Association américaine de psychologie

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L'Association américaine de psychologie (American Psychological Association, APA) est une société savante et américaine de psychologues.

Comptant environ 115 000, membres, c'est la plus importante organisation de psychologues aux États-Unis.

Il ne faut pas la confondre avec l'Association américaine de psychiatrie pour laquelle on utilise aussi l'acronyme APA.

Une bonne partie de la direction (le PDG Norman B. Anderson (en), le vice-PDG Michael Honaker (en), le directeur des relations publiques Rhea Farberman (en) et le directeur en matière d'éthique Stephen Behnke (en)) démissionna en 2015, à la suite de la révélation de la validation de «techniques d'interrogatoire renforcées» dans le cadre du programme utilisé par l'administration Bush parmi les mesures contre le terrorisme, qualifié de torture [1].

La collusion avec les agences gouvernementales visait à permettre aux psychologues de continuer à participer à ces techniques violentes d'interrogatoire, utilisant la simulation de noyade, la privation de sommeil, la réhydratation rectale ou les passages à tabac. La commission du Renseignement du Sénat américain a publié en décembre 2015 un rapport détaillant la brutalité de ces techniques.

Une plainte a été déposée en octobre 2015 devant un tribunal fédéral de l’État de Washington au nom de trois ex-détenus par l'ACLU, visant James Mitchell et John Bruce Jessen, deux psychologues américains de l'APA qui auraient "gagné des millions de dollars" en aidant la CIA dans son programme de torture, dénoncé par un rapport du Sénat américain. Il leur est reproché d'avoir "conçu les méthodes" d'interrogatoire de l'agence de renseignement, et mené des "expérimentations illégales sur des prisonniers pour tester et affiner" ces méthodes. L'un des plaignants dans la procédure, l'Afghan Gul Rahman, est mort de froid pendant sa détention par la CIA, victime d'hypothermie mais aussi de déshydratation, de manque de nourriture, et d'une immobilité forcée à cause de d'un "enchaînement". C'est sa famille qui le représente. James Mitchell et John Bruce Jessen "ont affirmé que leur programme (d'interrogatoire) était basé sur la science, sûr, et prouvé, (...)".

Un manuel de manipulation mentale et de torture psychologique de la CIA, le KUBARK[2], décrit également ces pratiques de conditionnement comportemental.

Revue de presse[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Bohannon, "Torture report prompts APA apology", Science, 17 juillet 2015, Vol. 349 no. 6245 p. 221-222
  2. KUBARK, Zones, , 192 p. (ISBN 2-355-22045-X, lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]