Société protectrice des animaux (France)

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Société protectrice des animaux
Cadre
But Bien-être animal
Droits des animaux
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Identité
Méthode Lobbying
Enquête et action juridique
Refuge animalier

Société protectrice des animaux ou S.P.A. est un terme générique décrivant plusieurs centaines d'associations françaises, indépendantes les unes des autres, mais ayant le même but : elles agissent quotidiennement pour assurer la protection et la défense des animaux en France ; elles gèrent des refuges, des fourrières, ainsi que des dispensaires de soin aux animaux ; elles interviennent aussi contre les mauvais traitements faits aux animaux afin de poursuivre en justice les personnes suspectées de ces mauvais traitements.

Un grand nombre de ces associations sont fédérées au sein de la « Confédération nationale des SPA » créée en 1926, la SPA de Paris — non fédérée — est l'association la plus ancienne car créée en 1845.

Les sociétés protectrices des animaux en France[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La première société protectrice des animaux est créée à Paris en 1845 et reconnue d'utilité publique en 1860, puis très vite, d’autres associations fleurissent pour défendre la même cause en portant le même nom ; la SPA de Lyon, par exemple, dès 1853, ou celle de Strasbourg, en 1879. En 1926, ces différentes « Sociétés protectrices des animaux » se fédèrent au sein de la Confédération nationale des SPA, elle aussi déclarée d’utilité publique[1].

Compte tenu des difficultés apparues dans les appellations au XXe siècle, la Cour de cassation a statué en 1981 : « la dénomination "Société protectrice des animaux" ne présente pas "un caractère d’originalité suffisant pour la rendre susceptible d’une appropriation privative" »[1],[2].

La Confédération nationale des SPA[modifier | modifier le code]

En 2016, cette association regroupe 260 associations locales indépendantes au sein de 94 départements partageant des valeurs communes pour la protection des animaux. Ces associations se sont regroupées pour mettre en place un réseau de défense, d'aide, et d'hébergement des animaux en difficulté[3].. Le siège de la confédération est à Lyon, une carte des SPA fédérées est publiée sur le site[4].

Grâce à l'ensemble de ses membres, la confédération permet ainsi de payer croquettes, hébergement et soins vétérinaires pour plus de 180 000 animaux par an par plus de 3 000 bénévoles locaux et réalisent 14 000 enquêtes de maltraitance par an[5],[3].

En 2016, la confédération crée et diffuse des spots de promotion de ses associations membres sur les chaînes de télévision ; le message est simple et clair : « il y a forcément un refuge membre de la CNSPA près de chez vous, soutenez-le ! »[6].

Financement des SPA[modifier | modifier le code]

Reçue à l’Élysée le , Anne-Marie Hasson, présidente de la Confédération nationale des SPA rappelle aux responsables de l’État que de plus en plus ces SPA sont amenées à se substituer aux pouvoirs publics : « la plupart assurent le rôle de fourrière, elles accueillent les animaux trouvés sur la voie publique et déchargent les maires de cette obligation. Elles sont sollicitées pour contribuer à résoudre le problème des chiens dangereux, c'est à elles que sont confiés les chiens retirés à leurs propriétaires. Elles accueillent également les animaux des personnes hospitalisées ou incarcérées. Mais pour tous ces services rendus à la collectivité, elles ne reçoivent pas - ou peu - d’indemnisation et leur équilibre financier est de plus en plus précaire. »[7].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Confédération des SPA de France

Quelques SPA :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Denis Cosnard, « Protection des animaux : coups de griffe entre SPA », sur le site du quotidien Le Monde,‎ (consulté le 8 juillet 2016).
  2. « Arrêt de la Cour de cassation », sur le site Légifrance,‎ (consulté le 8 juillet 2016).
  3. a et b « Pas une ... mais des SPA », sur le site de la Confédération nationale des SPA (consulté le 8 juillet 2016).
  4. « Accueil », sur cnspa.fr (consulté le 8 juillet 2016).
  5. « 80% des animaux en détresse sont accueillis par 260 refuges quasi inconnus du public », sur le site de la Confédération nationale des SPA (consulté le 4 juillet 2016).
  6. « Les SPA de France à la télé !! », sur le site de l'association « Les amis des chats de Bligny »,‎ (consulté le 8 juillet 2016).
  7. « La C.N.S.P.A. reçue à l'Elysée » (consulté le 8 juillet 2016).