Société des amis des arts

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La Société des amis des Arts est une association fondée en mars 1790 par de Charles de Wailly, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture, afin d'encourager les artistes. Le montant des souscriptions versées par ses membres servait à acquérir des œuvres d'art pour les collections de la société. La société cesse son activité en 1810.

La Société des Amis des Arts organise des expositions en 1790, 19791, 1791, 1798. elle a bénéficié de la suppression de l'Académie royale, en 1793. Charlotte Guichard écrit[1] que "la Société des Amis des Arts propose d’établir un lien direct avec l’artiste : l’achat d’une œuvre dans l’atelier court-circuite les intermédiaires marchands et ouvre une brèche dans un marché régulé par l’Académie royale, qui interdisait toute forme de commerce direct pour ses membres. Son succès repose également sur sa capacité à s’ouvrir à d’autres formes de sociabilité. En février 1791, elle propose de s’unir à la Société nationale des Neuf Sœurs, issue de la loge maçonnique du même nom"..

Lors de la première exposition organisée par la société sont présentées des œuvres de Vien, de Lagrénée, de Regnault, de Lebardier, de Peyron, de Mademoiselle Gérard ; de Boisot, de Houdon, de Clodion[2].

Acquisitions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : des amis des arts. Paris Bibliothèque nationale de France (des amis des arts. Paris données)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charlotte Guichard, Les amateurs d'art à Paris au XVIIIe siècle 2008, édition d'une thèse soutenue en 2005 à l’Université Paris I-Sorbonne,, 01420 Seyssel, CHAMP VALLON,, , 387 p. (ISBN 978-2-87673-492-0), p. La Société des Amis des Arts : réinventer l’amateur p. 332
  2. Jules Renouvier, Anatole de Montaiglon, Histoire de l'art pendant la Révolution 1789-1804: suivie d'une étude sur J.-B. Greuze, Slatkine, 1996, réimprimée 1996, 604 p., p. 9
  3. Cte F. de Clarac, Musée de sculpture antique et moderne..., Paris, 1841, t.I, p. 540.