Sitiveni Rabuka

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Sitiveni Rabuka
Illustration.
Sitiveni Rabuka en 2020.
Fonctions
Premier ministre des Fidji,
Ministre des Affaires étrangères
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 20 jours)
Président Ratu Wiliame Katonivere
Gouvernement Rabuka IV
Prédécesseur Ratu Josaia Voreqe Bainimarama
Chef de l'opposition parlementaire des Fidji

(2 ans et 1 jour)
Prédécesseur Ro Teimumu Kepa
Successeur Ratu Naiqama Lalabalavu
Président du Grand Conseil des Chefs

(2 ans)
Prédécesseur Création du poste
Successeur Ratu Epeli Ganilau
Premier ministre des Fidji

(6 ans, 11 mois et 17 jours)
Président Ratu Sir Penaia Ganilau
Ratu Sir Kamisese Mara
Gouvernement Rabuka II et III
Prédécesseur Ratu Sir Kamisese Mara
Successeur Mahendra Chaudhry
Président du gouvernement militaire
(chef de l'État et du gouvernement)

(1 mois et 28 jours)
Gouvernement Rabuka I
Prédécesseur Élisabeth II (monarchie constitutionnelle)
Timoci Bavadra (Premier ministre)
Successeur Ratu Sir Penaia Ganilau
(président de la République)
Biographie
Nom de naissance Sitiveni Ligamamada Rabuka
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Nakobo (Fidji)
Nationalité Fidjienne
Parti politique SVT (1992-1999)
SODELPA
(2014-2015 ; 2016-2020)
Alliance populaire (depuis 2021)
Diplômé de université de Madras
Religion Méthodiste

Sitiveni Rabuka
Chefs d'État fidjiens
Premiers ministres des Fidji

Sitiveni Rabuka, né le , est un joueur de rugby, militaire et homme d'État fidjien. Il mène deux coups d'État en 1987. Il est ensuite deux fois Premier ministre dans un cadre démocratique, entre 1992 et 1997, et depuis 2022.

Rabuka est le Roko Tui du conseil provincial de Cakaudrove dans la région septentrionale. Il est le seul membre à vie du Grand Conseil des Chefs, malgré sa condition de roturier, jusqu'à sa dissolution en 2012.

Nationaliste lors de ses deux putschs, il défend par la suite le multiculturalisme et le dialogue inter-ethnique. Après avoir mené deux coups d'État successifs en 1987 pour limiter les droits politiques des Indo-Fidjiens au profit des Fidjiens ethniques, il devient Premier ministre en ayant remporté les élections législatives de 1992. En 1994, il est contraint d'appeler à des élections anticipées, qu'il remporte avec une majorité amoindrie. Il se rapproche alors du Parti de la fédération nationale (NFP), défenseur des droits des Indo-Fidjiens. Il quitte le pouvoir démocratiquement, après sa défaite aux élections de 1999.

En 2018, il est le chef du Parti libéral social-démocrate (SODELPA) aux élections législatives, mais il échoue à prendre le pouvoir en dépit des progrès de son parti. Il quitte celui-ci en novembre 2020 et crée l'Alliance populaire (PA), qui arrive deuxième aux élections législatives de 2022. Il conclut ensuite un accord avec le NFP et retrouve le poste de Premier ministre.

Athlète et joueur de rugby[modifier | modifier le code]

Sitiveni Rabuka naît le [1] et grandit dans la communauté autochtone du village de Drekeniwai sur l'île de Vanua Levu[1]. Il est excellent athlète lors de son enseignement secondaire à l'école Reine Victoria (en) à Nasinu, devenant head boy (en) (représentant des élèves de l'école pour tout événement extérieur) et s'illustrant notamment en lancer de poids, lancer de marteau et lancer de disque[1].

Porte-drapeau de la délégation fidjienne aux Jeux du Commonwealth de 1974 à Christchurch[1], il se classe 8e et dernier au lancer de poids avec un jet à 14,14 mètres[2], 10e et dernier au lancer de disque avec un jet à 34,98 mètres[3], 9e et dernier au lancer de marteau avec un jet à 32,66 mètres[4], et 11e sur treize au décathlon avec 5332 points, juste derrière son compatriote Viliame Tunidau et bien derrière le Nord-Irlandais Mike Bull (en), champion avec 7417 points[5].

Pilier de l'équipe des Fidji de rugby à XV avec le dossard numéro 1 dans les années 1970, il participe notamment à la tournée de l'équipe au Royaume-Uni en 1970, ainsi qu'à la victoire de l'équipe fidjienne (35-17) face au Canada à Burnaby en 1970, et à la victoire fidjienne (13-9) face aux Tonga à Lautoka en 1977[1],[6],[7].

Bien plus tard, Sitiveni Rabuka est recruté en 2008 comme manager de l'équipe des Pacific Islanders de rugby à XV, juste avant qu'elle ne se rend en Europe pour affronter l'Angleterre, la France et l'Italie[8].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

Sitiveni Rabuka suit ses études dans des écoles militaires de Nouvelle-Zélande dans les années 1970, puis est formé par diverses écoles militaires en Inde et en Australie, obtenant un diplôme de Master en science militaire de l'université de Madras en 1979[9]. De 1980 à 1981, il participe à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). De 1983 à 1985, il commande le contingent fidjien de la Force multinationale et observateurs au Sinaï.

En 1981, alors lieutenant-colonel et commandant du premier bataillon du régiment d'infanterie des Fidji au Liban, il est fait officier de l'ordre de l'Empire britannique[10].

Coups d'État de 1987[modifier | modifier le code]

En 1987, Sitiveni Rabuka, colonel sans expérience politique, renverse le le gouvernement démocratiquement élu du Premier ministre, Timoci Bavadra. Il revendique agir pour défendre la suprématie politique des indigènes fidjiens, qu'il jugeait menacée par le gouvernement Bavadra, à forte composante indo-fidjienne. Il abroge la Constitution, considérant qu'elle confère trop de droits politiques aux Indo-Fidjiens, puis remet le pouvoir au gouverneur général, Ratu Sir Penaia Ganilau, un chef de haut rang, le pressant de mener une politique favorable aux intérêts indigènes.

Le gouverneur refuse toutefois de reconnaître l'abrogation de la Constitution. En conséquence, Rabuka mène un second coup d'État, le . Il mène un bref gouvernement militaire pendant deux mois, abolit la monarchie fidjienne, puis remet le pouvoir, le , à un « gouvernement de transition » : Ganilau obtient le poste nouvellement créé de président, et Ratu Sir Kamisese Mara devient Premier ministre. Rabuka se fait nommer ministre de l'Intérieur et conserve le contrôle des forces armées[11].

Vingt ans plus tard, il présente publiquement ses excuses quant à ces coups d'État, et affirme regretter d'avoir entravé la démocratie[12].

Premier ministre[modifier | modifier le code]

En 1990, le gouvernement de transition, sous l'œil de Rabuka, préside à l'instauration d'une nouvelle Constitution, qui vise explicitement à garantir la suprématie politique des indigènes. Les Indo-Fidjiens se voient privés de toute possibilité d'obtenir une majorité des sièges au Parlement et interdire l'accès aux fonctions de Premier ministre et de président.

Rabuka prend la tête d'un nouveau parti, le Parti politique fidjien (SVT), avec lequel il remporte les élections législatives de 1992. Devenu Premier ministre, il est contraint d'appeler à des élections anticipées deux ans plus tard, en raison de défections de plusieurs députés. Il remporte à nouveau le scrutin, avec un résultat en baisse, et se maintient ainsi à la tête du gouvernement.

Il se rapproche alors du Parti de la fédération nationale de Jai Ram Reddy, une formation qui défend les intérêts des Indo-Fidjiens. Cette alliance informelle, inattendue en raison des anciennes positions de Sitiveni Rabuka, marque une évolution dans son positionnement politique. Cette entente est cruciale à l'élaboration d'une nouvelle Constitution, en 1997, qui accorde une influence politique plus importante aux électeurs indo-fidjiens. Cette nouvelle norme constitutionnelle, qui va permettre l'élection d'un Premier ministre indo-fidjien deux ans plus tard, reçoit le soutien explicite de Rabuka, qui a alors opéré une volte-face et abandonné en grande partie ses doctrines nationalistes.

En 1997 il est reçu par la reine Élisabeth II au château de Windsor et lui présente ses excuses formelles pour l'avoir destituée lors du second coup d'État de 1987, et indique que la reine a reçu ses excuses « avec gentillesse et avec grâce »[7]. Il rapporte par la suite qu'il lui a proposé de rétablir la monarchie aux Fidji, et qu'elle lui aurait dit de ne procéder qu'avec l'accord du peuple fidjien. Il aurait alors songé à un référendum, mais renoncé en pensant ne pas pouvoir convaincre les Indo-Fidjiens de soutenir un rétablissement de la Couronne[13].

Sitiveni Rabuka participe aux élections législatives de 1999, mais est vaincu par le Parti travailliste fidjien de Mahendra Chaudhry, qui devient le premier chef de gouvernement indo-fidjien. Le Premier ministre sortant reconnaît alors sa défaite électorale.

Retour en politique[modifier | modifier le code]

Le , le Parti libéral social-démocrate (SODELPA, conservateur), principal parti d'opposition au Parlement, choisit Sitiveni Rabuka comme nouveau chef, après la démission de Ro Teimumu Kepa. Cette dernière exprime son désaccord avec ce choix, tandis que plusieurs cadres du Sodelpa démissionnent pour protester contre Rabuka[14]. Il exprime à nouveau ses regrets pour ses actions en 1987, et redemande formellement pardon à toutes les personnes affectées[15].

Il mène le parti aux élections législatives de . Sous sa direction, le SODELPA progresse, obtenant 39,9 % des voix et 21 sièges sur 51, demeurant le principal parti d'opposition[16].

Seul candidat, il devient chef de l'opposition parlementaire le , ayant été nommé par Ro Teimumu Kepa ainsi que par Biman Prasad, le chef du Parti de la fédération nationale[17]. Il se fait ministre fantôme de l'Économie, des Entreprises publiques et du Service public dans son propre cabinet fantôme[18].

À la mort d'Élisabeth II en septembre 2022, Sitiveni Rabuka exprime ses condoléances, rappelant que la reine avait été perçue « avec affection, amour et respect par le peuple des Fidji », et se remémorant la réception des joueurs fidjiens de rugby (dont lui-même) au palais de Buckingham en 1970, avoir commandé la garde d'honneur de la reine lors de sa visite aux Fidji en 1977, et sa rencontre avec la reine à Windsor en 1997 pour lui demander pardon pour son coup d'État[7].

À nouveau Premier ministre (depuis 2022)[modifier | modifier le code]

Départ du SODELPA[modifier | modifier le code]

Fin , il est défié pour la direction du parti. Le , les députés du parti élisent Viliame Gavoka comme chef, écartant ainsi Sitiveni Rabuka qui avait maintenu sa candidature pour le poste. Viliame Gavoka estime que le parti s'est fracturé en factions sous la direction de Rabuka, et qu'il convient de le rassembler[19].

Les députés du SODELPA élisent par ailleurs Ratu Naiqama Lalabalavu comme chef de l'opposition parlementaire, dissociant ainsi ce poste de celui de chef du parti[20]. Le , Sitiveni Rabuka démissionne du Parlement, expliquant que le manque de confiance du gouvernement à son égard est un obstacle à la coopération entre le gouvernement et l'opposition en vue de « créer l'harmonie et le progrès et l'unité aux Fidji »[21].

Le , il quitte le SODELPA[22] et fonde l'Alliance populaire, avec lequel il participe aux élections du [23].

Parlement sans majorité et coalition[modifier | modifier le code]

Son parti recueille 35,8 % des voix et 21 sièges sur 55 dans un Parlement sans majorité, derrière le parti Fidji d'abord du Premier ministre, Frank Bainimarama, qui a perdu sa majorité absolue. Celui-ci fait déployer l'armée, rapportant des violences ethniques non confirmées et que cela était nécessaire pour « maintenir la loi et l'ordre »[24]. Dans un climat politique tendu, Sitiveni Rabuka accuse le gouvernement d'alimenter « la peur et le chaos » et de vouloir « embraser la nation en fonction de critères raciaux[24]. ».

Le 20 décembre, un accord est conclu pour un gouvernement de coalition majoritaire comprenant l'Alliance populaire, le Parti de la fédération nationale et le Sodelpa. Sitiveni Rabuka est alors pressenti pour devenir Premier ministre[25],[26],[27].

Il est confirmé comme Premier ministre par le Parlement par 28 voix, contre 27 pour le Premier ministre sortant. Dans le gouvernement qu'il forme ensuite, il nomme son allié du NFP, Biman Prasad, vice-Premier ministre[24].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Sitiveni Rabuka confirme, dès la fin décembre 2022, l'instauration de jours fériés pour Girmit Day (le 14 mai) et Ratu Sir Lala Sukuna Day (en) (le dernier lundi de mai), comme il l'avait promis durant la campagne électorale. Girmit Day commémore l'arrivée aux Fidji des premiers travailleurs indiens sous statut d’indenture en 1879, durant la période coloniale, et célèbre leur résilience et leurs contributions au pays. Ratu Sir Lala Sukuna Day commémore l'homme d'État autochtone du même nom, mort en 1958[28].

En février 2023, il annonce vouloir organiser un référendum pour abroger deux dispositions de la Constitution : celle qui fait du pays un État laïque (ses partisans souhaitant un État chrétien), et celle qui définit tous les citoyens du pays comme étant fidjiens (la droite autochtone souhaitant que ce nom soit réservé à la population autochtone, donc défini selon des critères ethniques et non plus civiques)[29].

Le 14 mai 2023, première fois où Girmit Day est un jour férié, le Premier ministre Rabuka promeut l'unité dans le respect des différentes cultures du pays, et demande pardon pour avoir mené les coups d'État de 1987. Par la même occasion, l'Église méthodiste des Fidji demande pardon pour avoir soutenu les coups d'État anti-indiens de 1987 et de l'an 2000. Les trois plus hauts chefs autochtones coutumiers du pays, Ro Teimumu Kepa, Ratu Epenisa Cakobau (ancien membre du parti politique d'extrême-droite anti-indienne l'Alliance conservatrice) et Ratu Naiqama Lalabalavu, demandent également pardon. Invité à une cérémonie de réconciliation, Mahendra Chaudhry, Premier ministre du gouvernement travailliste renversé en 2000, accepte les excuses offertes, rappelle les souffrances endurées par les citoyens d'ascendance indienne lors des violences qui ont accompagné ces coups d'État, et demande que le processus de réconciliation se poursuive avec des « mesures concrètes » pour prémunir la société fidjienne de violences racistes similaires à l'avenir[30],[31],[32].

Les 24 et 25 mai 2023, pour inaugurer les célébrations du jour férié Ratu Sir Lala Sukuna Day, le Grand Conseil des chefs, suspendu par le gouvernement militaire de Frank Bainimarama en 2007 puis aboli par décret en 2012, siège pour la première fois depuis seize ans, sur l'île de Bau. Il rassemble quarante-quatre chefs autochtones coutumiers issus des provinces des Fidji et de Rotuma, les grands chefs coutumiers des trois confédérations de chefferies, un représentant de chacune des quatorze provinces et un de Rotuma, et six membres nommés par le ministère des Affaires autochtones, soit soixante-huit membres au total. Lors de cette session, le Conseil exprime ses propositions à la commission présidée par Ratu Jone Baledrokadroka (en) pour les modalités d'une restauration définitive du Grand Conseil des chefs. Afin de concilier cet événement à la volonté du gouvernement de promouvoir l'harmonie inter-ethnique et l'unité nationale, un groupe de danse indo-fidjien prend part à la cérémonie d'inauguration du Conseil[33].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

En février 2023, Sitiveni Rabuka reçoit Benny Wenda, le président du Mouvement uni pour la libération de la Papouasie occidentale, et exprime publiquement son soutien à la candidature de ce mouvement qui souhaite devenir membre à part entière du Groupe Fer de lance mélanésien. Le gouvernement indonésien proteste formellement contre cette rencontre, qui marque une rupture avec la position du gouvernement fidjien précédent dirigé par Frank Bainimarama de 2006 à 2022[34].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sitiveni Rabuka est de confession méthodiste[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) Ajai Bhay Amrit, "Opinion: Rabuka, a force to reckon with", The Fiji Times
  2. (en) "Results: Athletics Shot Put - Men Christchurch 1974", Fédération des Jeux du Commonwealth
  3. (en) "Results: Athletics Discus Throw - Men Christchurch 1974", Fédération des Jeux du Commonwealth
  4. (en) "Results: Athletics Hammer Throw - Men Christchurch 1974", Fédération des Jeux du Commonwealth
  5. (en) "Results: Athletics Decathlon - Men Christchurch 1974", Fédération des Jeux du Commonwealth
  6. (en) "Sitiveni Ligamamada Rabuka", ESPN
  7. a b et c (en) "Rest in peace Your Majesty - Rabuka", FijiVillage, 9 septembre 2022
  8. (en) "Pacific Islanders looking for a revolution as they prepare to tour Europe", The Daily Telegraph, 18 octobre 2008
  9. (en) "The hon Sitiveni Rabuka - Prime Minister", Forum des Îles du Pacifique
  10. (en) "People", Pacific Islands Monthly, août 1981, p.36
  11. (en) "Back from the brink", Pacific Islands Monthly, 1er janvier 1988, pp.10-12
  12. « Rabuka regrets coups », TVNZ, 2 novembre 2007
  13. (en) "Interview with Sitiveni Rabuka", Commonwealth Oral Histories, 22 juillet 2015
  14. (en) "Sitiveni Rabuka wins leadership of Fiji's SODELPA", Radio New Zealand, 24 juin 2016
  15. (en) "Rabuka presents traditional apology, asks for support", Fiji Times, 24 juin 2016
  16. (en) "FEO concludes results entry, FijiFirst to remain in power", Fiji Broadcasting Corporation, 18 novembre 2018
  17. (en) "Rabuka is Leader of the Opposition", Fiji Times, 26 novembre 2018
  18. (en) "Opposition releases shadow cabinet portfolios", Fiji Broadcasting Corporation, 28 novembre 2018
  19. (en) "Fiji's main opposition party chooses a new leader", Radio New Zealand, 27 novembre 2020
  20. (en) "High chief elected Fiji's new Opposition Leader", Radio New Zealand, 9 décembre 2020
  21. (en) "Fiji's opposition leader Sitiveni Rabuka resigns as member of Parliament", Radio New Zealand, 7 décembre 2020
  22. (en) "Rabuka resigns from SODELPA", Fiji Times, 9 décembre 2020
  23. Fiji's main political rivals deadlocked after parliamentary election, BBC news, 18 decembre 2022.
  24. a b et c Le Monde avec AFP, « Aux Fidji, l’opposant Sitiveni Rabuka confirmé comme premier ministre », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. (en) "New government ready to lead", Fijian Broadcasting Corporation, 20 décembre 2022
  26. (en) "Coalition formed between Fiji's SODELPA, National Federation Party and People's Alliance Party after deadlocked election results", Australian Broadcasting Corporation, 20 décembre 2022
  27. « Aux Fidji, l’opposition conclut un accord pour évincer le premier ministre », Le Monde, 20 décembre 2022
  28. (en) "Two more public holidays for 2023", Fijian Broadcasting Corporation, 30 décembre 2022
  29. (en) "PM Rabuka: Secular State & Fijian Identity Will Be Changed", the Fiji Sun, 7 février 2023
  30. (en) "Rabuka personally confesses to the 1987 coup", Fijian Broadcasting Corporation, 14 mai 2023
  31. (en) "Historic day for our nation: Chaudhry", Fijian Broadcasting Corporation, 14 mai 2023
  32. (en) "Girmit Day | PM: Time to move forward in unity", The Fiji Times, 14 mai 2023
  33. (en) "History in the making at planned chiefs gathering in Fiji", Radio New Zealand, 16 mai 2023
  34. (en) "Indonesia protests Fiji PM’s meeting with Papua independence figure", Radio Free Asia, 1er mars 2023
  35. (en) "Rabuka Can Preach: Methodist Church", Fiji Sun, 29 juin 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]