Siraba Dembélé

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Siraba Dembélé
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Fiche d’identité
Nationalité Drapeau : France Française
Naissance (30 ans)
Lieu Dreux
Taille 1,72 m (5 8)[1]
Poids 64 kg (141 lb)[1]
Poste Ailière gauche
Surnom(s) Sira
Situation en club
Club actuel Drapeau : Russie Rostov-Don
Numéro 17
Parcours junior
Saisons Club
1996-2003 Drapeau : France HBC Vallée d'Avre
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
2003-2004 Drapeau : France Dreux AC
2004-2008 Drapeau : France Mérignac Handball
2008-2009 Drapeau : France Issy-les-Moulineaux
2009-2012 Drapeau : France Toulon Saint-Cyr
2012-2013 Drapeau : Danemark Randers HK
2013-2016 Drapeau : Macédoine ŽRK Vardar Skopje
2016- Drapeau : Russie Rostov-Don
Sélections en équipe nationale **
Année(s) Équipe M. (B.)
depuis 2006 Drapeau : France France 175 (568)[1]
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Siraba Dembélé, née le à Dreux, est une handballeuse française, vice-championne olympique en 2016. Elle évolue au poste d'ailière gauche[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours en club[modifier | modifier le code]

Siraba Dembélé grandit à Saint-Lubin-des-Joncherets, tout au nord de l'Eure-et-Loir, entourée de quatre frères et trois sœurs[E 1]. À la maison, ses origines maliennes sont très présentes à table comme dans la langue parlée, le Rasanké[E 2]. Siraba découvre le handball en 1996 en accompagnant sa grande sœur Kamion à l'entraînement[E 2]. Le hasard veut qu'il manque un joueur et qu'elle enfile pour la première fois un maillot du HBC Vallée d'Avre[E 2].

À quinze ans, Siraba intègre le Pôle Espoir de Chartres puis un nouveau club : le Dreux AC[E 2]. Juste avant cela, en 2002-2003, elle fête l'accession en Nationale 3 de son petit club.[réf. nécessaire] À la rentrée 2003, elle découvre donc la N2[E 2]. Une saison en forme de tremplin durant laquelle elle tape dans les yeux de Mérignac, club de l'élite[E 2]. Elle le rejoint quelques mois plus tard et quitte le cocon familial en compagnie de Nimétigna Keita[E 2].

Le 18 septembre 2004, à seulement 18 ans, Siraba Dembélé débute en première division contre Fleury-les-Aubrais (24-22) avec deux buts personnel[E 2]. Elle en inscrit 16 autres au cours de cette saison d'apprentissage[E 2]. Ses statistiques vont ensuite crescendo durant huit années en D1, preuve d'une progression constante[E 2]. Au printemps 2006, Mérignac décroche une belle troisième place en championnat et la jeune Eurélienne obtient sa première sélection en équipe de France[E 2].

À l'été 2008, après avoir atteint la finale de la Coupe Challenge puis raté les JO, son club de Mérignac est rétrogradé administrativement en D2[E 3]. Contrainte au départ, elle opte pour la projet d'Issy-les-Moulineaux et se rapproche de sa famille[E 3]. Mais, pour les même raisons, le club des Hauts-de-Seine est à son tour puni d'une relégation pour les mêmes raisons au printemps 2009[E 3].

Elle prend la direction de Toulon où elle remporte le titre de championne de France 2009-2010 avec Thierry Vincent, l'entraîneur de ses années girondines, et deux Coupes de France en 2011 et 2012[E 3]. Régulière avec une moyenne de cinq buts par match, l'Eurélienne est alors considérée comme la meilleure ailière gauche de la planète[E 3]. Quatre années de suite (2008 à 2011), elle est élue meilleure ailière gauche en France et même meilleure joueuse tous postes confondus la dernière année[E 3].

En 2012, elle part pour le Danemark et le club de Randers HK pour jouer la Ligue des champions[E 4]. Elle n'y reste qu'une saison pour plusieurs raisons[note 1] et rejoint le ŽRK Vardar Skopje pour un contrat d'un an[4]. Elle est convaincue par le riche projet du dirigeant milliardaire du club où elle retrouve ses compatriotes Allison Pineau et Amandine Leynaud[E 4]. La nouvelle capitaine des Bleues se plaît dans la capitale macédonienne[E 4]. Le niveau du championnat est très faible pour le Vardar formaté pour la Coupe d'Europe avec sa salle neuve et son chapelet d'internationales[E 5]. Au printemps 2014, le club échoue de peu en demi-finale de la compétition[E 5]. L'année suivante, après avoir prolongé jusqu'en 2016[5], le même adversaire au même stade de la compétition avec le même résultat brise une nouvelle fois son rêve[E 5]. Dembélé n'abandonne pas, travaille dure et est élue meilleure ailière gauche d'Europe en 2015[E 5].

En décembre 2015, elle annonce son départ de Skopje, lassée par un Championnat local trop pauvre, pour rejoindre l’ambitieux club russe du Rostov-Don[6].

Parcours en équipe de France[modifier | modifier le code]

Siraba Dembélé connaît sa première sélection en équipe de France le contre la Turquie. En décembre, elle participe au championnat d'Europe 2006 où elle remporte la médaille de bronze en créant la surprise contre les Allemandes lors de la petite finale (29-25)[E 2]. En 2008, elle n'est pas sélectionnée par Olivier Krumbholz pour les Jeux olympiques de Pékin[E 3]. À la toute fin de la préparation, l'entraîneur lui préfère Paule Baudouin sur l'aile gauche[E 3]. Elle vit mal cet évènement mais, dès l'automne, signe son retour dans l'équipe[E 4]. En décembre 2009, elle devient vice-championne du monde[E 4]. Malgré un début de tournoi inquiétant, durant lequel Siraba montre son caractère[E 1],[note 2], les Bleues se hissent jusqu'en finale avant de perdre contre la Russie (25-22)[E 4].

Deux ans plus tard, en 2011, les Françaises refont le coup[E 4]. Au Brésil, elles tutoient de nouveaux les sommets mondiaux, prennent leur revanche sur les Russes en quarts, éliminent les Danoises en demi-finale et cèdent contre la Norvège[E 4]. Six mois plus tard, c'est avec de gros objectifs que Dembélé et les Françaises participent aux Jeux olympiques de 2012 à Londres[E 4]. Mais l'aventure s'arrête en quarts de finale[E 4]. En 2013, à la suite de l'arrivée d'Alain Portes à la place de Krumbholz, elle devient capitaine de l'équipe de France[E 1],[7], notamment lors du Mondial 2013 et l'Euro 2014[8]. Elle fait partie des joueuses retenues en équipe de France pour disputer les Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro[9]. La France atteint la finale, mais s'incline face à la Russie et se contente d'une médaille d'argent[10].

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En sélection nationale[modifier | modifier le code]

Championnat du monde
  • médaille d'argent, monde médaille d'argent en 2011
  • médaille d'argent, monde médaille d'argent en 2009
Championnat d'Europe
Jeux olympiques d'été

Récompenses individuelles[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La barrière de la langue lui pèse, les méthodes de travail ne lui conviennent pas, et les ambitions du club ne cadrent pas avec les siennes.
  2. À la mi-temps de France-Suède, l'ailière de 23 ans oublie sa discrétion et sa timidité, pour hurler à ses partenaires sa haine viscérale de la défaite. Dans la demi-heure suivante, la France efface son retard de 4 buts et arrache sa qualification (23-21).

Ouvrage de référence[modifier | modifier le code]

  • Gérald Massé & Romain Léger, Les exploits des sportifs d'Eure-et-Loir : 1965-2015, Dreux, Antipodes, , 336 p. (ISBN 978-2-9553628-0-8)

Autres références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]