Freeriding

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Le ski freeride, considéré comme un sport extrême, consiste à faire du ski hors des pistes.

Comme son nom l'indique avec Free (libre) et Ride (promenade) le but de ce sport est de glisser sur de larges pentes de neige poudreuse.

Ce type de ski peut se pratiquer sur des pentes sécurisées par les pisteurs grâce aux préventions des avalanches, ou sur les montagnes vierges, totalement naturelles et non sécurisées. Le ski freeride existe depuis longtemps, mais cette discipline s’est concrétisée en 2008. C'est le skieur Candide Thovex qui, en s’inspirant des snowboarders, décide de les suivre et les imiter, en combinant le ski freestyle et le ski freeride.

Description[modifier | modifier le code]

Le freeride est une discipline dangereuse, car les pratiquants ne sont jamais a l’abri d’une éventuelle avalanche ou encore d’une chute du haut d'une corniche. En effet, les dangers du sport sont nombreux et les accidents sont fréquents. Chaque année, il y a beaucoup de morts a cause des chutes de neige, des rochers qui y sont enfouis ou encore des blessures violentes. Ces accidents touchent autant les débutants que les professionnels, comme Andreas Fransson (en) ou encore JP Auclair (en), deux légendes du freeride (Andreas Fransson et JP Auclair sont morts dans la même avalanche en 2014).

Spécialistes du freeride[modifier | modifier le code]

  • JP Auclair (1977-2014, canadien)
  • Candide Thovex (1982, français)
  • Enak Gavaggio (1976, français)
  • Aurélien Ducroz (1982, français)
  • Tanner Hall (1983, américain)
  • Mike Douglas (1971, canadien)

Mike Douglas, 43 ans, est largement considéré comme le parrain du freeski pour son rôle dans le lancement du mouvement New School. Dans les années 90, Douglas, au départ un skieur de bosses, avec JP Auclair, JF Cusson, Shane Szocs, et d'autres, a conduit la révolte contre les nouvelles règles strictes du FIS (Fédération Internationale du Ski), en repoussant les limites du ski. En réponse, un groupe de skieurs canadiens, collectivement connus sous le nom de la Nouvelle Force aérienne du Canada, se sont retirés dans des parcs à neige (snowpark) et ont commencé à sauter et faire des figures, comme des hucking airs massifs, 360s, et backflips. Depuis cette nouvelle expansion du freestyle New School, les skieurs adeptes de cette nouvelle pratique sont friands de grandes sensations et prennent de plus en plus de risques. Ils se retirent alors dans des pentes poudreuses et naturelles, mélangent le freestyle au ski freeride ce qui donne naissance au ski backcountry.

Matériel[modifier | modifier le code]

Le ski freeride nécessite un matériel avec des caractéristiques différentes du ski de piste.

Les skis[modifier | modifier le code]

La forme du ski est importante car c'est elle qui va permettre au rideur de pouvoir passer dans une neige abondante et un terrain totalement naturel. Celui-ci est appelé le "ski fat".

Sa longueur est environ la même que la taille de son utilisateur. La largeur du patin est plus grande que celle des autres types de skis (plus de 115 millimètres) et permet de prendre les virages plus facilement et d'avoir une meilleure portance sur la poudreuse.

Le ski possède une double spatule, soit une spatule avant plus importante que la moyenne et une arrière qui n'existe pas sur les modèles de ski standard. Cela permet de laisser passer la neige pour ne pas s'enfoncer et avoir une meilleur maniabilité.

Comme les autres modèles, le ski freeride comprend une fixation réglable à la taille de la chaussure.

Les chaussures[modifier | modifier le code]

Les chaussures sont très peu différentes de celles pour ski de piste, seulement elles ont quelques fois des zones d'amortisseurs pour encaisser les chocs et un collier moins incliné vers l'avant.

Les bâtons[modifier | modifier le code]

Les bâtons n'ont pas de caractéristiques particulières. Comme pour les autres genres de ski, l'utilisateur doit avoir une paire à sa taille.

Les accessoires[modifier | modifier le code]

  • Le casque est fortement conseillé mais pas obligatoire. Il doit être à la taille du skieur.
  • Le masque ou les lunettes de soleil afin de se protéger de la réverbération des rayons sur la neige.
  • Les gants pour supporter le froid.
  • L'A.R.V.A est un élément très important car il permet de retrouver une personne enfouie sous la neige. C'est un appareil électronique qui émet un signal radio afin de partager la position approximative de son porteur.
  • La sonde va elle donner une position plus exacte, afin de connaître la profondeur du trou à creuser pour récupérer la victime.
  • La pelle sert à dégager une victime de la neige. Il est possible de la faire à la main ou avec un ski mais cela reste plus lent.


Compétitions[modifier | modifier le code]

Le ski freeride, qui aujourd’hui se développe très largement dans le monde des sports extrêmes, propose de plus en plus de compétitions. L’une d’entre elles, qui est certainement la plus emblématique, est le Freeride World Tour (FWT).

Cette compétition regroupe les meilleurs skieurs et snowboardeurs du monde qui s’affrontent sur les sommets les plus difficiles et légendaires, dans les stations de ski les plus renommées à travers le monde.

Le FWT se décline en plusieurs sous-compétitions dont le Freeride World Qualifier (FWQ) et le Freeride World Junior Tour (FJT). Ces compétitions sont conçues pour soutenir la croissance populaire de ce sport au près des jeunes et des « non-professionnels ».

Le but de ces compétitions, qui suit totalement celle de ce sport de manière générale, est l’expression, la libération, et l’amusement. Hors des cadres strictes que l’on trouve en slalom , le terrain de jeu est 100 % naturel. Une porte au départ en haut du sommet, une porte à l’arrivée et entre deux, les rideurs se lancent à la conquête de chaque flanc de la montagne exploitable dans le but de faire le meilleur run. Les compétiteurs choisissent des lignes et des couloirs impossibles, sautent des corniches impressionnantes et font des virages à toute vitesse.[1].

Des compétitions pour les jeunes commencent aussi à apparaître[Quand ?], le Freeride junior tour pour les 14-18ans et même le « Freeskid Tour » pour les 10-13 inventé par Evolution 2 La Clusaz.

D'autres compétitions partant du Freeride se développent, comme Le Redbull Linecatcher, qui mixent le freeride et le ski backcountry (Freestyle hors piste)[Quoi ?].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Freeride World Tour | Home », sur www.freerideworldtour.com (consulté le 15 mars 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]