Sitarane

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sitarane
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Simicoudza SimicourbaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
La tombe de Sitarane dans le cimetière de Saint-Pierre, à La Réunion.

Simicoudza Simicourba, né en 1858, guillotiné le , dit Sitarane, était un voleur et un assassin de La Réunion. Il fut également surnommé « le vampire de La Réunion ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2016).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Simicoudza Simicourba, dit Sitarane, est né dans une famille de sorciers des possessions portugaises du Mozambique. Il arriva à La Réunion à l'âge de 20 ans en 1889 avec un contrat de travailleur engagé sur les terres de M. Morange à Saint-Benoit, sous le no 10 8958. Deux ans plus tard, il abandonne son emploi et entre en clandestinité. En 1906, il fait connaissance de deux autres malfaiteurs : Pierre-Élie Calendrin (1869-1937), le chef de bande, qui avait une réputation de sorcier et Emmanuel Fontaine (1886-1911), avec lesquels il commet de nombreux vols, dont certains d'une façon mystérieuse et très audacieuse, puis bientôt trois assassinats, dont les victimes avaient été égorgées durant leur sommeil. La tradition réunionnaise leur prête une douzaine de meurtres à leur actif.

L'enquête révéla également que les trois brigands avaient bu le sang de leurs victimes et en avaient recueilli pour servir aux pratiques occultes de Calendrin. Ce dernier nia tout en bloc au cours du procès et se vit condamner aux travaux forcés à perpétuité. Les deux autres furent condamnés à mort et guillotinés.

Juste avant d'être exécuté, Sitarane demanda à être baptisé.

Postérité[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2016).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Curieusement, seul le nom de Sitarane demeure vivace dans l'histoire locale. Sa tombe, toujours fleurie et garnie de bougies et de cierges, est aujourd'hui l'objet d'un véritable culte.

Selon la tradition sorcière de l'île, de nombreux envoûteurs et jeteurs de sort enrôlent l'esprit de Sitarane pour leurs opérations de magie noire.

On prétend aussi que tous ceux qui envisagent un crime ou un hold-up, un détournement d'héritage ou l'assassinat d'une personne, vont prier nuitamment sur la tombe de Sitarane pour que son esprit démoniaque favorise leur entreprise.

On raconte encore l'histoire de cet homme qui planta une nuit un couteau de boucher sur la tombe de Sitarane, et s'en servit ensuite pour assassiner sa maîtresse qui assistait sur la place de l'hôtel de ville à un spectacle de variétés en compagnie de dix mille personnes. C'est le même culte qui conduisit Noël Clarel, un manœuvre travaillant à des fouilles archéologiques de la pointe du diable à Saint-Pierre à entraîner un enfant de onze ans dans une ravine, puis à l'étrangler. Poursuivant les fouilles de nuit pour son propre compte en espérant découvrir le trésor qu'il y supposait enfoui, Noël Clarel pensait qu'une telle découverte était subordonnée au sacrifice d'un enfant.

L'auteur et historien français Daniel Vaxelaire a écrit au moins deux livres ayant pour sujet Sitarane[1],[2]. Le romancier, poète et essayiste français Jean-François Samlong a consacré un roman à l'histoire de Sitarane, Une guillotine dans un train de nuit, publié en 2012 aux Éditions Gallimard[3].

Son histoire relevant de la mythologie réunionnaise inspire périodiquement la littérature populaire[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]