Frédéric Lordon

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Frédéric Lordon, né le , est un économiste français, chercheur au Centre de sociologie européenne (CSE) en sociologie économique[1],[2],[3] sous le statut de directeur de recherche au CNRS[4].

Il est chercheur en philosophie depuis 2012 à la section 35 du CNRS[5] (Sciences philosophiques et philologiques, sciences de l'art[6]). Il est membre du collectif Les Économistes atterrés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frédéric Lordon est né dans une famille bourgeoise de l'Ouest parisien. Son père est dirigeant d'entreprise et sa mère femme au foyer[7].

Ancien élève de l'École nationale des ponts et chaussées (promotion 1985), il rejoint l'Institut supérieur des affaires (promotion 1987)[8], devenu une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC).

À cette même époque, électeur de droite, il devient communiste[7]. Désireux de présenter un point de vue critique sur le monde social, il se tourne vers la recherche et choisit l'économie[7]. Il soutient sa thèse de doctorat en 1993 à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) sur les « Irrégularités des trajectoires de croissances, évolutions et dynamique non-linéaire. Pour une schématisation de l'endométabolisme »[9], sous la direction de Robert Boyer. Parallèlement à ses études doctorales, il est chargé d'étude à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et chargé d'enseignement à l'Institut d'études politiques de Paris[10]. Il participe au Manifeste d'économistes atterrés[7],[11],[12] et soutient les Rencontres déconnomiques auxquelles il participe activement en 2012[13].

En 2012, il change d'« identité administrative » au CNRS et passe de l’économie à la philosophie, rejoignant la section 35 du CNRS, où il est directeur de recherche[14],[5],[6].

Au printemps 2016, il intervient à de nombreuses reprises dans le cadre du mouvement Nuit debout. D'une manière plus générale, il est décrit comme une personnalité qui fédère « les milieux altermondialistes et radicaux de gauche »[7].

Il est un collaborateur régulier du mensuel Le Monde diplomatique, où il tient un blog intitulé « La pompe à phynance »[15]. Le 27 janvier 2018, il est intervenant lors de la journée de rencontre « Tout le monde déteste le travail », une journée dont il est l'un des instigateurs au sein d'un collectif. Sur la thématique « penser le travail », il y fait une conférence où il évoque le salaire à vie théorisé par Bernard Friot[note 1], ainsi que le problème de « la charge morale du discours autour du travail »[16].

Le 3 avril 2018, il débat avec l'économiste Bernard Friot à la faculté de Tolbiac, à Paris, sur le sujet « En quoi la révolution est-elle encore d'actualité ? » alors que des étudiants protestent contre la loi Vidal, dont ils contestent le mode de sélection concernant l'entrée à l'université. Lordon conseille aux étudiants de prendre conscience de leur force et préconise une convergence avec d'autres foyers de contestation, que ce soit dans les universités, les hôpitaux, à la SNCF, ou encore à La Poste[17],[18].

Le , il participe à un « colloque intempestif » organisé à l'École normale supérieure rue d'Ulm pour débattre de la loi ORE[19],[20].

Avec François Ruffin entre autres, il organise le la manifestation « La fête à Macron » pour protester contre la politique du président de la république Emmanuel Macron. Il prend la parole et visant le président demande : « Où est la légitimité ? Du côté de ceux qui travaillent et de ceux qui souffrent. De ceux qui résistent »[21].

Vie privée[modifier | modifier le code]

La presse indique en 2016 qu'il est le compagnon de la journaliste Aude Lancelin depuis 2015[22].

Travaux et publications[modifier | modifier le code]

Ses premières publications sont des petits manuels critiques, « faciles d’accès pour les non-initiés », publiés chez Raisons d'agir, une maison d'édition décrite par Le Monde comme étant un éditeur « militant » dont Pierre Bourdieu fut l’un des créateurs[23].

Ses travaux comportent notamment un programme de recherche « spinoziste »[24] en sciences sociales[25] et en sociologie économique[26]. Il vise à rapprocher étroitement la science économique de la sociologie[27].

Il décrit sa position dans le champ des sciences économiques comme « hétérodoxe » et, ce faisant, partage les thèses de régulationnistes et particulièrement celles qui posent le caractère ontologique des luttes au sein des faits sociaux. Il fait sienne la formule de Michel Foucault selon laquelle « la politique est la guerre continuée par d'autres moyens[28] », paraphrase retournée de la formule de Clausewitz : « la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens. »

Il réinterprète le conatus spinoziste afin de se dégager de l'emprise du structuralisme althusserien et réintroduire la dimension de l'action des individus-sujets au cœur des rapports sociaux et des sociétés[29]. Considérés comme des élans de puissance, les individus spinozistes sont déterminés par des affects extérieurs qui orientent leur comportement. Lordon oppose cette thèse à l’humanisme subjectiviste autodéterminé qui forme le cœur de l’imaginaire néolibéral[30].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Critique de l'Union européenne et réflexions sur la souveraineté économique et politique[modifier | modifier le code]

Dans un article de mai 2010[31], il revient sur une notion traditionnellement rejetée par la gauche, puis par une grande partie de la droite institutionnelle depuis que le Front national en a fait sa doctrine centrale, la notion de souveraineté en économie en prenant le cas japonais :

« À rebours de l'idéologie de la mondialisation qui fait l'apologie de la suppression de toutes les frontières, et spécialement de celles qui pourraient être opposées aux mouvements de capitaux, le cas japonais […] offre l'exemple d'une configuration non seulement viable, mais dotée d'assez bonnes propriétés. »

En rappelant que l'histoire des XIXe et XXe siècles a donné suffisamment de raisons de se méfier de l'hypertrophie du principe national qui a pour nom nationalisme […][réf. nécessaire], il rappelle[Où ?] qu'en détruisant l'idée de nation, le libéralisme détruit du même coup celle de souveraineté, en prenant bien soin, signe de sa parfaite hypocrisie, d'éviter toute reconstruction de souveraineté à des échelles territoriales élargies.[réf. nécessaire] Dans son ouvrage La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique (Les Liens qui libèrent, 2014), il soutient que les traités européens ont ôté aux États de la zone euro leur souveraineté économique en les privant de la maîtrise de la politique monétaire et en faisant passer leurs politiques budgétaires sous la surveillance des institutions européennes et des marchés financiers[23]. L'Union européenne est devenue de ce fait « une machine à destructions sociales ». Selon Lordon, il n'existe pas de peuple européen, l'Union européenne ne saurait être transformée en profondeur car la souveraineté populaire ne peut s'y exercer[23], et la seule façon de retrouver la souveraineté populaire, serait de revenir aux États[23].

Le SLAM ou le plafonnement par écrêtement fiscal de la rémunération des actionnaires[modifier | modifier le code]

Dans l'édition de février 2007 du Monde diplomatique, il propose la mise en place d'une taxe nouvelle, le SLAM[32], ainsi que la suppression de la Bourse dans un article paru, quant à lui, en février 2010[33].

Le SLAM (shareholder limited authorized margin, ou « marge actionnariale limite autorisée »)[34] est une proposition de « plafonnement par un écrêtement fiscal de la rémunération des actionnaires »[35] émise par Frédéric Lordon[36] pour lutter contre ce qu'il considère être les « ravages de la finance » produits par les nouvelles stratégies boursières sacrifiant l'emploi à la rentabilité et leur impact macroéconomique, découlant de la croyance dans le théorème de Schmidt. Le SLAM consiste à fixer un niveau de rentabilité actionnariale maximal au-delà duquel est appliqué un taux d'imposition confiscatoire. Pour déterminer les profits générés, on inclut à la fois les dividendes versés mais aussi les plus-values réalisées lors de la cession. Le niveau couperet se nomme « TSR » (total shareholder return) et serait ainsi fixé : connaissant aisément le taux d'intérêt pour des actifs sans risque, on n'autoriserait qu'une prime maximum liée au risque (dont le montant doit être discuté). Frédéric Lordon propose pour l'heure un TSR de 6-7 %. L'effet bénéfique attendu d'une telle mesure est de réduire la pression actionnariale sur les entreprises cotées[37] et par contre-coup sur les entreprises non cotées sous-traitantes des premières. Cela permet, tout en rémunérant correctement le capital, de ré-envisager plus sereinement la répartition des richesses et notamment le niveau d'emploi et de salaire, ainsi que d'améliorer les conditions sociales des salariés.

État d'urgence en France en 2015[modifier | modifier le code]

Le 24 novembre, plusieurs intellectuels français publient dans Libération une tribune appelant à manifester le 29 novembre à Paris malgré l'interdiction. Ils notent que « c’est une victoire pour Daesh que d’avoir provoqué la mise sous tutelle sécuritaire de la population tout entière ». Selon eux, « s’il existe quelque chose comme une valeur française, c’est d’avoir refusé depuis au moins deux siècles de laisser la rue à l’armée ou à la police [...] nous n’acceptons pas que le gouvernement manipule la peur pour nous interdire de manifester ». Parmi les signataires : Frédéric Lordon, Pierre Alféri, Hugues Jallon, Éric Hazan, Jacques Fradin, Ivan Segré, Nathalie Quintane, Serge Quadruppani, François Cusset[38].

Le 30 novembre 2015, il signe l'Appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »[39],[40].

Réforme du code du travail et Nuit debout[modifier | modifier le code]

Au printemps 2016, Frédéric Lordon s’engage contre la réforme du Code du travail portée par la ministre Myriam El Khomri. Il intervient en lisant son texte dans un amphithéâtre de l'université Panthéon-Sorbonne[41] et prend la parole lors de la première Nuit debout, place de la République à Paris[42] dont il est présenté comme le « moteur insurrectionnel »[43] ou le « maître à penser »[23]. En septembre 2017, il couvre (avec les auteurs Serge Quadruppani, Nathalie Quintane et Alain Damasio) pour le site d'informations lundimatin le procès des auteurs présumés de l'incendie d'une voiture de police le 18 mai 2016 à Paris en marge d'une contre-manifestation contre les violences policières[44].

Théories du complot[modifier | modifier le code]

Dans un article de 2012, Frédéric Lordon écarte les explications psychologiques du conspirationnisme, estimant que celui-ci traduit la contradiction entre la volonté de savoir des classes dominées et leur absence d’accès aux moyens de savoir[45]. Pour le philosophe Philippe Huneman, cette idée que le complotiste « se fait des films » par manque d'accès au savoir « est certes éclairante, mais elle n’explique pas pourquoi ceux qui sont séduits par les théories du complot persistent dans leur foi, et même s'y enfoncent, alors que via Internet, l’individu non-spécialiste jouit d’un accès incommensurablement plus grand qu’auparavant à la connaissance naturelle et sociale (une énorme partie des revues scientifiques et d’information sérieuses, dans toutes les langues, étant gratuitement accessible) »[46]. En 2015, Frédéric Lordon est l'auteur d'un article dans un dossier du Monde diplomatique consacré aux théories du complot, dans lequel il envisage l'adhésion à celles-ci comme la contrepartie d'un manque de transparence répandu. Selon lui, « le conspirationnisme n'est pas une psychopathologie de quelques égarés, il est le symptôme nécessaire de la dépossession du politique et de la confiscation du débat public ». La politologue Élisabeth Vallet accrédite son propos tout en disant avoir « l'impression que les pics de complot, ce sont des moments où, simultanément, le débat est réduit et il y a des événements qui touchent les gens et auxquels on cherche des explications quasiment monolithiques »[47].

Frédéric Lordon déclare dans cet article que le conspirationnisme « pourrait être le signe paradoxal que le peuple, en fait, accède à la majorité puisqu’il en a soupé d’écouter avec déférence les autorités et qu’il entreprend de se figurer le monde sans elles ». Ainsi, selon Conspiracy Watch, le conspirationisme vu par Frédéric Lordon marquerait « la présence d’un processus de revitalisation démocratique par le bas »[48].

Conspiracy Watch estime qu'il s'agit d'« un texte dont la fonction évidente est de sauver le conspirationnisme » et d'une « entreprise de justification intellectuelle » de ce dernier : « L'économiste ne pèche-t-il pas par naïveté en présumant que le conspirationnisme n’est qu'un moment, une étape nécessaire sur le chemin de la réappropriation par les citoyens de leur destin ? Et s'il les emmenait, au contraire, vers des contrées très éloignées de l’idéal démocratique ? Si le conspirationnisme retardait plutôt qu’il ne précipitait ce que F. Lordon appelle "l'entrée dans la majorité" ? S’il n’était pas l'annonce d'une émancipation mais la voie la plus courte vers l'extrémisme[48] ? »

En 2017, Lordon publie un nouvel article sur le sujet dans Le Monde diplomatique, intitulé « Le complot des anticomplotistes ». Il avance notamment que les accusations de complotisme seraient le moyen commode que les tenants de l'« ordre social » utilisent pour disqualifier leurs adversaires quand ils se trouvent à court d'arguments. Ces accusations seraient devenues « le nouveau lieu de la bêtise journalistique »[49]. Conspiracy Watch voit dans ce texte un symptôme du malaise de la gauche radicale face au phénomène complotiste et estime que Frédéric Lordon « innove [...] en liant d’entrée de jeu la question du complotisme à celle de l’antisémitisme, non en faisant du premier l’antichambre du second, comme un peu plus d’un siècle et demi de fantasmes antisémites le suggère pourtant, mais en expliquant au contraire que, sur cet hypothétique échiquier où s’affrontent « dominants » et « dominés », l’étiquette infamante de « complotisme » remplirait, quoique d’une intensité moindre, très exactement la même fonction que celle d’« antisémitisme », c'est-à-dire celle de pouvoir disqualifier un adversaire politique[50]. De son côté, Philippe Corcuff prend cet article de Frédéric Lordon comme exemple de la relativisation croissante de l'antisémitisme au sein de la gauche radicale[51].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

Dans les médias[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Il participe une première fois à l'émission Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddeï sur France 2, le 11 octobre 2011 sur le thème du sauvetage des banques, face à Catherine Lubochinsky[55].

Il y participe une seconde fois, le 17 avril 2015, dans laquelle il fait face à Thomas Piketty et Guy Sorman sur le thème « Le capitalisme mérite-t-il une bonne correction ? »[56],[57].

Sur Internet[modifier | modifier le code]

Il participe pour Arrêt sur images à l'émission « d@ns le texte » du 30 septembre 2010 avec Judith Bernard, pour présenter son livre Capitalisme, désir et servitude[58]. Il est de nouveau invité par Judith Bernard pour présenter Les Affects de la Politique sur le site Hors-Série le 5 novembre 2016[59].

Un épisode de la chronique web « Mes Chers Contemporains » lui est consacré et enregistre plusieurs centaines de milliers de vues[60].

Il est cosignataire de la pétition contre la sortie de l'arme du motard de la police à Rennes le 27 avril 2017[61].

À la radio[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, Frédéric Lordon a participé à plusieurs numéros de Là-bas si j'y suis, y compris depuis que l'émission est diffusée sur Internet[62].

En 2010, son livre Capitalisme, désir et servitude est présenté par Sylvain Bourmeau dans l'émission « La suite dans les idées »[63] sur France Culture et Laure Adler lui consacre un portrait dans son émission « Hors-champs » en 2013[64].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Frédéric Lordon apparaît à plusieurs reprises en tant que commentateur dans le film documentaire français sorti en janvier 2012 : Les Nouveaux Chiens de garde qui explore les collusions entre les médias français et le pouvoir politique et économique français.

Sa pièce de théâtre D'un retournement l'autre à propos de la crise des subprimes est adaptée au cinéma par Gérard Mordillat dans le film Le Grand Retournement, sorti en salles le .

Dans le documentaire de Gilles Perret sorti en novembre 2006, Ma mondialisation, l'économiste fait part de ses observations et réactions[65].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Le salaire à vie, dont Friot, pour donner une idée, fixe le tout premier échelon à 1500 euros, soit au-dessus du SMIC actuel, est octroyé, à sa majorité, à toute personne, quel que soit son statut, quel que soit son état d’activité, et jusqu’à la fin de ses jours. » Conférence de Lordon

Références[modifier | modifier le code]

  1. « CESSP - Centre européen de sociologie et de science politique - LORDON Frédéric », sur cessp.cnrs.fr (consulté le 17 janvier 2018)
  2. « Frédéric Lordon », sur cse.ehess.fr (consulté le 17 janvier 2018)
  3. « Frédéric Lordon, la concurrence des souverainistes », France Culture,‎ (lire en ligne)
  4. Frédéric Lordon sur le site du Centre de sociologie européenne.
  5. a et b « Frédéric Lordon, l’intransigeant colérique », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Comité national de la recherche Scientifique - Section 35 », sur www.cnrs.fr (consulté le 26 novembre 2017)
  7. a b c d et e Elise Lambert, Qui est Frédéric Lordon, l'économiste qui séduit le mouvement Nuit debout ?, francetvinfo.fr, 6 avril 2016
  8. Dominique Berns, « La crise du capitalisme de basse pression salariale »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Le Soir, 24 novembre 2008.
  9. [PDF] « Liste des publications »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur le site personnel de Frédéric Lordon, consulté le 17 mars 2013.
  10. « Pour une socionoétique des objets économiques. Entretien avec Frédéric Lordon », Frédéric Lordon, Mickaël Clévenot, Agnès Labrousse, Thomas Lamarche et Sabine Montagne, Revue de la régulation [En ligne], 2 janvier 2008.
  11. Voir sur atterres.org.
  12. « Frédéric Lordon | Les Économistes Atterrés », sur atterres.org (consulté le 26 novembre 2017)
  13. vidéo de l'intervention de Frédéric Lordon à l'édition 2012 des Rencontres déconnomiques
  14. Violaine Morin, « L’insaisissable Frédéric Lordon, maître à penser de la Nuit debout », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  15. La pompe à phynance, Le Monde diplomatique
  16. « “On veut lire, pas travailler”: quand Frédéric Lordon, Alain Damasio et des syndicalistes déconstruisent le travail », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  17. « Frédéric Lordon aux étudiants de Tolbiac : “Ce que vous faites est encore plus important que vous ne l'imaginez” », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  18. Littlebigfred, « B. Friot & F. Lordon, « En quoi la révolution est-elle encore d'actualité ? », Paris, 3 avril 2018 », (consulté le 11 avril 2018)
  19. « L'Ecole Normale Supérieure de Paris fermée, après l'occupation des étudiants dans la nuit », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  20. « L’université : dead ? », RogueESR,‎ (lire en ligne)
  21. Valentine Pasquesoone, Catherine Fournier, « Mélenchon sur un char, des caricatures de "Jupiter", un car-régie détruit... Neuf choses vues à la Fête à Macron », sur francetvinfo.fr,
  22. Anne Jouan, « Limogeage à L'Obs : le SMS qui relance la piste politique », sur lefigaro.fr, (consulté le 13 mars 2018).
  23. a b c d et e Violaine Morin, L’insaisissable Frédéric Lordon, maître à penser de la Nuit debout, lemonde.fr, 21 avril 2016
  24. « Ça fait dix ans que je me suis engagé dans ce programme de recherche qui vise à importer des concepts philosophiques, et notamment ceux de Spinoza dans une économie politique institutionnaliste. » Vidéo de Frédéric Lordon de 1:40 à 1:50.
  25. Voir sur son site.
  26. EHESS, Centre de sociologie européenne, Présentation de Frédéric Lordon.
  27. Notes de lecture : Conflits et pouvoirs dans les institutions du capitalisme, Thomas Lamarche, Revue de la régulation - Capitalisme, institutions, pouvoirs, janvier 2008 : « Cette posture au sein des sciences sociales et des sciences économiques nous renvoie à ce double projet d’unidiscipline dans les sciences sociales et de théorie générale des institutions, que l’on retrouve particulièrement chez André Orléan et Frédéric Lordon. Sociologues et économistes travaillent ici de concert. L’économie politique hétérodoxe, comme le précise Frédéric Lordon, "joue à fond le rapprochement des disciplines". »
  28. Foucault M., 1975-1976 : Il faut défendre la société, Gallimard, Paris, 1997, 283 p. p. 16 (ISBN 2-02-023169-7).
  29. Lordon F., 2008, « Métaphysique des luttes », p. 23-54, in Conflits et pouvoirs dans les institutions du capitalisme, Presses de la Fondation des sciences politiques, Paris, coll. « Gouvernances », dir., 339 p.
  30. Frédéric Lordon, La société des affects : pour un structuralisme des passions,, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique », .
  31. Frédéric Lordon, « Et si on commençait la démondialisation financière ? : Pour soumettre les choix économiques à la délibération politique », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  32. Frédéric Lordon, « Le SLAM », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  33. Frédéric Lordon, « Et si on fermait la Bourse… : Pour relancer l’économie », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  34. La Crise de trop - Reconstruction d'un monde failli, Frédéric Lordon, Paris, Fayard, 2009 (ISBN 978-2-213-64410-3) (chapitre 5 et annexe).
  35. Frédéric Lordon « Des idées pour arraisonner la finance, il y en a ! », entretien réalisé par Rosa Moussaoui, l'Humanité du 21 mars 2008.
  36. « Enfin une mesure contre la démesure de la finance, le SLAM ! », Le Monde diplomatique, février 2007.
  37. « La crise du capitalisme de basse pression salariale », entretien de Dominique Berns dans Le Soir du 24 novembre 2008, p. 16.
  38. Collectif, « Bravons l'état d'urgence, manifestons le 29 novembre », Libération,‎ (lire en ligne).
  39. Collectif, « L'appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence » », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne).
  40. AFP, « État d'urgence : 58 personnalités revendiquent la liberté de manifester », Le Point,‎ (lire en ligne).
  41. Daniel Schneidermann, « Loi travail : écoutez le Frédéric Lordon des amphis occupés », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  42. « #NuitDebout : la mobilisation contre le projet de loi travail joue les prolongations », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  43. Simon Blin, Impensable populisme de gauche, liberation.fr, 15 mars 2017
  44. « Affaire de la voiture de police brûlée quai de Valmy », lundimatin,‎ (lire en ligne)
  45. « Conspirationnisme : la paille et la poutre », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  46. Philippe Huneman, « Mon voyage parmi les conspirationnistes du 11-Septembre », sur Slate, (consulté le 3 août 2017).
  47. Alexandre Vigneault, « Conspirationnisme: la tentation du complot », sur La Presse.ca, (consulté le 3 août 2017).
  48. a et b « Monde diplomatique : vous avez dit « anathème » ? », sur Conspiracy Watch, (consulté le 2 août 2017).
  49. Frédéric Lordon, Le complot des anticomplotistes, monde-diplomatique.fr, octobre 2017
  50. Rudy Reichstadt, « Délégitimer la critique du complotisme (de Dieudonné à Frédéric Lordon) », sur Conspiracy Watch, (consulté le 2 octobre 2017).
  51. Philippe Corcuff, « Charlie, Mediapart, Valls, Filoche et les autres : la gauche déboussolée », sur humanite.fr, (consulté le 22 novembre 2017).
  52. « Notes de lecture : L’Intérêt souverain : essai d’anthropologie économique spinoziste », Matthieu Montalban, Revue de la régulation : capitalisme, institutions, pouvoirs, janvier 2008.
  53. « Note de lecture : Capitalisme, désir et servitude : Marx et Spinoza », Jean-Marie Harribey, Revue de la régulation : capitalisme, institutions, pouvoirs, 6 juin 2011.
  54. L'ouvrage et son sommaire, sur le site de l'éditeur, PUF.
  55. « Lordon à Ce soir ou jamais (11 oct. 2011) - Vidéo dailymotion », sur Dailymotion, (consulté le 17 juin 2018)
  56. « Le capitalisme mérite-t-il une bonne correction ? », France 2, 2015.
  57. « Le capitalisme mérite-t-il une bonne correction ? », débat entre Frédéric Lordon et Thomas Piketty dans l'émission Ce soir (ou jamais !), le 17 avril 2015 sur France 2 ; compte rendu sur liberation.fr.
  58. « Lordon et le capitalisme "waoow", d@ns le texte », sur @rrêt sur images (consulté le 25 octobre 2015)
  59. « Dans le Texte, Les Affects de la Politique », sur hors-serie.net, (consulté le 23 janvier 2018)
  60. Usul2000, « L'Économiste (Frédéric Lordon) », (consulté le 31 mars 2016)
  61. http://www.liberation.fr/debats/2017/06/18/rennes-laboratoire-de-l-ordre-en-marche_1577668
  62. Frédéric Lordon dans Là-bas si j'y suis. Frédéric Lordon sur France Inter.
  63. La Suite dans les idées, par Sylvain Bourmeau, France Culture, émission du 2 octobre 2010.
  64. Hors-champs, France Culture, émission du 26 novembre 2013.
  65. « DVD : ma mondialisation », sur www.alternatives-economiques.fr (consulté le 22 décembre 2015)

Liens Externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Entretiens[modifier | modifier le code]