Société protectrice des animaux (France)

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Société protectrice des animaux

Logo de l’association
Cadre
But Bien-être animal
Droits des animaux
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1845
Fondateur Étienne Pariset
Identité
Siège 39, boulevard Berthier Paris 17e
Personnages clés Jacques de Grammont
Roland Nungesser
Présidente Natacha Harry
Secrétaire général Jean Benoit SANGNIER (directeur général)
Méthode Lobbying
Enquête et action juridique
Refuge animalier
Volontaires 3 000
Employés 600
Slogan Sauver, protéger, aimer.
Site web www.spa.asso.fr

La Société protectrice des animaux ou S.P.A. a été créée en 1845 par Étienne Pariset, et a été reconnue d'utilité publique en 1860.

La SPA agit quotidiennement pour assurer la protection et la défense des animaux en France. Elle gère des refuges, des fourrières, ainsi que des dispensaires de soin aux animaux. Elle intervient aussi contre les mauvais traitements aux animaux à l'aide de d'un réseau de délégués-enquêteurs bénévoles et d'inspecteurs qui travaillent en lien avec la direction juridique de la SPA afin de poursuivre en justice les personnes suspectées de mauvais traitement envers les animaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Société Protectrice des Animaux (SPA) a été créée en 1845 par le docteur Etienne Pariset. Elle fut reconnue d'utilité publique par décret le [1].

On attribue souvent à tort la paternité de la S.P.A. au général Jacques de Grammont, qui s'est signalé par un projet de loi en 1849. La loi fut votée en 1850[2].

Depuis 1905, la S.P.A. se bat contre les expérimentations animales sur les chiens[1].

Camille du Gast présida l'association avant la Seconde Guerre mondiale.

En 1976, la S.P.A. dépose la « charte de l’animal » à l’Assemblée nationale, soutenue par Roland Nungesser, qui deviendra par la suite un des présidents de l’association.

En 1982, la S.P.A. démarre la publication de la revue Animaux Magazine qui lui permet de mener des campagnes à plus grande échelle[1].

En 1987, un Groupe Parlementaire d’Étude est mis en place pour la protection animale à l'Assemblée nationale grâce à Roland Nungesser, son président de l’époque[3].

En 1992, la SPA crée la Cellule Anti-Trafic pour démanteler les élevages clandestins.

En 1993, la SPA travaille avec ses homologues européens et crée officiellement un Service Européen qui permettra de faire évoluer les textes de lois au niveau de la Commission Européenne et du Parlement.

En juin 2013, un nouveau Conseil d'Administration est élu, mettant fin à la période d’administration judiciaire provisoire.

En 2015, la SPA fête ses 170 ans, ouvre ses premières Maisons SPA et change son identité visuelle.

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La S.P.A. change d'identité visuelle en janvier 2015, notamment en simplifiant son logo[4].

Évolution du logo

Organisation[modifier | modifier le code]

La S.P.A. compte 146 000 donateurs chaque année, 21000 adhérents, 3 000 bénévoles, 600 salariés, et 1 000 délégués-enquêteurs. 55 refuges accueillant et hébergeant des animaux sont répartis dans toute la France, ainsi que 12 dispensaires pour soigner les animaux, une Cellule Anti-Trafic, et 16 Club jeunes pour sensibiliser les adolescents à la protection animale[5].

En 2014, 43 083 animaux ont trouvé refuge à la S.P.A., 34 365 ont été adoptés, 130 000 ont bénéficié de soins, 3 271 ont retrouvé leur propriétaire, 2 324 enquêtes ont été menées, 2 678 visites de suivi post-adoption ont été effectuées, 439 ont été déposées, et 1 267 dossiers d'aides financières ont été traités[5].

[6]== Mise en cause ==

En 2002, un rapport de la Cour des comptes[7], relève une « gestion approximative », des « détournements » et des « conditions indignes pour les animaux »[8].

Un second rapport publié en septembre 2009[9],[10] constate que la gestion de l'association n'a pas été remise en ordre et remet en cause le statut d'utilité publique de la SPA et ses avantages fiscaux[8]. À la suite de ce rapport, le 19 novembre 2009, le préfet de Paris fait désigner par le juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris, Maître Michèle Lebossé, en tant qu'administrateur judiciaire provisoire, avec pour mission de procéder à l'évaluation complète de la comptabilité, et d'organiser la réforme statutaire et des élections permettant la désignation d'un nouveau conseil d'administration. Son mandat est plusieurs fois prolongé à sa demande, pour une durée totale de trois ans et demi. Les adhérents approuvent les nouveaux statuts le 5 décembre 2011. Le 13 décembre 2012, le ministre de l'intérieur approuve les modifications apportées aux statuts[11]. Enfin, un nouveau président est désigné le 22 juin 2013 en la personne de Natacha Harry[12],[13].

En décembre 2013, Le Canard enchaîné publie un article mettant en cause la gestion de la mise sous tutelle de la S.P.A. Il est entre autres question de la différence très élevée entre les rémunérations des dirigeants et celles des autre salariés payés au salaire minimum ; de dépenses de communication et de conseils dépassant le million d'euros ; des conflits d'intérêts touchant l'administratrice judiciaire, Michèle Lebossé ; de la constitution de pétitions fictives « purement marketing » ; ainsi que d'élections internes contestables[14].

Le 23 avril 2014, une opération de rapatriement de 38 chiens de Tarbes vers Paris tourne au drame : entassés dans des cages, elles-mêmes empilées les une sur les autres, dans un camion de déménagement loué à Europcar, 24 chiens meurent asphyxiés en route. L'enquête a été transférée au parquet d'Agen, dont dépend le transporteur des animaux car l'autopsie montre un lien direct entre le décès des animaux et leur mode de transport" [15]. Le nouveau directeur Jean Benoit Sangnier[16] a annoncé qu’il comptait « investir très vite dans de nouveaux véhicules, plus grands ». 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Un peu d'histoire... », sur Société Protectrice des Animaux
  2. source : Éric Pierre, L'hippophagie au secours des classes laborieuses, Communications du CNRS, année 2003, Volume 74, p. 177–200.
  3. « Protection Animale », sur Assemblee-nationale.fr
  4. « Nouvelle identité visuelle pour la SPA. Un vent de modernisme au service de la protection animale ! », sur www.spa.asso.fr, SPA,‎ (consulté le 17 avril 2015)
  5. a et b « SPA, l'association », sur Société Protectrice des Animaux
  6. http://www.planeteanimaux.com/sujet/2015/04/21/la-spa-condamnee-lelection-de-sa-presidente-remise-en-cause/004697
  7. [PDF]« Rapport de la Cour des comptes » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2002
  8. a et b « Le grand crique », Que Choisir, no 475, novembre 2009, p. 9.
  9. [PDF]« Rapport de la Cour des comptes » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2009
  10. « Ce que reproche la Cour des comptes à la SPA », sur 20 Minutes,‎
  11. Arrêté du 13 décembre 2012
  12. « La vétérinaire Natacha Harry, nouvelle présidente de la SPA »
  13. « Natacha Harry donne du chien à la SPA », sur Actu France,‎
  14. « A la SPA, on se goinfre sur la bête » Le Canard enchaîné, 11 décembre 2013.
  15. « Chiens morts asphyxiés dans un camion: le dossier transmis au parquet d'Agen », sur Sud Ouest,‎
  16. Marie Martin, « Nouveau directeur général à la SPA », sur Info Veto,‎

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Fleury, La belle histoire de la S.P.A. : de 1845 à nos jours, Grasset, 1995. (ISBN 2246496314).
  • La Société protectrice des animaux, rapport officiel, Cour des Comptes (édition des Journaux Officiels, Paris, 2002). (ISBN 978-2-110754-462).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]