Sommet du G20 de 2010 (Canada)

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2010 G-20 Toronto summit logo.jpg

Le sommet du G-20 de Toronto 2010 est la quatrième rencontre des chefs d’État du G20 à propos des marchés financiers et de l’économie mondiale à la suite de la crise économique de 2008-2010. Prenant place le 26 et le 27 juin 2010 au Palais des congrès du Toronto métropolitain à Toronto, Ontario au Canada, sa préparation débuta dès avril 2010. Cette rencontre est tenue tout juste après le 36e sommet du G8 qui se déroule à Huntsville, à 215 kilomètres au nord-ouest de Toronto.

À l’origine, le premier ministre canadien Stephen Harper avait proposé que cet événement ait également lieu à Hunstville, mais cette ville de 18 000 habitants ne possédant pas les infrastructures suffisantes pour loger les chefs-d’états, les journalistes et les manifestants du G-20 ; il fut donc transféré à Toronto.

Dans son discours de bienvenue à la rencontre des sherpas du G20, le premier ministre Harper annonce que le titre du sommet est Reprise et renaissance, en référence à la relance économique suivant la Crise économique de 2008-2010. Les discussions tenteront d’évaluer les résultats des réformes du secteur financier mondial, de développer des mesures soutenues de redressement de l’économie et de promouvoir le libre échange. En plus des membres du G-20, plusieurs chef d’états de pays invités seront présents lors des discussions. Ce rassemblement, précédé par le Sommet du G20 de Pittsburg 2009, est suivi par le Sommet du G20 de Séoul de 2010 en novembre.

Préparation[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Des commerçants ayant érigé des planches de bois pour protéger leurs magasins des dégradations des opposants du sommet

Le coût total du sommet, incluant la sécurité, les infrastructures, et les coûts liés à la réception des invités est estimé à environ 1 milliard de dollars canadiens[1]. Le sommet a nécessité de nombreuses opérations de sécurisation de la ville, qui font partie de la plus importante et chère opération de sécurité de l'histoire du Canada[2]. La sécurité est assurée par le Groupe intégré de la sécurité du G20 composé principalement de policiers de la Gendarmerie royale du Canada, du service de police de Toronto, des Forces canadiennes et de la police régionale de Peel[3]. Selon le quotidien canadien Globe and Mail, plus de 10 000 policiers, et de nombreux militaires seront déployés pour assurer la sécurité du sommet[4].

Comme chaque année, des opposants au sommet vont manifester dans la ville accueillant le sommet ; 20 000 personnes sont attendues[5]. Le fait que les autres sommets du G20 ont été marqués par des violences et des vandalismes importants[5],[6],[7] a été utilisé pour justifier ces importants dispositifs de sécurité. Toutefois malgré ces importantes mesures de sécurité, au moins quatre voitures de police ont été incendiées par les manifestants, et de nombreuses vitrines furent cassées[8]. Plusieurs soupçons portent à croire que la police avait participé à l'émeute à l'aide d'agent provocateurs infiltré à l'intérieur du black-bloc formé à l'occasion de la manifestation 'get off the fence' de samedi après midi.

Après la marche unitaire du samedi 26 juin, nommée "Les gens d'abord" ("People First"), le tout s'est divisé en de nombreuses manifestations sur les rues près du sommet du G-20. Des contingents anticapitalistes, principalement des anarchistes utilisant la technique du black bloc, se sont déplacés pour tenter d'aller plus loin que la symbolique de la simple manifestation. Le principal de ces contingents, 'get off the fence', invitait alors les gens à marcher vers le site du G20 pour ainsi atteindre la clôture[9]. La marche s'est cependant transformée en émeute fracassant les vitrines d'au moins 40 commerces[10]. En tout, quatre véhicules ont été brûlés. La police procéda à des arrestations massives après ces émeutes, mais aussi le lendemain devant le centre de détention temporaire. Ces arrestations furent aidées par la loi martiale imposée par le gouvernement provincial[11]. Au total, 1105 personnes furent arrêtées par la police[12]. Plusieurs organisations, dont Amnesty international, dénoncent les conditions dans lesquelles furent détenues ces personnes[13],[14].

Autres faits marquants, les opposants au sommets ont détruit une agence de la Banque royale du Canada en utilisant une bombe incendiaire[15], et le QG de la police de Toronto a été vandalisé[16].

Participants[modifier | modifier le code]

Photo de groupe des participants des pays officiels ; nations invitées ; représentations régionales et institutions internationales au G-20 du sommet de Toronto (Canada) (au total normalement 34 personnes - sur la photo 33 personnes dont la femme dite "non identifiée" (à gauche - dernier rang))
Barack Obama et David Cameron, au sommet du G-20, le 26 juin 2010
Participants officiels 
Nations invitées 
Représentation régionale
Institutions internationales

Résultats[modifier | modifier le code]

Radio Canada ironise sur le fait que les dégradations ont été plus marquantes que les résultats du G-20 eux-mêmes[17]

Les pays du G-20 se sont engagés à réduire de moitié leurs déficits budgétaires en trois ans, tout en essayant de soutenir la reprise; et à lutter contre les pratiques risquées de leurs banques sans restreindre l'offre de crédits[18] ; ce qui a été perçu comme trop « consensuel » pour être réellement efficace[19].

Les résultats de ce sommet ont été perçus comme faibles, la presse regrettant l'absence de réforme majeure[20],[21], critiquant le coût du sommet pour un tel résultat[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) CBC News, « Summit costs hit $1.1B », sur cbc.ca, CBC News, (consulté le 12 juin 2010)
  2. (en) « G8/G20: Gearing up for the biggest security event in Canadian history – Posted Toronto »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Network.nationalpost.com (consulté le 20 juin 2010)
  3. Gouvernement canadien, « Groupe intégré de la sécurité du G20 », (consulté le 12 juin 2010)
  4. (en) « Canada, Labour and Employment, Toronto G8 and G20 Summits – Employer Planning Issues – Bennett Jones LLP – 06/05/2010, Health & Safety », Mondaq.com, (consulté le 20 mai 2010)
  5. a et b (en) Les opposants se préparent pour les manifestations du G20
  6. (en) Authorities, Wary of Violent Protests, Beef Up Security in Pittsburgh Ahead of G-20 Summit
  7. (en) La police londonienne arrête 122 personnes après les violences du G20 - Reuters
  8. (en) G-20 protests plagued by violence, vandalism - CNN
  9. (en) [1]
  10. (en) « Pressure builds on Ottawa for compensation », thestar.com, (consulté le 30 juin 2010)
  11. (en) [2]
  12. (en) G20 cleanup left undone
  13. (en) [3]
  14. (en) [4]
  15. (en) RBC firebombed as protest, group claims
  16. (en) Police union chief sees 'very long night' ahead
  17. a et b G20 : l'impasse - Radio Canada
  18. Le G20 accepte la différence pour trouver la croissance - L'Express
  19. Un G20 sans résultat concret : les points clés du communiqué final - La Tribune
  20. (en) G20 Toronto summit unlikely to achieve major reform, Rotman study suggests
  21. Un G20 pour (presque) rien - Le Point