Société financière de radiodiffusion

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Société financière de radiodiffusion
Création
Dates clés 1942 : création de la SOFIRA
Fondateurs Pierre Laval
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Actionnaires État français
Activité Audiovisuel
Produits Chaînes de radio et de télévision, production audiovisuelle
Filiales Radio Monte-Carlo, Europe 1, Sud Radio, Radio Andorre, Africa n° 1, RMC Moyen-Orient, Medi 1, Télé Monte-Carlo, CFI, TV5, Canal Horizons, MCM.
Capitalisation 26 892 007 

La Société financière de radiodiffusion (SOFIRAD) était une société anonyme française au capital de 26 892 007 , détenue par l’État français. Elle gérait les participations de l’État dans les stations de radiodiffusion et de télévision.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle est fondée le sous le nom de SOFIRA (société financière de radio) pour réaliser les opérations financières qui ne sont pas possibles à l’administration d’État de la radio nationale, notamment prendre des participations dans les entreprises privées. Elle est un fer de lance de la guerre des ondes. En effet, en 1943, le gouvernement allemand crée à Monaco une radio, Radio Monte-Carlo, afin de relayer sa propagande vers le sud de la France. La société financière regroupe alors les participations françaises dans cette radio.

À la Libération, il est ajouté un D à sa raison sociale pour éviter toute contestation avec une autre société également baptisée Sofira. Cette holding permet à l'État de participer au capital (et de contrôler capitalistiquement) les principales stations périphériques : RMC (en 1944), Europe 1 (en 1954), Sud Radio (dès 1961). Seules les radios périphériques Radio Andorre et RTL resteront en dehors de la Sofirad.

A l'initiative de Xavier Gouyou-Beauchamps, alors président, la Sofirad intensifie sa présence à l'étranger au travers de plusieurs filiales dédiées. Elle devient maître d'oeuvre de la construction des émetteurs d'Africa no 1 au Gabon, dont elle assurera ensuite la gestion, puis de la construction des émetteurs, à Nador, et des studios, à Tanger, de la radio Medi 1, qui entrera également dans son périmètre. La Sofirad sera également maître d'oeuvre de la construction des infrastructures de la deuxième chaine de TV marocaine (studio et régie à Aïn Chock Casablanca et cinq émetteurs), sans prendre part à l'exploitation, faute de projet crédible. Les équipements seront ensuite utilisés pour lancer une chaine de TV à péage. Après sept ans de fonctionnement, l'ONA, s'est retiré de la gestion de la chaîne qui connaissait des difficultés financières. L'État, signataire de la concession a repris le contrôle de 2M le 19 juin 1996.

A la fin de l'année 1980, la Sofirad prendra le contrôle, avec la Gaumont, d'une chaine de télévision basée à New York et diffusée sur de nombreux réseaux cablés, baptisée Téléfrance USA. Après d'importantes injections de capitaux, la chaine de télévision sera liquidée. La Sofirad tentera une percée au Brésil, en prenant à sa charge un contrat de vente d'équipements non garanti par la Coface, à la chaine de télévision Rede Bandeirantes. Les recettes générées par la diffusion de films français doublés, vendus par Sofirad do Brasil, devait assurer les échéances. Dans la pratique, la Sofirad a acheté de nombreux droits et financé le doublage des films, qui resteront sur les étagères. L'audience des premières émissions s'est avérée très "décevante", et les recettes, qui devaient permettre le remboursement des échéances du contrat d'équipement, ne permettait pas de payer les droits de diffusion. L'entreprise sera également liquidée, et la Sofirad accordera un abandon de créance partiel, en échange du règlement du solde sur plusieurs années. Au travers d'une filiale portée par RMC, mais entièrement gérée par la Sofirad, cette dernière prendra pied dans le secteur de la production de films et de dessins animés. Dans la cadre d'un accord passé avec Parafrance, elle sera co-productrice du film "Les Uns et les Autres", et co-distributrice d'une dizaine d'autres, par mi lesquels Rue Barbare, La Passante du Sans Soucis ...). De manière indépendante, elle produira plusieurs séries de dessins animés, à travers sa filiales France Animation (Les Mondes Engloutis, Tarzan ...) Elle se dégage du capital d'Europe 1 et de Sud Radio dans les années 1986, et de RMC plus tardivement, en 1998. La dissolution de la société, amorcée en 1999, n'est pas encore achevée. En 2015 elle est encore en liquidation»[1].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration de la SOFIRAD comprenait dix membres, huit nommés par le gouvernement et deux représentant le patronat de la presse.

Présidents[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Projet de loi de finances pour 2006 : Action extérieure de l'État (action culturelle et scientifique extérieure) », sur sénat.fr et « Financière de radiodiffusion Sofirad », sur www.infogreffe.fr