Société du Djebel Djerissa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La Société du Djebel Djerissa est une entreprise tunisienne fondée en 1907 pour exploiter les riches gisement de minerai de fer de Jérissa, dans le gouvernorat du Kef. En 1949, peu avant l'indépendance du pays, c'était la première entreprise tunisienne et la quinzième française[1]. Le siège de la société situé à Jérissa est classé monument historique par l'arrêté du 13 décembre 2010.

Histoire[modifier | modifier le code]

Siège de la Société du Djebel Djerissa en 1907

La Société du Djebel Djerissa est fondée en 1907[2]. Dans le demi-siècle qui suit son entrée en production, en 1905, le gisement exploite de l’oxyde de fer (hématite) pour la sidérurgie étrangère.

Après la Seconde Guerre mondiale, le PDG de la Société du Djebel Djerissa de 1945 à 1962, Henri Lafond (1894-1963), est également administrateur de la Banque de l'Union parisienne, de la Compagnie des phosphates et des chemins de fer de Gafsa, de la Société de l'Ouenza et de la Compagnie française des pétroles[3].

En 1949, la société est la première entreprise tunisienne par la capitalisation[1], devant la Compagnie des phosphates et des chemins de fer de Gafsa.

Après la construction, dans les années 1960, de la fonderie d'El-Fouledh, la société alimente des producteurs locaux d'acier. L'épuisement progressif des réserves en hématite d'une teneur supérieure à 50 %, nécessaire pour la sidérurgie, amène la société à se reconvertir dans l’exploitation du carbonate de fer et sa commercialisation puis, après 1978, vers l'alimentation du marché cimentier.

À partir de 2003, la fermeture du haut fourneau d'El-Fouledh et la privatisation de quatre des six cimenteries, dont la capacité de production est augmentée, le gisement de minerai de fer se concentre sur ce débouché, passant de 4,5 millions à 6,4 millions de tonnes en 2009, et sur l’exportation en Europe d’environ quinze millions de tonnes de carbonate de fer pour l’alimentation du bétail[4].

En février 2013, le PDG Mongi Chikhaoui explique que des manifestations empêchent les employés d'exercer leur travail et menacent de s'immoler s'ils ne sont pas recrutés par la mine.

L'action s'est négociée sur le marché Hors-Cote de la Bourse de Paris jusqu'à son remplacement par le Marché libre.

Le siège de la société est classé monument historique par l’arrêté du 13 décembre 2010 « avec une zone des abors étendus à 500 m »[5].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b René Clozier, « Les sociétés milliardaires en France », L’Information géographique, vol. 14, nos 14-2,‎ , p. 69 (lire en ligne)
  2. « Mine de Jérissa »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur sdd.tn
  3. « Henri Lafond (1894-1963) », sur annales.org (consulté le 16 mai 2018)
  4. « Perspectives d'avenir »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur sdd.tn
  5. « Arrêté du 13 décembre 2010 relatif à la protection des monuments historiques et archéologiques », Journal officiel de la République tunisienne, no 104,‎ , p. 3800 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF])

Lien externe[modifier | modifier le code]