Société d'énergie et d'eau du Gabon

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Société d'énergie et d'eau du Gabon
logo de Société d'énergie et d'eau du Gabon
Usine de la SEEG à Port-Gentil
Forme juridique Société anonyme
Actionnaires Veolia, République Gabonaise
Activité Énergie, Eau potable
Société mère Veolia
Sociétés sœurs Les C8VRE

La Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), société privatisée depuis 1997, détenue à 51 % par le groupe français Veolia Eau et à 49% par l'état gabonais, des investisseurs privés du Gabon et des salariés de l'entreprise[1]. détient le monopole de la distribution d'eau et d'électricité au Gabon.

La société alimente le pays en eau et en électricité, même si un certain nombre d'habitants sont amenés à constater des coupures intempestives[2]. Pour l'eau, deux problèmes importants se posent : limiter les fuites dans le réseau et s'assurer de la potabilisation de l'eau. Pour l'électricité, la SEEG doit faire face au fréquent piratage de ses lignes. De nombreuses entreprises s'équipent en générateurs afin d'être autonomes.

Le gouvernement gabonais critique ouvertement l'entreprise depuis plusieurs années[3] et se dit prêt en 2009 à prendre « des mesures fortes »[4],[5]. En effet, malgré des investissements de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros, la SEEG est débordée par l'urbanisation galopante et rencontre d'importants problèmes de facturation (ou qu'elle soit abusive de la part de l'entreprise ou, au contraire, qu'elle soit rendue impossible par le piratage du réseau,ce qui laisse à la SEEG de nombreux impayés)[6]. Mais depuis le début des années 2000, il n'investit plus de manière significative sur l'amont des activités de la SEEG (la production d'eau et d'électricité) qui restent son domaine réservé[6], de plus il renouvelle en 2017 la concession à la SEEG pour 5 ans, peut être en l'absence d'un repreneur[6]. Un accord concernant les arriérés mutuels de paiements est trouvé, favorisant l'Etat gabonais à hauteur de 27 à 30 millions d'euros[6]. Le 16 , l’État saisit la SEEG et la place provisoirement sous son contrôle en attendant un nouveau repreneur. Le Groupe Veolia annonce son intention de contester cette action imprévue et unilatérale en justice[6]. L’État gabonais doit au mois de février 2018 55 milliards de francs CFA à la SEEG[6]. De son côté, le gouvernement gabonais accuse également l'entreprise française de « pollution sur son sol »[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gabon : pour la SEEG-Veolia, les délestages de Libreville sont d’origine climatique… », sur agenceecofin.com,
  2. AFP, « Début d'un audit sur la SEEG-Veolia », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  3. Ainsi, le 28 janvier 2005, le gouvernement Gabonais dénonce la responsabilité de la SEEG dans la pénurie d’eau qu’ont connu les habitants de Libreville : « Les causes réelles de ces dysfonctionnements sont le fait d'un manque d'entretien du matériel hérité par le concessionnaire depuis la privatisation de la SEEG »
  4. AFP, « Le Gabon critique Veolia, qui se dit prêt à vendre sa filiale dans le pays », 20minutes,‎ (lire en ligne)
  5. Alexandra Saintpierre, « Veolia Environnement : sa filiale SEEG menacée de rupture de contrat par le Gouvernement du Gabon », sur boursier.com,
  6. a, b, c, d, e et f « Gabon : « L'État a pris un risque important en résiliant le contrat de Veolia » (Interview) », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  7. « Veolia répond aux accusations de pollution faites par Libreville », VOA,‎ (lire en ligne)