Sirima

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Sirima
Nom de naissance Sirima Nicole Wiratunga
Naissance
Isleworth (Angleterre)
Décès (à 25 ans)
Paris (10e)
Activité principale Chanteuse
Genre musical Pop
Années actives 19821989
Site officiel www.sirima.net

Sirima, nom de scène de Sirima Nicole Wiratunga, est une chanteuse franco-britannique née le à Isleworth dans le comté de Middlesex en Angleterre et morte le à Paris 10e[1].

Elle a été révélée au grand public grâce à son duo avec Jean-Jacques Goldman dans la chanson Là-bas (1987).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Sirima Nicole Wiratunga est née en 1964 à Isleworth dans la banlieue de Londres (Middlesex). Elle a vécu sa petite enfance au Sri Lanka et son adolescence en Angleterre.

De père sri-lankais, Charles Ranjit, et de mère bretonne, Édith de Nantes, elle a une sœur, Surani de 15 mois son aînée. Après la naissance d'un petit frère Alain en 1965, la famille part vivre à Ceylan.

Durant sa petite enfance, elle est influencée par la guitare de son père, la flûte en bois de son oncle, les percussions jouées dans les fêtes bouddhiques, le baila, la musique populaire et classique du Sri Lanka. Mais aussi par l'Église catholique et ses hymnes anglais chantés par les enfants sri-lankais.

Sirima a environ 5 ans quand sa famille revient en Angleterre. En 1972 ses parents se séparent, elle a 8 ans. Sirima se réfugie dans la musique et cherche à retrouver les sons qui lui étaient familiers dans son enfance sri-lankaise. Elle découvre la pop-musique anglaise et se passionne pour les comédies musicales. Elle retrouve l'Église catholique et forme un groupe folk avec ses deux sœurs[2] Surani et Lynne-Marie.

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1982, Sirima a 18 ans[3]. Elle quitte l'Angleterre, où elle avait formé un groupe folk[3], pour la France où elle rejoint son grand-père breton en région parisienne. Elle trouve un emploi de jeune fille au pair. Sa passion pour la chanson grandit encore et s'accompagne à la guitare.

De 1982[3] à 1987, elle chante dans le métro à la station de Châtelet – Les Halles, essentiellement des reprises de Joan Baez, de Paul Simon, de Diane Tell (Si j'étais un homme) et de Barbra Streisand, notamment Memory.[réf. souhaitée]

En 1985, elle fait la première partie du concert de Paolo Conte au Théâtre de la Ville.

Là-bas[modifier | modifier le code]

Fin 1986, elle est remarquée dans le métro parisien par Philippe Delettrez (saxophoniste, compositeur, arrangeur), qui lui propose de se joindre à son groupe et de démarcher pour elle les maisons de disque[3]. Son essai étant concluant, Sirima reçoit des propositions de collaboration professionnelle, mais elle préfère retourner chanter dans le métro parisien[4]. Philippe Delettrez est en contact avec Philippe de Lacroix-Herpin, dit Pinpin, qui est alors le saxophoniste de Jean-Jacques Goldman. Celui-ci vient d'écrire Là-bas, sa première composition écrite seul pour deux voix dont une féminine[3]. Alors qu'il cherche une interprète féminine pour ce duo, Pinpin les met en relation[3].

Après avoir écouté un enregistrement de sa voix, Jean-Jacques Goldman rencontre Sirima dans le métro à la station Barbès - Rochechouart, et le personnage lui plaît. Il lui fait faire un essai, puis l'engage[5]. Il dira plus tard : « La chanson était finie. Je cherchais la femme qui allait me répondre dans cette chanson. J'ai demandé à tous mes amis, autour de moi, dans les maisons de disques, de me faire écouter des voix de chanteuses. J'ai écouté des centaines de disques, des centaines de cassettes. Un jour, Pinpin est arrivé avec une cassette, en disant, j'ai un copain qui s'appelle Philippe Delettrez, qui est saxophoniste aussi, qui travaille avec une fille, qui actuellement chante dans le métro, qui s'appelle Sirima. J'ai écouté la voix, c'était tout à fait le genre de voix que je cherchais. Je l'ai essayée comme j'en ai essayé d'autres. Un jour, je l'ai rencontrée près du Châtelet parce que c’était là qu'elle officiait dans le métro. On est allés dans un bistrot, et je me suis rendu compte tout de suite que non seulement c'était la voix, mais que c'était aussi le personnage. On a fait un essai en studio, qui s'est révélé concluant, et on a pris rendez-vous pour la séance d'enregistrement »[6].

Sirima est âgée de 23 ans quand sort Là-bas, qui connaît un grand succès commercial. Elle est cependant peu présente lors de la tournée de Jean-Jacques Goldman, travaillant sur un autre projet. Elle décline les propositions de maisons de disques, choisit de rester indépendante et redevient « underground »[4].

L'album A Part of Me en 1989[modifier | modifier le code]

Mort[modifier | modifier le code]

Sirima est en couple avec le musicien Kahatra Sasorith, avec qui elle a un fils prénommé Kym. Il la tue à coups de couteau de cuisine le , moins de trois semaines après la sortie de A Part of Me[7],[4],[5],[8]. Le meurtre serait motivé par la jalousie : Sirima étant devenue une star, Kahatra Sasorith avait peur qu'elle se marie avec quelqu'un d'autre. Il l'aurait ainsi tuée pour « qu'elle n'appartienne à personne d'autre que lui »[9],[3]. Le musicien est condamné à une peine d'emprisonnement de neuf ans, et fait par ailleurs l'objet d'une expulsion du territoire français en 1994, décision confirmée en 1996 par le Conseil d'État[10].

Chansons interprétées[modifier | modifier le code]

1987 : Entre gris clair et gris foncé :

1989 : A part of me :

  • Sometimes love isn't enough
  • No reason no rhyme
  • His way of loving me
  • Kym
  • A part of me
  • I need to know, en duo avec Jean-Jacques Goldman
  • Ticket to the Moon
  • I believed
  • Daddy
  • Was it a dream ?

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. geneafrance.com.
  2. « Sirima : Biographie (1967-1989) », sur www.sirima.net (consulté le 22 juin 2021).
  3. a b c d e f et g Fred Hidalgo, Jean-Jacques Goldman confidentiel, Archipoche, (ISBN 9782377351503, lire en ligne).
  4. a b et c Sirima, racontée par Jean-Jacques Goldman - jjgoldman.net.
  5. a et b Sirima : Une partie d'elle - Site officiel.
  6. « Sirima : Une partie d'elle », sur sirima.net (consulté le 9 septembre 2020).
  7. Sirima : Biographie, sur sirima.net.
  8. « Jean-Jacques Goldman : le meurtre de la chanteuse Sirima, un drame qui l’a profondément marqué », sur Gala.fr, (consulté le 22 juin 2021).
  9. « Sirima », sur jjgoldman.net (consulté le 29 juillet 2016).
  10. Conseil d'État, , no 169703, mentionnée aux tables du recueil Lebon.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]