Société togolaise du coton

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Société togolaise du coton
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La Société togolaise de coton (SOTOCO) était une société d'État chargée pendant près de 35 ans, de 1974 à 2010, de la filière coton au Togo, qui fait vivre plus de 200 000 agriculteurs dans la région du nord, dite des « savanes ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée par décret présidentiel du , la Société togolaise de coton institue une africanisation des structures mises en place en 1949 par la Compagnie Française pour le Développement des Textiles (CFDT)[1].

Production[modifier | modifier le code]

Elle a connu une progression spectaculaire de sa production, passant de 10 736 tonnes de coton-fibre en 1974 à 187 703 tonnes en 1998-1999, avant de revenir à 173 000 tonnes en 2004-2005[2]. Dans les années quatre-vingt, la production de coton a rapidement augmenté grâce aux programmes de développement financés par la Banque mondiale dans le centre du Togo et dans la Région des Savanes.

Parallèlement, les superficies emblavées sur les terres gérées par la Société togolaise de coton sont passées de 14 603 hectares en 1974 à 198 851 hectares en 2004-2005, soit une multiplication par douze[2].

La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) la remplace depuis [3], avec pour objectif « la relance de la filière cotonnière », après « la profonde crise » traversée « depuis la campagne 2000/2001 », qui a vu la production revenir à 65 367 tonnes en 2006-2007 puis 39 000 tonnes à la fin de la décennie.

La Nouvelle Société Cotonnière du Togo est une société d'économie mixte où l'État togolais est détenteur de 60 % des parts, les 40 % restant revenant aux organisations de producteurs de coton. Le gouvernement togolais a pour ambition de faire passer la production de 30 000 tonnes de coton en 2010 à 80 000 tonnes en 2011 et à 100 000 tonnes à partir de 2013[4]. Mais cette projection n'a pas été atteinte et pour cause, l'agriculture togolaise, dépendant uniques de la dame nature, a connu quelques perturbations pluviométriques défavorables. Ainsi en 2013/2014, la production est de 77.850 tonnes, obtenue sur une superficie de 93.739 hectares[5] et de 103 161 producteurs. La qualité du coton-fibre s’est nettement améliorée est 88 % pour 2013/2014.

Direction[modifier | modifier le code]

La NSCT est actuellement dirigée par Nana Adam NANFAME

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Le réveil des campagnes africaines", par Jean-Claude Devèze
  • "Les dynamiques transfrontalières en Afrique de l'Ouest: analyse des potentiels d'intégration de trois pays-frontières en Afrique de l'Ouest", par l'organisation Enza Diapol
  • "Le Havre colonial de 1880 à 1960", par Claude Malon
  • "Le coton dans la zone franc depuis 1950: un succès remis en cause", par Régine Levrat

Articles connexes[modifier | modifier le code]