Sommevoire

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Sommevoire
Image illustrative de l'article Sommevoire
Blason de Sommevoire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Canton Wassy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Der
Maire
Mandat
Hubert Descharmes
2014-2020
(3 ans)
Code postal 52220
Code commune 52479
Démographie
Gentilé Sommevigériens
Population
municipale
716 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 44″ nord, 4° 50′ 33″ est
Altitude 145 m (min. : 139 m) (max. : 235 m)
Superficie 32,68 km2
Localisation

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Sommevoire est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sommevoire est un village situé dans une « cuve » qui se termine avec la côte de la Vigne-au-Loup.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Baubiac[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sommevoire est la propriété des moines de Montier-en-Der. La ville comprend deux paroisses : Notre-Dame et Saint-Pierre.

En 1972, la commune, alors peuplée de 747 habitants[2], a absorbé celle voisine de Rozières elle-même peuplée de 161 habitants[2],[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Christian Adam PS  
2014 en cours Hubert Descharmes    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 716 habitants, en diminution de -3,63 % par rapport à 2009 (Haute-Marne : -2,51 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 022 1 069 996 1 014 954 997 1 034 1 174 1 171
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 170 1 257 1 314 1 274 1 256 1 204 1 106 1 175 1 189
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 121 1 065 1 023 840 864 860 821 756 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
807 747 850 804 792 776 763 743 716
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Sommevoire possède la particularité d'avoir deux églises.

L'église Saint-Pierre [7]Rozières) a été partiellement réhabilitée en 1977[8] par l'association des Compagnons de Saint-Pierre [9] et l'autre est en très bon état de conservation.

L'église Saint-Pierre a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques en 1971[10].

L'église Notre-Dame a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 1909[11].

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

  • Le village possède également un lieu dans lequel sont entreposés des modèles de statues réalisées à la fonderie de Sommevoire. Ce lieu est nommé le « Paradis » et il peut être visité.
Dans le Paradis sont compris le colombier (qui peut être loué) ainsi que deux granges pour les différents modèles. À l'arrière existe un petit jardin avec un futur bassin. Là-bas sont entrepris des travaux de rénovation par les jeunes de Sommevoire qui souhaitent s'y inscrire et sont dirigés par M. Thil. Il y a une cour à l'intérieur du monument dont une partie a déjà été dévastée par l'usure du vent et celle du temps. L'association « Les compagnons de Saint-Pierre » essaie de préserver ce site.
  • Fonderie GHM (Générale Hydraulique et Mécanique)[12]. Autrefois fonderie Durenne, là étaient coulées un grand nombre de statues expédiées dans de nombreux pays. Aujourd'hui, GHM fabrique essentiellement du mobilier urbain et reçoit des commandes pour des statues, des fontaines telles les fontaines Wallace à Paris. Dans cette usine, travaillent environ 400 employés.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine hospitalier[modifier | modifier le code]

Devenu veuf, Gérard de Hault fonde un hôpital à Sommevoire au milieu du XVIe siècle, le dotant de revenus lui garantissant une autonomie de gestion. Il réserve à sa descendance masculine le droit de nomination du chapelain de cet hôpital. C'est ainsi que nous saurons que sa descendance masculine s'est éteinte durant le XVIIe siècle. Les chapelains ultérieurs sont choisis au sein d'une autre famille de Hault présente conjointement à Sommevoire. Cet hôpital rural est transformé à la fin du XXe siècle en maison de retraite. Une plaque de fonte apposée sur une tour de l'hôpital commémore cette vénérable fondation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'imprimeur Nicolas Jenson, actif à Venise de 1470 à 1480, est né vers 1420 à Sommevoire.
  • Gérard de Hault. Marchand de grain à Sommevoire. Il sera chef du Gobelet de Marie Stuart, c'est-à-dire chargé de distribuer les aumônes personnelles de la reine. Veuf, il fonde un hôpital à Sommevoire, près du portail de l'église paroissiale Notre-Dame. Celui-ci subsiste de nos jours sous la forme d'une maison de retraite. Sa descendance masculine s'éteint au milieu du XVIIe siècle à Chaumont-en-Bassigny. Un manuscrit du XVIIIe siècle (fonds Laloy) assigne faussement à ses ancêtres une origine albigeoise et une descendance à Montier-en-Der.

Les porteurs ultérieurs du patronyme au XVIIIe et XIXe siècles sont issus d'un autre lignage de Hault présent à Sommevoire au XVIe siècle[13]. Une branche ira à Joinville exercer le métier de tanneurs ; une autre s'établit à Saint-Dizier, y passant de l'état de maître des Eaux et Forêts à celui d'industriel de la métallurgie. Cette seconde famille s'éteint à la fin du XIXe siècle, mais le patronyme est relevé par le sénateur Robert et sa descendance.

  • Nicolas de Hault. Fils de Gérard de Hault, il est successivement marchand à Sommevoire puis à Sens du chef de son mariage avec Colombe Perret, fille du maire de Sens Claude Perret (industriel du papier et investisseur dans l'imprimerie vers 1550)[14]. Il vient s'établir lors d'un second mariage avec Anne Bazin à Troyes. Il devient maire de cette grande ville et y défend les intérêts de la cause catholique durant la seconde moitié des guerres de Religion. Trésorier des fortifications de Champagne. Ligueur. Lors de la reddition finale de la ville, Henri de Navarre exige son exil[15].
  • La famille Herbin[16]. Arrivée de Thilleux au début du XVIIe siècle, elle fournit des laboureurs, des étapiers, des marchands et des drapiers à Sommevoire. Durant le Consulat, un fils va s'établir à Bar-sur-Aube et un autre à Troyes. Les descendants du Troyen deviennent négociants puis industriels en bonneterie. A Troyes, les Herbin se hissent au sommet des industriels locaux, assumant la présidence de la Chambre de Commerce quand la ville devient la capitale mondiale de la bonneterie. Leur entreprise passe pour être la plus ancienne maison de bonneterie de la ville (reprise d'une entreprise fondée au XVIIIe siècle ?). L'usine est installée entre la gare et l'accès de Sainte-Savine. Le Conseil de Prud'hommes de Troyes est installé dans le pavillon d'une des filles de la famille. Les fils sont envoyés ouvrir des commerces à Strasbourg (un descendant est tué place Kléber en 1870), Metz, Bar-le-Duc, Tournai, etc. Un peu plus tard, deux fils Herbin partent vers 1885 se fixer en Argentine. Des descendants présideront momentanément la Banque Nationale d'Argentine et sont à l'origine du plan d'urbanisation moderne de Buenos-Aeres. Les usines de Troyes brûlent en 1940. Elles sont reconstruites en banlieue et perdurent jusque la grande crise textile des années 1970.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sommevoire Blason D'azur à la tour d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable, d'où sort une source aussi d'argent, ladite tour surmontée d'une étoile d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Sommevoire », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 6 janvier 2013)
  2. a et b Recensement de 1968.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Photos de la restauration des charpentes en 1980 sur le site BLC Centre.
  8. Article de journal daté du 7 août 1980 traitant de la restauration de la charpente reference BLC Centre.
  9. Site officiel de l'association de Saint-Pierre.
  10. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « L'église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Haut fourneau, Fonderie, Usine de Chaudronnerie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Étienne Meunier. La famille de Hault. État des recherches déposé à la bibliothèque municipale de Sommevoire
  14. Étienne Meunier. Parcheminiers et papetiers du Sénonais. Bulletin n° 12, Association des Amis de la chapelle de Villeneuve-aux-Riches-Hommes, 1998
  15. Henri de La Perrière. Nicolas de Hault, maire de Troyes (1588-1592). Ses origine, sa parenté, sa descendance. Bulletin de la Société académique de l'Aube, 1927
  16. Étienne Meunier. La famille Herbin. État des recherches déposé à la bibliothèque municipale de Sommevoire