Société chimique des usines du Rhône

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Société chimique des usines du Rhône
Création
Disparition
Fondateurs Prosper Monnet, Marc Gilliard, Jean-Marie Cartier
Personnages clés Nicolas Grillet, Joseph Koetschet
Forme juridique  
Actionnaires Société générale
Activité Colorants
Chimie fine
Produits La rhodine (salicylés), la pyrazoline, les Rodos, la vanilline, l'hydroquinone, la saccharine, l'acétol
Filiales Companhia Quimica Rhodia Brasileira au Brésil (1919)

La Société chimique des usines du Rhône (S.C.U.R.) est une entreprise de production industrielle de chimie fine et de colorants, surtout connue pour avoir été à l'origine, avec les établissements Poulenc frères, du groupe Rhône-Poulenc.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1869, l'entreprise Gilliard, Monnet et Cartier entame la production d'un colorant, la fuchsine, puis se développe dans le domaine de la chimie pour devenir, le , une société anonyme, la Société chimique des usines du Rhône. Prosper Monnet a fait fortune en produisant industriellement de la vanilline, composant majeur de l'arôme naturel de vanille[1],[2].

Alors qu'au début des années 1900, elle a failli sombrer, victime de la concurrence de BASF sur l'indigo synthétique[3], c'est finalement la Société chimique des usines du Rhône qui absorbe en 1928 les établissements Poulenc frères, grâce à une croissance de 4,95% par an contre 4,8%, deux rythmes supérieurs à ceux de l'industrie[4] la société-cible, issue de la société Veuve Poulenc et fils (1878), pour donner la Société des usines chimiques Rhône-Poulenc (S.U.C.R.P.)[5] qui deviendra elle-même la holding Rhône-Poulenc S.A. en 1961[6],[7]. Une première fusion a été rejetée en avril 1927 en raison de son coût fiscal, évalué à 24 millions de francs, observe la presse de l'époque et dès 1904, c'étaient les parisiens des établissements Poulenc frères qui envisageaient d'acheter les lyonnais de la Société chimique des usines du Rhône[4]. Albert Buisson fait du lobbying pour l'adoption de la loi du 19 mars 1928, qui divise par deux le droit fiscal d'apport sur les actifs en cas d'acquisition ou de fusion[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fabienne Gambrelle, Innover pour la vie : Rhône-Poulenc, 1895-1995, Albin Michel, 1995.
  • Pierre Cayez, Rhône-Poulenc, 1895-1975, Armand Colin, 1997.
  • Sophie Chauveau, L'Invention pharmaceutique : La Pharmacie française entre l’État et la société au XXe siècle, Sanofi-Synthélabo, Le Plessis-Robinson, 1999.
  • Étienne Barral, Rhône-Poulenc : Des molécules au capital, Atelier Fol'Fer, 2008. (ISBN 978-2-9527663-9-5).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cayez, 1997, p. 25.
  2. Gambrelle, 1995, p. 84.
  3. "HISTOIRE ÉCONOMIQUE 1928 : le chimiste Rhône avale le pharmacien Poulenc", par Jacqueline Mattei, dans L'Expansion du 10/07/1997 [1]
  4. a et b "Albert-Buisson, un destin au vingtième siècle (1881-1961)", par Charles-Albert Lucas et Pierre Pascallon, page 99, Éditions L'Harmattan, 2012 [2]
  5. Cayez, 1997, p. 108 et sqq.
  6. Cayez, 1997, p. 219.
  7. Étienne Barral, « Cent ans de recherche pharmaceutique dans le groupe Rhône-Poulenc », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 85, n° 314, 1997. (Texte intégral. Consulté le 31 octobre 2011.)
  8. "Albert-Buisson, un destin au vingtième siècle (1881-1961)", par Charles-Albert Lucas et Pierre Pascallon, page 100, Éditions L'Harmattan, 2012 [3]