Simon Porte Jacquemus

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Simon Porte Jacquemus
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Simon Porte Jacquemus, né le à Salon-de-Provence, est un styliste français, fondateur de l'entreprise et de la marque Jacquemus.

Biographie[modifier | modifier le code]

Simon Porte est né dans une famille relativement modeste d'agriculteurs, d'un père chantant à l'occasion dans des groupes metal et d'une mère aimant la décoration. Il grandit à Mallemort[1]. « J'ai grandi dans les champs, pieds nus, libre de jouer avec les vêtements », dit-il[2]. En 2008, à dix-huit ans, il gagne Paris, étudie quelques mois à l'École supérieure des arts et techniques de la mode (ESMOD), puis abandonne ce cursus pour un poste d'assistant de directeur artistique pour le magazine Citizen K, poste qu'il quitte également[3]. Le décès de sa mère la même année lui provoque de son propre aveu « un électrochoc » l'incitant à commencer son parcours de créateur[4].

Il a à peine vingt ans lorsqu'il crée sa marque Jacquemus, du nom de naissance de sa mère. La recherche d'une certaine simplicité est une des caractéristiques de ses créations. Ce minimalisme n'est pas uniquement un choix, mais est imposé aussi par un manque de moyen initial[5]. Il se fait connaître également en faisant porter ses créations à des amies, dans les boutiques, durant la Vogue Fashion Night Out de 2010 à Paris, et en attirant photos et caméras. Il se joue de la même façon du système lors du show Dior, en 2011 : les mêmes amies « manifestent », habillées de sa collection Ouvrière, sous une banderole « Jacquemus en grève »[3]. « J'ai abordé Emmanuelle Alt avenue Montaigne. J'avais organisé un mini-happening - mes mannequins faisaient la grève du style habillées de ma collection automne-hiver 2011 », explique-t-il à L'Express, « La rédactrice en chef du Vogue Paris passait par là, je lui ai présenté mon travail. Je ne sais pas si ça l'a convaincue, mais si ce n'est pas le cas, je provoquerai d'autres occasions »[1]. Il crée le buzz[6]. Et en 2012, il est invité à présenter sa collection lors de la Fashion Week de Paris[3]. Il précise que « quand j'ai défilé pour la première fois en 2013, il y avait peu de jeunes créateurs dans la capitale, je me sentais isolé. C'est sans doute ce qui a suscité l'intérêt de la presse »[7].

La plupart des tissus utilisés dans ses collections proviennent d'un fournisseur de vêtements de travail[3]. La coupe reste simple, avec peu de détails, mais originale[8]. Les imprimés rappellent quelquefois l'univers des films de Jacques Tati ou de Louis Malle[9]. Il décrit ses créations comme étant une mode « naïve »[7]. Ayant réussi à acquérir une certaine notoriété, ses créations sont désormais en vente, à des prix se voulant accessibles, dans des boutiques telles qu'Opening Ceremony à New York, colette (désormais fermé) ou Broken Arm à Paris, Gago à Aix en Provence et Dover Street Market à Londres[3]. Il annonce « 90 points de vente dans le monde », même si l'entreprise est encore fragile[10],[11]. En 2014, il signe une collection pour La Redoute[8]. En 2015, il reçoit le Prix spécial du jury au Prix LVMH (un concours international, créé par Delphine Arnault, à destination des jeunes créateurs de mode)[10]. Il partage sa vie entre la Provence et Paris[5].

Son attachement à sa région natale se retrouve dans l'ouverture du café/restaurant « Citron », situé au sein des nouvelles Galeries Lafayette des Champs-Élysées, inaugurées le à la place de l'ancien Virgin Megastore[12].

Cet attachement s'est aussi retrouvé lors de son défilé du , célébrant les dix ans de la marque, où le créateur a invité le monde de la mode au sein même d'un champ de lavande, typique du sud-est, pour présenter sa nouvelle collection : « Le coup de soleil »[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dormoy 2011, L'Express.
  2. Hartman 2015, The New York Times.
  3. a b c d et e Bougère 2013, Glamour.
  4. Rédaction LP 2013, Le Parisien.
  5. a et b Rogers 2018, Vogue Australia.
  6. Pfeiffer 2013, L'Express.
  7. a et b Brunel 2016, p. 44.
  8. a et b Guérin 2014, Elle.
  9. Geais 2015, Grazia.
  10. a et b Rousseau et Pfeiffer 2015, Le Monde.
  11. Neuville 2015, Le Monde.
  12. « 'Citron' de Jacquemus, la nouvelle adresse où tout Paris se presse - Elle à Table », sur elle.fr, (consulté le )
  13. « Jacquemus célèbre ses 10 ans avec un défilé féerique dans un champ de lavande - Elle », sur elle.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de journaux[modifier | modifier le code]

  • Géraldine Dormoy, « Simon Porte, créateur de Jacquemus, croit au "consommez français" », L’Express,‎ (lire en ligne).
  • Clément Ghys, « Bientôt à la mode ? », Libération,‎ (lire en ligne).
  • Alice Pfeiffer, « Dans l'univers de Jacquemus », L’Express,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction LP, « Jacquemus, parcours d'un autodidacte de la mode », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  • Marie-Caroline Bougère, « Mode : Simon Porte Jacquemus, le nouveau talent frenchy », Glamour,‎ (lire en ligne).
  • Marie Guérin, « Jacquemus pour La Redoute = chemin direct vers notre dressing », Elle,‎ (lire en ligne).
  • Caroline Rousseau et Alice Pfeiffer, « Le prix LVMH consacre de jeunes labels », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • (en) Eviana Hartman, « A Cheeky Peek Into the Life of Simon Porte Jacquemus », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  • Julien Neuville, « Paris subventionne les jeunes stylistes », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Pierrick Geais, « Miley Cyrus déclare son amour à Simon Porte Jacquemus », Grazia,‎ (lire en ligne).
  • Charlotte Brunel, « Le triomphe de la jeune création », L'Express Styles, vol. supplément à L'Express n° 3389,‎ , p. 42 à 47
  • (en) Sam Rogers, « Six things to know about Simon Porte Jacquemus », Vogue Australia,‎ (lire en ligne)
  • Delphine Gautherin, "Citron de Jacquemus, la nouvelle adresse où tout Paris se presse", Elle,
  • Margaux Krehl, "Jacquemus et Caviar Kaspia ouvrent le restaurant le plus désirable du printemps aux Galeries Lafayette Champs-Elysées", Vanity Fair,

Radio[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]