canalisation romaine au Marchat et d'autre vestiges de construction au Sables-Noirs[3].
Sommevoire a été la propriété des moines de Montier-en-Der. La ville comprend deux paroisses : Notre-Dame et Saint-Pierre.

En 1972, la commune, alors peuplée de 747 habitants[4], a absorbé celle voisine de Rozières elle-même peuplée de 161 habitants[4],[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2014 Christian Adam PS  
2014 En cours Hubert Descharmes    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2017, la commune comptait 693 habitants[Note 1], en diminution de 6,48 % par rapport à 2012 (Haute-Marne : -3,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0221 0699961 0149549971 0341 1741 171
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1701 2571 3141 2741 2561 2041 1061 1751 189
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1211 0651 023840864860821756782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
807747850804792776763743716
2017 - - - - - - - -
693--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La fonderie GHM a son siège sur la commune, c'est une entreprise du patrimoine vivant.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Sommevoire possède la particularité d'avoir deux églises.

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

  • Le village possède également un lieu dans lequel sont entreposés des modèles de statues réalisées à la fonderie de Sommevoire. Ce lieu est nommé le « Paradis » et il peut être visité.
Dans le Paradis sont compris le colombier (qui peut être loué) ainsi que deux granges pour les différents modèles. À l'arrière existe un petit jardin avec un futur bassin. Là-bas sont entrepris des travaux de rénovation par les jeunes de Sommevoire qui souhaitent s'y inscrire et sont dirigés par M. Thil. Il y a une cour à l'intérieur du monument dont une partie a déjà été dévastée par l'usure du vent et celle du temps. L'association « Les compagnons de Saint-Pierre » essaie de préserver ce site.
  • Fonderie GHM (Générale Hydraulique et Mécanique)[14]. Autrefois fonderie Durenne, là étaient coulées un grand nombre de statues expédiées dans de nombreux pays. Aujourd'hui, GHM fabrique essentiellement du mobilier urbain et reçoit des commandes pour des statues, des fontaines telles les fontaines Wallace à Paris. Dans cette usine, travaillent environ 400 employés.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine hospitalier[modifier | modifier le code]

Devenu veuf, Gérard de Hault fonde un hôpital à Sommevoire au milieu du XVIe siècle, le dotant de revenus lui garantissant une autonomie de gestion. Il réserve à sa descendance masculine le droit de nomination du chapelain de cet hôpital. C'est ainsi que nous saurons que sa descendance masculine s'est éteinte durant le XVIIe siècle. Les chapelains ultérieurs sont choisis au sein d'une autre famille de Hault présente conjointement à Sommevoire. Cet hôpital rural est transformé à la fin du XXe siècle en maison de retraite. Une plaque de fonte apposée sur une tour de l'hôpital commémore cette vénérable fondation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'imprimeur Nicolas Jenson, actif à Venise de 1470 à 1480, est né vers 1420 à Sommevoire.
  • Gérard de Hault. Marchand de grain à Sommevoire. Il sera chef du Gobelet de Marie Stuart, c'est-à-dire chargé de distribuer les aumônes personnelles de la reine. Veuf, il fonde un hôpital à Sommevoire, près du portail de l'église paroissiale Notre-Dame. Celui-ci subsiste de nos jours sous la forme d'une maison de retraite. Sa descendance masculine s'éteint au milieu du XVIIe siècle à Chaumont-en-Bassigny. Un manuscrit du XVIIIe siècle (fonds Laloy) assigne faussement à ses ancêtres une origine albigeoise et une descendance à Montier-en-Der.

Les porteurs ultérieurs du patronyme aux XVIIIe et XIXe siècles sont issus d'un autre lignage de Hault présent à Sommevoire au XVIe siècle[15]. Une branche ira à Joinville exercer le métier de tanneurs ; une autre s'établit à Saint-Dizier, y passant de l'état de maître des Eaux et Forêts à celui d'industriel de la métallurgie. Cette seconde famille s'éteint à la fin du XIXe siècle, mais le patronyme est relevé par le sénateur Robert et sa descendance.

  • Nicolas de Hault. Fils de Gérard de Hault, il est successivement marchand à Sommevoire puis à Sens du chef de son mariage avec Colombe Perret, fille du maire de Sens Claude Perret (industriel du papier et investisseur dans l'imprimerie vers 1550)[16]. Il vient s'établir lors d'un second mariage avec Anne Bazin à Troyes. Il devient maire de cette grande ville et y défend les intérêts de la cause catholique durant la seconde moitié des guerres de Religion. Trésorier des fortifications de Champagne. Ligueur. Lors de la reddition finale de la ville, Henri de Navarre exige son exil[17].
  • La famille Herbin[18]. Arrivée de Thilleux au début du XVIIe siècle, elle fournit des laboureurs, des étapiers, des marchands et des drapiers à Sommevoire. Durant le Consulat, un fils va s'établir à Bar-sur-Aube et un autre à Troyes. Les descendants du Troyen deviennent négociants puis industriels en bonneterie. À Troyes, les Herbin se hissent au sommet des industriels locaux, assumant la présidence de la Chambre de Commerce quand la ville devient la capitale mondiale de la bonneterie. Leur entreprise passe pour être la plus ancienne maison de bonneterie de la ville (reprise d'une entreprise fondée au XVIIIe siècle ?). L'usine est installée entre la gare et l'accès de Sainte-Savine. Le Conseil de Prud'hommes de Troyes est installé dans le pavillon d'une des filles de la famille. Les fils sont envoyés ouvrir des commerces à Strasbourg (un descendant est tué place Kléber en 1870), Metz, Bar-le-Duc, Tournai, etc. Un peu plus tard, deux fils Herbin partent vers 1885 se fixer en Argentine. Des descendants présideront momentanément la Banque nationale d'Argentine et sont à l'origine du plan d'urbanisation moderne de Buenos-Aires. Les usines de Troyes brûlent en 1940. Elles sont reconstruites en banlieue et perdurent jusque la grande crise textile des années 1970.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sommevoire Blason
D'azur à la tour d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable, d'où sort une source aussi d'argent, ladite tour surmontée d'une étoile d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Sommevoire », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 6 janvier 2013)
  2. Emile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne, Chaumont, 1858, p. 513.
  3. R. Colson & G. Drioux, Sondages sites gallo-romain à Sommevoire, Rev. Musées no 23, 1929, p. 148.
  4. a et b Recensement de 1968.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. Photos de la restauration des charpentes en 1980 sur le site BLC Centre.
  10. Article de journal daté du 7 août 1980 traitant de la restauration de la charpente reference BLC Centre.
  11. Site officiel de l'association de Saint-Pierre.
  12. « L'église Saint-Pierre », notice no PA00079244, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « L'église Notre-Dame », notice no PA00079243, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Haut fourneau, Fonderie, Usine de Chaudronnerie », notice no IA00070363, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Étienne Meunier. La famille de Hault. État des recherches déposé à la bibliothèque municipale de Sommevoire
  16. Étienne Meunier. Parcheminiers et papetiers du Sénonais. Bulletin no 12, Association des Amis de la chapelle de Villeneuve-aux-Riches-Hommes, 1998
  17. Henri de La Perrière. Nicolas de Hault, maire de Troyes (1588-1592). Ses origines, sa parenté, sa descendance. Bulletin de la Société académique de l'Aube, 1927
  18. Étienne Meunier. La famille Herbin. État des recherches déposé à la bibliothèque municipale de Sommevoire