Sodji

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Sodji
Titre
Roi de Xogbonou
Prédécesseur Mèji
Successeur Mikpon
Biographie
Titre complet Dă (chef, père, grand-père)
Dynastie Tè Agbalin
Lieu de naissance Xogbonou (Porto-Novo)
Date de décès

Sodji ou Soji, mort en 1908, est un roi («  ») de Xogbonou (« actuelle ville de Porto-Novo »). Son règne (1848-1864) est marqué par la pression des Britanniques pour mettre fin à l'esclavage et à la traite négrière qui ont fait la fortune de Porto-Novo. Pour trouver une alternative, il développe la production et le commerce d'huile de palme.

Biographie[modifier | modifier le code]

La répression de la traite négrière menée par les Britanniques, en particulier par le British African Squadron, pousse Sodji à se tourner vers les Français. Il suit ainsi les conseils des négociants afro-brésiliens qui tirent de grands bénéfices des Traites négrières et sont en lien avec des négociants français[1]. En 1851, il signe un traité de commerce et d'amitié avec la France pour développer l'exportation d'huile de palme[2]. Il fait planter de nouvelles palmeraies au nord de Porto-Novo. Le 23 avril 1861, les Anglais bombardent la ville.

La maison de négoce fondée par Louis Théodore Victor Régis demande la première intervention militaire française à terre et la création de l'éphémère protectorat de Porto-Novo, un « premier signe que les puissances européennes ne toléreraient plus longtemps les petits royaumes africains ».

Le 25 février 1863, le roi conclut un traité de protectorat par lequel il autorise les missions françaises à s'installer dans son royaume pour propager le catholicisme et cède à la France ses relations extérieures.

À sa mort en 1864, Mikpon prend le pouvoir, dénonce le protectorat français et le fils de Sodji, Toffa, est contraint à l'exil.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Angleviel, Chants pour l'au-delà des mers, L'Harmattan, , p. 178
  2. Chritian Roche, L'Afrique noire et la France au XIXe siècle, Karthala, , p. 125