Sivry-Ante

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Sivry-Ante
Église d'Ante.
Église d'Ante.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Arrondissement de Sainte-Menehould
Canton Argonne Suippe et Vesle
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Champenoise
Maire
Mandat
Bruno Bortolomiol
2014-2020
Code postal 51800
Code commune 51537
Démographie
Population
municipale
181 hab. (2014)
Densité 8,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 03″ nord, 4° 52′ 11″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 192 m
Superficie 21,6 km2
Localisation

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Sivry-Ante

Sivry-Ante est une commune française, située dans l'Argonne dans le département de la Marne en région Grand Est. La commune compte deux villages : Ante et Sivry.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune possède trois petites enclaves situées à la frontière des communes du Vieil-Dampierre et Le Chemin, sur la rive gauche de l'Aisne48° 59′ 30,35″ N, 4° 58′ 32,49″ E, 48° 59′ 15,85″ N, 4° 58′ 33,72″ E et 48° 59′ 09,47″ N, 4° 58′ 25,23″ E respectivement).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune résulte de la fusion en 1967 des communes de Ante et Sivry-sur-Ante.


Le 25 août 1870, durant la guerre franco-allemande, eut lieu l'affaire de Sivry-Ante.
En s'avançant de Metz sur Paris, les Allemands rencontrèrent, le 25 août, à Sivry-sur-Ante, un millier de gardes mobiles du 4e bataillon de la garde nationale mobile de la Marne qui, à l'approche de l'ennemi, avaient été dirigés de Vitry-le-François sur Sainte-Menehould.
Après leur avoir envoyé quelques obus une fraction de la 6e division de cavalerie prussienne les chargea, les dispersa, et les fit en grande partie prisonniers mais un grand nombre furent sabrés ou tués à coups de lance. Les Allemands ont prétendu que ces gardes mobiles avaient voulu se rendre; mais que ne sachant par quels signes conventionnels manifester ce dessein, ils s'étaient arrêtés et avaient formé le carré de leur mieux. C'est là ce qui avait été la cause de la charge inutile des cavaliers. Faits prisonniers, désarmés et emmenés en captivité, ces malheureux jeunes gens venaient de traverser le village de Passavant lorsque l'un d'eux quitta les rangs pour aller se désaltérer au ruisseau du chemin. Un soldat de l'escorte tire sur lui, et les Prussiens, se croyant attaqués, chargent impitoyablement les infortunés mobiles. Une reconnaissance de cavalerie fait feu sur eux, puis, l'infanterie cantonnée dans le village se mêle à cette attaque, et bientôt les deux côtés de la route sont jonchés de blessés et de cadavres. Les Prussiens mettent tant d'acharnement dans cette horrible mêlée, où l'on tue à bout portant des prisonniers sans armes, que ceux mêmes qui n'ont pas quitté leurs rangs ne sont point épargnés. 32 d'entre eux sont massacrés, 92 mutilés, et plusieurs vont périr misérablement et sans secours dans les champs où ils s'étaient cachés. Dix mois après cette scène sanglante, on retrouvait dans les bois de Passavant, soutenus par les grosses branches d'un chêne, les débris d'une victime que l'on put encore reconnaître; c'était un pauvre mobile qui s'était réfugié là pour éviter les coups de ses meurtriers, et qui, trop grièvement blessé, n'avait pu redescendre [1],[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Région de Givry-en-Argonne, est membre, depuis le 1er janvier 2014, de la Communauté de communes de l'Argonne Champenoise.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du 15 décembre 2011[3], cette communauté de communes de l'Argonne Champenoise est issue de la fusion, au 1er janvier 2014, de :

Les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont ont également rejoint l'Argonne Champenoise à sa création[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1837 1840 Nicolas Dommanget    
1840 1865 Pierre François Caquot    
1865 1871 Louis Théodore Dommanget    
Les données manquantes sont à compléter.
1979 2014[5] Michel Schellaert   Président de la CC de la Région de Givry-en-Argonne ( → 2013)
2014[6],[7] en cours
(au 21 juillet 2014)
Buno Bortolomiol    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 181 habitants, en diminution de -1,63 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
252 246 232 275 301 348 343 338 366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
335 353 362 376 333 345 358 331 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309 311 287 243 239 243 209 214 202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
151 205 177 176 177 187 188 186 181
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Il existait le château de Boncourt où est né Chamisso.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La guerre dans l'ouest : campagne de 1870-1871 par Louis Paul Rollin pages 9 à 11
  2. État nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués ou blessés dans la première partie de la campagne (du 25 juillet au 29 octobre 1870) guerre de 1870-1871 par Aristide Martinien page 95
  3. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  4. « Arrêté préfectoral du 3 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes du canton de Ville-sur-Tourbe, de la Communauté de communes de la région de Givry- en-Argonne et de la Communauté de communes de la région de Sainte-Ménehould en y incluant les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 bis,‎ , p. 16-24 (lire en ligne [PDF]).
  5. « Sivry-Ante: Michel Schellaert passe la main : Le maire de Sivry-Ante, et ancien président de la communauté de communes de Givry-en-Argonne, ne briguera pas un nouveau mandat », L'Union,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 19 juillet 2015).
  7. « Un maire bien estimé à Sivry-Ante : Sivry et Ante sont deux villages où il fait bon vivre. L’ambiance y est agréable. Les habitants s’entendent bien et estiment Bruno Bortolomiol, le nouveau maire qu’ils connaissaient depuis des années », L'Union,‎ (lire en ligne).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .


Liens externes[modifier | modifier le code]

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