Sociologie des idées politiques

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La sociologie des idées fait maintenant partie intégrante de la sociologie politique.

La sociologie politique, sociologie des relations de pouvoir au sein d'un système politique (en général l'État), et donc des interactions entre dirigeants et dirigés. Intégrée aux études de droit en 1962, elle fut longtemps tributaire, pour son contenu, de son fondateur Maurice Duverger, professeur de droit constitutionnel. Son livre "Les partis politiques", écrit en 1951, en constituait le programme quasi exclusif.

Aujourd'hui sociologie des institutions et des groupes politiques, mais aussi des relations medias-pouvoir, du vote, des comportements politiques, la sociologie politique s'est ouverte à la sociologie des idées.

Introduite dans son manuel "Sociologie politique" par Catherine Rouvier, professeur de droit public et de science politique (litec collection objectif droit 4e édition en cours d'impression) sous le titre "La transmission intellectuelle du politique", la sociologie des idées s'attache à inventorier et relier entre elles, dans le discours transmis par l'école, l'université, les émissions littéraires et politiques, ainsi que le cinéma, des représentations sociales et politiques qui forment la culture politique d'une civilisation.

Elle peut servir de substrat à une "sociologie du vote" encore balbutiante qui se limite pour l'heure un peu trop à l'affectif, individuel (vote captif) ou collectif (psychologie sociale) et néglige l'intellect, devenu pourtant primordial en occident depuis la généralisation de l'obligation scolaire et de l'ouverture de l'université à 80 % d'une classe d'âge.

La sociologie des idées permet de comprendre l'intérêt et la portée de l'"offre politique" des partis aux citoyens lors des élections, ainsi que la nature de la "demande" venant des citoyens, de même que l'impact d'un discours ou d'une reforme sur l'électeur.