Skyphos

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En Grèce antique, un skyphos (en grec ancien σκύφος / skúphos) est un gobelet, c'est-à-dire un type de vase à boire haut de 5 à 15 cm, généralement sans pieds. Il est très courant dans le répertoire grec et romain. Utilisé comme vase à boire et à libation, il se caractérise par une coupe large et profonde, un petit pied et deux anses insérées à mi-hauteur du corps ou sous le bord[1].

Typologie[modifier | modifier le code]

Le type du skyphos émerge dès la Période géométrique, d'abord à Corinthe. La forme est ensuite reprise par les potiers athéniens. En Grèce antique on distingue plusieurs types de skyphos  :

  • type corinthien : bord recourbé vers l'intérieur ;
  • type attique A : anses horizontales insérées sous le bord ;
  • type attique B (également appelé type glaux) : une anse horizontale et une verticale, insérées sous le bord ;
  • skyphos à lèvre (également appelé coupe-skyphos) : anses recourbées insérées à mi-corps, bord incurvé vers l'extérieur.

Styles géométrique et orientalisant[modifier | modifier le code]

Céramique à figures noires[modifier | modifier le code]

Céramique à figures rouges[modifier | modifier le code]

Dans le monde grec : Grande Grèce, Asie mineure à l'époque hellénistique[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Maxwell G. Kanowski, Containers of Classical Greece, University of Queensland Press, Saint Lucia, 1984.
  • (en) Gisela M. A. Richter, Marjorie J. Milne, Shapes and Names of Athenian Vases, Metropolitan Museum of art, New York, 1935.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Vases grecs antiques », sur Joconde, Portail des collections des musées de France (consulté le 13 décembre 2016).
  2. Une fille modestement vêtue est totalement enveloppée dans son manteau et marche tranquillement - peut-être la fille qui est balancée par un satyre sur l’autre face du skyphos. Un satyre qui porte une très étrange couronne de roseaux la suit comme une servante et tient un parasol pour la protéger - un équipement qui est originaire d'Orient. Normalement, on pourrait s'attendre à ce qu'une servante accompagne la jeune fille dans sa promenade, au lieu d'un satyre. À en juger par son attitude respectueuse, les mains cachées sous son manteau et le voile sur le derrière de sa tête, il est probable qu'elle se dirige vers un sanctuaire, peut-être pour faire les sacrifices nécessaires avant son mariage. En raison de la présence des satyres, les savants évoquent la fête de l'Anthesteria, fête de trois jours en l'honneur de Dionysos, en février, au cours de laquelle, entre autres choses, le vin nouveau est dégusté le premier jour. La femme sur laquelle le satyre tient un parasol pourrait être la Basilinna, femme du plus haut magistrat du culte à Athènes qui, dans le cadre des festivités, participait à une cérémonie de «mariage» avec Dionysos. Le balancement, cependant, est identifié avec l'Aiora, qui probablement se tenait le troisième jour de l'Anthesteria. Mais si l'arrière-plan de cette image est une allusion aux rituels pendant l'Anthesteria, alors il est tellement opaque qu'il permet à peine une compréhension des activités cultuelles réelles. (Traduction approximative d'après la notice : Staatliche Museen zu Berlin : Online-Datenbank der Sammlungen)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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