Ski (matériel)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le matériel. Pour le moyen de déplacement et les disciplines sportives, voir Ski. Pour les autres sens, voir Ski (homonymie).
Trois paires de skis de slalom

Le ski est un accessoire long, environ la taille de l'utilisateur, souvent fin, environ la largeur du pied de l'utilisateur, et plat (allure lisse de sa semelle), semi-rigide, fixé à la chaussure, permettant à une personne de skier, c'est-à-dire de glisser sur un matériau à faible frottement comme la neige. Il s'utilise le plus souvent par paire (un à chaque pied), mais il n'est pourtant que très rarement latéralisé (peu de ski gauche / ski droit).

Initialement conçu comme une aide à se déplacer sur la neige, le ski s'est progressivement complexifié vers une forme et une structure de haute technologie accroissant le plaisir récréatif de la glisse, en participant ainsi au développement des sports d'hiver.

Description[modifier | modifier le code]

Ski alpin vu de dessus

Le ski est partagé en trois parties : l'avant du ski ou spatule, le milieu du ski (sous les chaussures) ou patin, l'arrière du ski ou talon. Dans la plupart des cas, il a une symétrie structurelle axiale.

La forme[modifier | modifier le code]

Vu de dessus, le ski alpin moderne et actuel possède ce que le jargon appelle une taille de guêpe : la spatule et le talon sont plus larges que le patin. Cela se traduit par la définition d'une ligne de cotes, c’est-à-dire par la définition de la largeur du ski en ces trois points.

Quand un ski possède une taille de guêpe, on dit qu'il est profilé. Le ski parabolique est un modèle de ski profilé lancé par l'entreprise slovène Elan et qui connut un vif succès, dont le nom fait référence à la forme des bords du ski. Cette forme de parabole permet au ski, si le skieur exerce une pression suffisante, de fléchir pour épouser la forme d'un virage en taillant la neige. Le skieur gagne donc en vitesse, puisque le ski ne dérape plus pendant le virage.

Le ski profilé est maintenant l'outil de choix pour une vaste gamme de terrains et d'adeptes : le débutant aimera la facilité avec lequel celui-ci se manœuvre dès les premières descentes, alors que l'expert appréciera sa polyvalence et sa rapidité de mouvement, même à grande vitesse. Cependant, depuis quelques années, plusieurs skis ayant un profil beaucoup moins prononcé ont fait leur apparition sur les pentes et gagné la faveur du consommateur moyen, notamment pour des usages particuliers, comme le ski hors piste ou les acrobaties. Certains skis ont même une spatule et un talon de dimensions inférieures au patin (par exemple les Armada ARG). Cette construction répartit le poids du skieur sur une plus large surface de contact et, en retour, permet une plus grande flottabilité dans la poudreuse.

De plus, les dimensions et la construction du ski sont parfois dictées par des normes très précises. Pensons ici aux skis de slalom qui, selon les normes FIS, doivent mesurer 165 centimètres pour les hommes et 155 centimètres pour les femmes au minimum, mais ils ont également des restrictions concernant la longueur dans toutes les disciplines et le rayon des skis pour les compétitions internationales (FIS). Elles sont par exemple d'un radius (rayon de courbe) de 23 en 2007 et sera de 27 en 2008 (il ne faut pas oublier qu'il existe une tolérance d'un an avant la mise en conformité des skis des coureurs qui sont sur les circuits FIS A, B, C, D). Ces normes changent souvent mais les skis des disciplines de vitesse doivent dépasser 200 centimètres pour les deux sexes[réf. nécessaire].

La structure[modifier | modifier le code]

Schéma grossier de la structure en sandwich d’un ski moderne.
Schéma permettant de visualiser ce qu’est le rayon de courbure d’un ski parabolique.

Les principaux éléments d'un ski sont :

  • la semelle. Elle est au contact de la neige et permet donc au ski de glisser. Généralement en polyéthylène, elle est légèrement rainurée dans le sens le plus long pour permettre à la neige fondue de s'évacuer plus rapidement et ainsi d'accroître la vitesse du skieur. En effet, le ski ne glisse pas directement sur de la neige, mais sur l'eau qui résulte de la fonte de la neige au contact du ski. Elle nécessite un entretien régulier pour améliorer la glisse (reboucher les trous et farter). Par ailleurs, le fartage utilisé dépend de la consistance de la neige.
  • les carres. Situées de chaque côté du ski, elles permettent de le contrôler sur la neige. En acier très résistant à l’abrasion et très aiguisées, elles permettent la conduite des virages et l’accrochage sur neige dure. De la même façon que la semelle, elles nécessitent un affûtage régulier pour améliorer l'aspect tranchant.
  • le noyau. Comme son nom l'indique, il se situe au cœur du ski et joue un rôle majeur sur sa rigidité. C'est sur ce point que les constructeurs diffèrent le plus. Constitué d'alliages (tel que le titanal), de bois ou de métaux, il donne au ski sa solidité et sa rigidité. Ce cœur est souvent très sensible à l'eau et doit donc être protégé par des couches sandwiches.
  • le dessus du ski. Souvent fabriqué à partir de composite époxy renforcé de fibres de verre, il permet de protéger le cœur du ski et joue un rôle décoratif. La dernière couche est une feuille polymérique transparente décorée sur le dessous et malheureusement parfois sensible aux chocs.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1868, le norvégien Sondre Norheim invente le ski qui s'appellera Télémark, du nom de la région où il habite. C'est le premier ski dont la largeur du centre est inférieure à celle des extrémités[1].

En 1905, l'armée française construit pour la première fois en série des skis, à Briançon.

À l'origine plus grand que le skieur, le ski peut maintenant être plus petit que lui grâce aux avancées technologiques, et notamment à la forme parabolique[2]. Cette forme parabolique est apparue en 1993[3].

Marché[modifier | modifier le code]

De 5,3 millions de paires de ski vendues dans le monde en 1971-1972[4], le marché mondial est passé à 11,3 millions de paires en 1979[5]. 6 millions de paires de skis on été vendues dans le monde en 1994[6], 5,2 millions en 1996 puis 4,6 millions en 1997[7], et 4,2 millions en 1998[8]. 7 millions de paires ont été vendues en 2002[9], 4,62 millions en 2005 et le marché était de 463 millions d'euros pour 4,64 millions de paires de ski alpin en 2006[10].

En 2008, le marché était de 382 millions d’euros : 295 pour le ski et 87 pour le snowboard avec 3,5 millions de paires de skis vendues dans le monde, dont 450 000 en France (12,9 %) ou 60 % des ventes se font pour la location[11]. En 2008/2009, 470 000 paires ont été vendues en France[5]. Toujours de 3,5 millions de paires en 2010, le marché mondial était réparti à 60 % en Europe, 30 % en Amérique du nord et 10 % pour le reste du monde.[12] En 2015, le marché global est d'un peu moins de 5 millions de paires de skis, en baisse de 5%[13]

Entretien des skis[modifier | modifier le code]

Affûtage des carres[modifier | modifier le code]

Fartage des semelles.[modifier | modifier le code]

Article détaillé : fart.

Notes et références[modifier | modifier le code]