Smartwatch

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Une smartwatch de marque Fossil, fonctionnant sous Palm OS.
Les Pebble font partie des smartwatches ayant une autonomie de plusieurs jours.

Une smartwatch, littéralement « montre intelligente », est une montre bracelet informatisée avec des fonctionnalités allant au-delà du simple affichage de l'heure et du chronométrage, présentant des caractéristiques comparables à celles d'un PDA. Il faut les considérer comme des ordinateurs de poignet. On utilise aussi le terme de montre connectée pour les montres disposant de connectivité sans-fil avec des technologies telles que le Bluetooth et le Wi-Fi[1].

Alors que les premiers modèles, apparus dans les années 1980, étaient capables d'effectuer des tâches de base comme les calculs, l'agenda-planning puis les traductions ou les jeux, les smartwatches modernes sont devenues des ordinateurs à part entière. Certaines smartwatches peuvent exécuter des applications mobiles, fonctionnent sur un système d'exploitation mobile, ou encore proposent des fonctions de téléphonie mobile. Parmi les autres applications courantes, on trouve la lecture de fichiers audio ou vidéo, la réception radio FM, la connectivité Bluetooth, ou encore la mesure de l'activité physique du porteur.

En 2014, tandis que la variété de ces produits sur le marché n'a jamais été aussi grande, selon une étude du bureau d'analyse Jackdaw : « le public ne s'intéresse pas aux montres connectées. Deux raisons à cela : les fonctionnalités proposées ne sont pas assez utiles et les appareils ne relèvent pas tous les défis technologiques qu'ils suscitent[2]. »

L'horlogerie suisse lance aussi ses smartwatches[3].

En 2018, l'industrie chinoise est pionnière en rendant les smartwatches totalement autonomes, faisant d'elles de véritables "smartphones de poignet". Les modèles se multiplient, tant en 3G qu'en 4G, citons les modèles de LEMFO, la LEM 7 et la toute dernière LEM X, qui n’ont plus grand chose à envier aux modèles Coréens et japonais, tant en ce qui concerne la technique, que l'esthétique et la finition, tout en démocratisant le concept de "montre à tout faire" par des tarifs particulièrement agressifs. Il est à noter que les chinois, tous fabricants confondus n'adhèrent pas au système d'exploitation "Wear", mais restent fidèles à Android (dans sa version 7), pour les derniers modèles.

La smartwatch n'est plus seulement un écran déporté du smartphone et arrive à maturité (hormis l'autonomie, qui est à améliorer), s'intègre dans la chaîne des produits informatiques grand public, et en devient l'élément ultime, avant que la "bionique" ne prenne le relais.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premières smartwatches apparaissent à partir de 1982. On peut distinguer les premières smartwatches non connectées (du moins avec connexion pouvant se faire par câble filaire), puis les montres connectées avec l'arrivée des technologies Bluetooth et Wi-Fi. Les montres de sport équipées de GPS peuvent relever de la catégorie des smartwatches.

Modèles commercialisés[modifier | modifier le code]

Les smartwatches non connectées :

Les smartwatches GPS, ou sportwatches :

Les smartwatches connectées, ou watchphones :

  • 1990, Seiko Receptor, première montre permettant de recevoir des messages texte à la manière d'un pager[4]
  • 1998, Samsung SPH-WP10[4]
  • 2004-2008, Microsoft SPOT (en) : technologie Microsoft permettant aux montres de recevoir des données par modulation de fréquence avec un abonnement annuel de 59 dollars[5]
  • 2009, Hyundai MB 910 (en)
  • 2009, Samsung S9110[5]
  • 2009, LG GD910 (en)
  • 2010, sWaP Classic (en)
  • 2010, Fashion S9110 (en)
  • 2010, Sony Ericsson LiveView (en)[5]
  • 2010, Allerta InPulse[5]
  • 2011, WIMM Labs WIMM One (en) : peut se connecter en Bluetooth avec un téléphone sous Android, BlackBerryOS et iOS[5]
  • 2012, I'm Watch (es), Android, peut se connecter en Bluetooth avec un téléphone
  • 2012, Z1 Android Watch-Phone (en)
  • 2012, MetaWatch (en), peut se connecter en Bluetooth avec un téléphone sous Android et iOS
  • 2012, Pebble E-Paper Watch, Peeble OS[5]. Une semaine d'autonomie, contre une journée pour la concurrence[6]. Peut se connecter en Bluetooth avec un téléphone sous Android et iOS. Le projet Kickstarter[7] qui est à l'origine de la Pebble a récolté plus de dix millions de dollars de fonds, devenant ainsi la campagne Kickstarter la plus financée depuis 2009, date de la création de cette plateforme de crowdfunding[8]
  • 2012, Sony SmartWatch (en), Android, peut se connecter en Bluetooth avec un téléphone sous Android[5]
  • 2012, Cuckoo de ConnecteDevice, peut se connecter en Bluetooth avec un téléphone[5]
  • 2013, SimValley PW-315.Touch, système d'exploitation constructeur, permet d'insérer une carte Sim et d'appeler indépendamment d'un téléphone bluetooth
  • 2013, Samsung Galaxy Gear, Android[5]
  • 2013, SimValley AW-414.Go, système Android 4.2, fonctionne indépendamment d'un smartphone avec une carte SIM
  • 2013, Qualcomm Toq (en), la montre avec un écran Mirasol, sous QCOM OS
  • 2013, Sony SmartWatch 2 sous MicroC/OS-II
Samsung Gear Sport

Annonces[modifier | modifier le code]

Concepts ou rumeurs :

  • Blocks
  • Creoir Ibis
  • Dell Smartwatch
  • Google Smartwatch sous Android Wear
  • HP Michael Bastian
  • Nokia Facet

En 2018, l'industrie chinoise est pionnière en rendant les smartwatches totalement autonome, faisant d'elles de véritables smartphone en réduction. Les modèles se multiplient, tant en 3G qu'en 4G, citons les modèles de LEMFO, la LEM 7 et la toute dernniére LEM X, qui n'on plus rien à envier aux modèles haut de gammes, tant en ce qui concerne la technique, que l'esthétique et la finition, tout en démocratisant ce concept de "montre à tout faire" par des tarifs particulièrement agressifs. Il est à noter que les chinois, tous fabricants confondus n'adhère pas au système d'exploitation "Wear", mais restent fidèle à Android (dans sa version 7, pour les derniers modèles[réf. souhaitée].

Logiciels spécifiques aux smartwatches[modifier | modifier le code]

Android Wear de Google est la version « prêt-à-porter » d'Android. Il intègre l'assistant personnel Google Now, particulièrement bien adapté aux écrans minuscules des smartwatches, puisque fondé sur la reconnaissance vocale. La plupart des smartwatches permettent ainsi à leurs utilisateurs de dicter des SMS, des e-mails, et autres fonctions prises en charge grâce au micro intégré de la montre connectée. Android Wear 5.0 lancé fin décembre 2014 offre aussi aux utilisateurs un plus grand nombre d'applications dédiées aux fonds d'écran et aux cadrans, qui permettent de personnaliser ces objets connectés, ainsi que quelques outils censés en faciliter l'utilisation.

De grandes entreprises historiques comme TAG Heurer, Michel Herbelin et Swatch[16] figurent d'ores et déjà dans l'Android Wear, et peu de réseaux sociaux sauraient se passer d'y être. Pour les développeurs d'applications dédiées aux montres connectées, obtenir l'approbation de Google pour l'Android Wear, est une condition d'existence. Peu de marques par ailleurs peuvent se permettre de créer un système d'exploitation entièrement autonome et non compatible avec Android Wear, tout comme pour les smartphones sous Android. Les utilisateurs veulent pouvoir bénéficier du plus grand nombre d'applications offertes par le marché. En 2018, Alphabet a décidé de rebrander Android Wear en "Wear OS[17]".

Des fabricants de smartwatches s’intéressent à la santé avec des modèles permettant de surveiller le niveau de stress ou de prévenir l’épilepsie, des signes physiques étant annonciateurs d'une crise convulsive[18].

Applications spécifiques aux smartwatches[modifier | modifier le code]

Peu d'applications pour l'instant exploitent et développent la spécificité même des smartwatches. À partir d'Android Wear 5.0, il semble que l'ingéniosité des développeurs se soit enfin mise en éveil. Mais beaucoup attendent encore la sortie de l'Apple Watch pour s'investir réellement dans un projet. En France le marché en est encore à ses premiers balbutiements.

Tests[modifier | modifier le code]

Presse Non-Stop juge que ces montres souffrent d'applications spécifiques non encore assez développées, d'autonomie électrique dérisoire (quelques heures, au lieu de quelques années pour les montres classiques), et de la nécessité de les utiliser avec un smartphone, dont elles ne sont en fait qu'un écran déporté, y compris pour les modèles haut de gamme[19].

Bracelet connecté[modifier | modifier le code]

Un bracelet connecté est une sorte de montre connectée et intelligente qui permet de passer des appels, le suivi des activités, du sommeil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume Huault-Dupuy, « La Suisse doit-elle craindre les montres connectées ? », (consulté le 8 octobre 2014).
  2. Le marché des montres connectées : "Au mieux, une opportunité de niche". Clubic 14 août 2014
  3. Dominique Chapuis, « L’horlogerie suisse prête à relever le défi de l'Apple Watch », sur lesechos.fr,
  4. a b c d e f g h et i (en) Gary Marshall, « Before Apple Watch: the timely history of the smartwatch », (consulté le 8 octobre 2014).
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p et q (en) Gary Marshall, « Before Apple Watch: the timely history of the smartwatch (2) », (consulté le 8 octobre 2014).
  6. http://www.01net.com/fiche-produit/fiche-technique-16028/montres-connectees-pebble-pebble/
  7. https://www.kickstarter.com/projects/597507018/pebble-e-paper-watch-for-iphone-and-android
  8. https://www.kickstarter.com/discover/most-funded?ref=most_funded
  9. https://www.kickstarter.com/projects/omate/omate-truesmart-water-resistant-standalone-smartwa/
  10. https://www.kickstarter.com/projects/neptune/neptune-pine-smartwatch-reinvented/
  11. a et b Mourad Radi, « Montre connectée : Le guide 2016 », sur Maison Connectée, (consulté le 27 mai 2016)
  12. (en) Alexia Tsotsis, « Basis Goes To Intel For Around $100M », sur TechCrunch,
  13. (en) « Intel Smartwatches are Hot! So Hot, They May Burn Your Skin », sur cnx-software.com,
  14. (en) David Manners, « Intel recalls over-heating smartwatch », sur Electronics weekly (en),
  15. « Pebble dévoile deux nouvelles montres connectées et un porte clé - objeko.com », sur Objeko.com, (consulté le 30 mai 2016)
  16. « Pourquoi la montre connectée va devenir la norme en 2017 ? », (consulté le 4 mai 2017).
  17. « Android Wear devient officiellement Wear OS », Stuffi,‎ (lire en ligne)
  18. « La smartwatch de qualité médicale Embace prédit les crises d’épilepsie », (consulté le 12 janvier 2015).
  19. Canard PC hardware 22, octobre-novembre 2014, p. 80.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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