Sodoku (maladie)

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Le sodoku, ou haverillose est une maladie infectieuse, pouvant être transmise par la morsure ou la griffure des rats sauvages ou domestiques. Elle peut ausi se transmettre par ingestion d'eau ou de lait contaminé. Exceptionnelle en France, cette affection se rencontre surtout au Japon (so = rat ; doku = poison)[1].

C'est une des deux variantes de la fièvre par morsure de rat.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

La bactérie responsable est Spirillum morsus muris (ou S. minus), ou Streptobacillus moniliformis (S. moniliformis) dont le rat est le principal réservoir, mais d'autres espèces de rongeurs sont également concernées. La maladie est le plus souvent inapparente chez le rat qui peut être porteur sain du germe au niveau de la cavité buccale et le transmettre dans la salive par pénétration transcutanée, à l'occasion d'une morsure ou d'une griffure, le plus souvent à des prédateurs tels que chiens, chats, belettes ou autres, mais également à l'homme. Ainsi, d'autre rongeurs ou carnivores peut devenir vecteurs à leur tour (Cochons d'Inde, écureuils, chien, chat, souris, mais aussi porcs, furet ou même pythons)

Signes cliniques[modifier | modifier le code]

Après une période d'incubation d'environ deux semaines (1 à 22 jours), une tuméfaction indurée apparaît sur la cicatrice de morsure puis un ganglion satellite est généralement atteint (en général, il s'agit d'un ganglion inguinal pour une plaie du membre inférieur). La lésion locale ne suppure pas, elle peut guérir spontanément ou s'ulcérer. S'ensuit l'apparition d'une fièvre brutale, accompagnée de frissons, de céphalées, de vomissements, d'arthralgies migratoires et de myalgies. L'évolution est alors émaillée de plusieurs épisodes fébriles successifs associés à un éruption non prurigineuse, maculo-papulaire, morbiliforme pétéchial ou vésiculaire voire pustulaire des membres et des extrémités, paumes et plantes incluses. Ces lésions peuvent devenir confluentes, parfois prurigineuses et parfois desquamer[2],[3]. Approximativement 50% des patients développent une polyarthrite asymétrique ou même une véritable arthrite septique. Sans traitement la maladie peut se prolonger plusieurs années avec des douleurs musculaires et une asthénie mais elle évolue en principe favorablement.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Le diagnostic bactériologique direct est couramment effectué à partir d'un prélèvement sur la lésion cutanée ou par ponction du ganglion satellite. Des cultures sur sang ou de liquide de ponction articulaire sur milieu enrichi peuvent également permettre l'isolement du pathogène. La bactérie peut être identifiée à l'examen direct ou par inoculation intrapéritonéale à l'animal. Il existe également un test sérologique par ELISA et un test PCR amplifiant l'ARN ribosomique bactérien.

Traitement[modifier | modifier le code]

Le germe responsable est sensible aux antibiotiques du groupe des pénicillines et aux tétracyclines. Le traitement de choix est la pénicilline par voie intraveineuse. La plupart des patients répondent rapidement à la thérapie antibiotique. Dans certains cas, une réaction de type Jarisch-Herxheimer peut être observée. La durée du traitement sera généralement de 5 à 7 jours par voie intraveineuse, suivie d'un relais d'une semaine complémentaire par amoxicilline per os.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John E. Bennett,, Principles and Practice of Infectious Diseases, eighth Edition, Philadelphia, USA, Elsevier Saunders, , 3577 p. (ISBN 9781455748013, [www.ExpertConsult.com lire en ligne]), p. 2629-2632
  2. (en) Khatchadourian K, Ovetchkine P, Minodier P, Lamarre V, Lebel MH, Tapiéro B, « The rise of the rats: A growing paediatric issue », Paediatr Child Health, vol. 15, no 3,‎ , p. 131-4. (PMID 21358889, PMCID PMC2865946) modifier
  3. (en) McKee G, Pewarchuk J, « Rat-bite fever », CMAJ, vol. 185, no 15,‎ , p. 1346. (PMID 23529964, PMCID PMC3796602, DOI 10.1503/cmaj.121704) modifier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]