Solignac

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Solignac (homonymie) et Salignac.
Solignac
La ville et l'abbaye vues depuis le pont roman.
La ville et l'abbaye vues depuis le pont roman.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Condat-sur-Vienne
Intercommunalité Communauté d'agglomération Limoges Métropole
Maire
Mandat
Yvette Aubisse
2014-2020
Code postal 87110
Code commune 87192
Démographie
Population
municipale
1 531 hab. (2014)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 22″ nord, 1° 16′ 34″ est
Altitude Min. 212 m
Max. 392 m
Superficie 16,54 km2
Localisation

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Solignac

Solignac[1], Solenhac en occitan, est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Solignacois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Solignac est une commune du sud de l'agglomération de Limoges, dont elle est distante d'environ dix kilomètres. Elle est située au bord de la Briance, et jouxte le bourg du Vigen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Éloi naquit en 588, à Chaptelat. Il apprend son métier d’orfèvre à l’atelier de Limoges, puis va travailler à Paris sous les ordres du trésorier du roi. Son talent et sa probité le font remarquer par Clotaire II qui en fait son trésorier ; mais c’est surtout la confiance du roi Dagobert qui permet à saint Éloi de déployer toutes ses capacités de ministre. Titulaire de l’évêché de Noyon, saint Éloi a pourtant la nostalgie du pays natal : c’est alors qu’il demande au roi la terre de Solignac pour y fonder le monastère où il compte aller mourir en paix. « Mon roi et maître, que ta bonté veuille m’accorder pour que je puisse y construire une échelle pour toi et pour moi, par laquelle nous mériterons de monter tous deux dans le royaume céleste. » Le roi répondit favorablement à cette sollicitation. Le premier abbé fut saint Remacle, qui quitta l’abbaye quelques années plus tard pour être nommé évêque de Maastricht.

La règle suivie était celle de Luxeuil, c’est-à-dire qu'elle était inspirée des prescriptions de saint Colomban et de saint Benoît. Au VIIIe siècle, l’abbaye est plusieurs fois saccagée par les Sarrasins causant de nombreux dégâts ; à la suite de cela, les moines reçoivent des privilèges qui seront confirmés au cours des siècles par les papes successifs. En 820, l’abbé Aigulf impose la règle bénédictine, quarante ans plus tard, l’abbaye est incendiée et pillée par les Vikings.

Aux XIIe et XIIIe siècles, forte de la protection royale et riche de ses reliques, l'abbaye contrôlait près de vingt églises paroissiales et possédait des terres en Montagne limousine, parmi lesquelles le château de Chalucet, et dans le Bas Limousin (la Corrèze actuelle). Le bourg marchand, situé sur l'axe nord-sud qui relie Périgueux à Limoges, se développa hors des remparts qui ceinturaient le domaine abbatial. L’actuel abbatial fut construite à cette époque : dans la première moitié du XIIe siècle, on construisit la nef, dans la seconde moitié le chœur et le transept (après l’incendie de 1178) et le clocher-porche au début du XIIIe siècle. En 1388, des bandes anglaises incendient le chœur de l’église.

Ruinée au XVIe siècle par les guerres de religion et les révoltes paysannes, l'abbaye se releva pendant la Contre-Réforme catholique, lorsqu'en 1619, l'abbé, suivant l'exemple de l'abbaye de Saint-Augustin à Limoges, fit appel à six moines de Saint-Maur qui restaurèrent la règle bénédictine. Mais ils se heurtèrent à l'hostilité des moines en place ; l'abbaye fut partagée et les mauristes se contentèrent d'une petite chapelle jusqu'à ce que la mort emporte les opposants. Remise en état, l'abbatiale retrouva sa fonction en 1635. Cent ans plus tard, le cloître et les bâtiments conventuels furent entièrement reconstruits.

Au XVIIIe siècle, la commune portait le nom de Salignac (cf. carte de Cassini).

L'abbaye, qui comptait encore quatorze moines à la Révolution, connut ensuite bien des vicissitudes. Pensionnat de jeunes filles sous l'Empire, elle fut convertie en fabrique de porcelaine sous Louis XVIII, et ce, jusqu'à la crise des années 1930. Les normaliens d'Obernai (Bas-Rhin) y trouvèrent refuge de 1939 à 1945. Avec les oblats de Marie qui en prirent possession en 1946, les bâtiments retrouvèrent leur vocation spirituelle, d'abord comme séminaire, ensuite comme lieu de retraite.

À la création du département de la Haute-Vienne, 1790, Solignac est érigée en chef-lieu d'un canton comprenant également les communes du Vigen, Feytiat, Boisseuil et Jourgnac. Son territoire ne dépasse guère les dimensions de la ville de Solignac actuelle et constitue une enclave dans la commune du Vigen[2] dont le territoire était celui des deux communes moins l'enclave. Solignac est rattachée au Vigen par l'ordonnance du 25 février 1818. En 1871, une large fraction du Vigen est détachée de cette commune pour être rétablie en commune distincte. La nouvelle commune est environ cinq fois plus étendue que l'ancienne. La décision de ce rétablissement, prise irrégulièrement par le conseil général, est régularisée par la loi du 29 juillet 1890..

Le , plusieurs jeunes premiers en politique, fidèles gaullistes envoyés par Georges Pompidou pour reconquérir des terres radical-socialistes, socialistes et communistes du Centre-Ouest aux législatives de 1967, se réunissent à Solignac pour officialiser leur engagement. Ces dix « jeunes loups de Pompidou » ambitieux sont Jean Charbonnel, Jean-Baptiste Brugeaud, Philippe Chabassier, Bernard Pons, Jean-Pierre Dannaud, Claude Binet, Pierre Mazeaud, Auguste Mazet, Louis Limoujoux, Jacques Chirac (rejoint par Henri Belcour)[3],[4]. Cet engagement est resté dans l'histoire politique comme étant le « Serment de Solignac ».

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Solignac (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Solignac se blasonnent ainsi :

Taillé de gueules et de sinople, à la crosse d'abbé d'argent brochante, à l'abbaye du lieu du même, essorée d'or, ajourée de sable, surbrochant le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Pierre Bassard
mars 2001 2008 Alain Devaud    
mars 2008 en cours Yvette Aubisse[5] DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 531 habitants, en augmentation de 2 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 471 528 2 501 2 784 2 773 2 651 2 754 3 054
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 873 2 856 2 952 902 825 887 1 053 1 351 1 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 285 1 270 1 233 1 201 1 144 1 099 1 060 1 067 1 225
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 158 1 060 1 121 1 244 1 345 1 367 1 454 1 510 1 531
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galeries[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Étape[modifier | modifier le code]

Étape précédente
Saint-Léonard-de-Noblat
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Via Lemovicensis
Étape suivante
Flavignac

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. À ne pas confondre avec Solignac-sur-Loire, dans la Haute-Loire.
  2. « Plan du cadastre napoléonien de Solignac », sur www.archives-hautevienne.com (consulté le 29 août 2014)
  3. Le Monde, « Les candidats de la Ve République dans le Limousin et la Quercy veulent "libérer la région d’un monopole étouffant" », 6 décembre 1966
  4. David Valence, « 1967 : l'opération des « jeunes loups » ou les débuts politiques de Jacques Chirac », Parlement[s], Revue d'histoire politique 3/2009 (n° HS 5), p. 22-33.
  5. [PDF] « Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires » (version du 7 décembre 2008 sur l'Internet Archive)
  6. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Abbaye de Solignac : Son histoire, son avenir
  12. Jean Maury, Marie-Madeleine S. Gauthier, Jean Porcher - Limousin roman - p. 90-109 - Éditions Zodiaque (collection « La nuit des temps », no 11) - La Pierre-qui-Vire - 1959
  13. http://www.fondationlaborie.com/index.php/fr/decouvrir

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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