Sitarane

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Sitarane
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Simicoudza SimicourbaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Tombe-de-Sitarane.JPG
La tombe de Sitarane dans le cimetière de Saint-Pierre, à La Réunion.

Simicoudza Simicourba, né en 1858, guillotiné le , dit Sitarane, était un voleur et un assassin de La Réunion. Il fut également surnommé « le vampire de La Réunion ».

Biographie[modifier | modifier le code]

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Simicoudza Simicourba, dit Sitarane, est né dans une famille de sorciers des possessions portugaises du Mozambique. Il arriva à La Réunion à l'âge de 20 ans en 1889 avec un contrat de travailleur engagé sur les terres de M. Morange à Saint-Benoit, sous le no 10 8958. Deux ans plus tard, il abandonne son emploi et entre en clandestinité. En 1906, il fait connaissance de deux autres malfaiteurs : Pierre-Élie Calendrin (1869-1937), le chef de bande, qui avait une réputation de sorcier et Emmanuel Fontaine (1886-1911), avec lesquels il commet de nombreux vols, dont certains d'une façon mystérieuse et très audacieuse, puis bientôt trois assassinats, dont les victimes avaient été égorgées durant leur sommeil. La tradition réunionnaise leur prête une douzaine de meurtres à leur actif.

Cependant depuis sa mort, sa réputation ne cesse de croître. Il fait l'objet d'une des plus grandes histoires d’horreurs racontées au peuple réunionnais. Enterré à Saint-Pierre en 1911, sa tombe attire de nombreuses personnes, qui en échange d'offrandes lui demandent de répandre le bien ou le mal et de commettre des actes inimaginables. Sa dépouille n'est pas à l'emplacement où se situe sa tombe d'après l'interview de Jules Bernard et de Jean-François Samlong dans laquelle ils racontent l'histoire de Sitarane[réf. nécessaire].

L'enquête révéla également que les trois brigands avaient bu le sang de leurs victimes et en avaient recueilli pour servir aux pratiques occultes de Calendrin. Ce dernier nia tout en bloc au cours du procès et se vit condamner aux travaux forcés à perpétuité. Les deux autres furent condamnés à mort et guillotinés.

Juste avant d'être exécuté, Sitarane demanda à être baptisé.

Postérité[modifier | modifier le code]

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Curieusement, seul le nom de Sitarane demeure vivace dans l'histoire locale. Sa tombe, toujours fleurie et garnie de bougies et de cierges, est aujourd'hui l'objet d'un véritable culte.

Selon la tradition sorcière de l'île, de nombreux envoûteurs et jeteurs de sort enrôlent l'esprit de Sitarane pour leurs opérations de magie noire.

On prétend aussi que tous ceux qui envisagent un crime ou un hold-up, un détournement d'héritage ou l'assassinat d'une personne, vont prier nuitamment sur la tombe de Sitarane pour que son esprit démoniaque favorise leur entreprise.

On raconte encore l'histoire de cet homme qui, une nuit, planta un couteau de boucher sur la tombe de Sitarane, et s'en servit ensuite pour assassiner sa maîtresse qui assistait sur la place de l'hôtel de ville à un spectacle de variétés en compagnie de dix mille personnes. C'est le même culte qui conduisit Noël Clarel, un manœuvre travaillant à des fouilles archéologiques de la pointe du Diable à Saint-Pierre à entraîner un enfant de onze ans dans une ravine, puis à l'étrangler. Poursuivant les fouilles de nuit pour son propre compte en espérant découvrir le trésor qu'il y supposait enfoui, Noël Clarel pensait qu'une telle découverte était subordonnée au sacrifice d'un enfant.

L'auteur et historien français Daniel Vaxelaire a écrit au moins deux livres ayant pour sujet Sitarane[1],[2]. Le romancier, poète et essayiste français Jean-François Samlong a consacré un roman à l'histoire de Sitarane, Une guillotine dans un train de nuit, publié en 2012 aux Éditions Gallimard[3].

Son histoire relevant de la mythologie réunionnaise inspire périodiquement la littérature populaire[4].

Son passé[modifier | modifier le code]

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Calendrin est le nom de son chef. Un certain Emmanuel Fontaine est le troisième malfaiteur et l'exécuteur des basses œuvres se trouve être Sitarane. À leurs côtés se trouvent une dizaine de complices. La nuit tombée, la bande se donne rendez-vous loin des regards attendant minuit pour prendre conseil avec les esprits du mal. Par la suite le chef, assassin-sorcier, consultait les tarots et, si d'après lui tout allait bien, on égorgeait un coq noir pour en boire le sang. C'était là une des sortes de sacrifices. Ces êtres cruels se dirigeaient donc vers une destination connue d'avance, emportant avec eux, outre l'assurance et la protection du démon[Quoi ?]. Ils se servaient d’un sachet de poudre qui était répandu à travers le trou des serrures dans les lieux désignés comme « maudits ». Les occupants assoupis, respiraient cette poussière qui avait la propriété de les placer dans un profond sommeil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Fictions[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Haga, Sitarane Blues, Orphie,
  • Tobie Nathan, Ethno-Roman, Grasset,

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]