Simon Nicolas Mansion

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mansion.
Simon Nicolas Mansion
Naissance
Décès
Activité

Simon Nicolas Mansion dit Mansion jeune, est un ébéniste et sculpteur français né et mort à Paris (1773-1854). Il appartient à une illustre famille d'ébénistes du faubourg Saint-Antoine.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Simon Mansion était le fils de Simon Mansion, ébéniste, et de Thérèse Decrouant.

Il se distingua dans l'ébénisterie de luxe, exécutant du mobilier de style Empire notamment en acajou, en ébène et en citronnier. Son travail est caractérisé par une construction simple et soignée dans les plus petits détails. Il exécuta un meuble qu’il désirait montrer à Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul, décoré d’attributs gothiques, lyres, lances et feuilles de laurier en cuivre incrustées dans le bois.

Pour l’Exposition Industrielle de 1806, la quatrième du genre, qui distingua notamment le tapissier Christophe-Philippe Oberkampf, il réalisa « un secrétaire et une commode d’un genre neuf » en bois d’acajou et d’if, ornés d’appliques à feuilles d'acanthe.

Il réalisa également une commode et un secrétaire en acajou qui furent offerts à Napoléon Ier par la municipalité parisienne pour le jour de sa fête en août 1806. Ces deux meubles prirent place dans l’appartement de l’Impératrice Joséphine aux Tuileries puis à la Malmaison. Ils font encore partie du Mobilier national.

À partir de 1809, Mansion se consacra exclusivement à la sculpture.

Œil-de-bœuf situé dans la cour Carrée du Louvre. Simon Nicolas Mansion.

On lui doit plusieurs bas-reliefs qui décorent les œils-de-bœuf du Louvre, notamment sous l’horloge de la Cour Carrée une sculpture intitulée La Poésie lyrique et la Musique (1824). On lui doit également des bustes et des statues pour le compte de l’État.

Selon sa fille, il perdit la vue en 1824 en exécutant les bas-reliefs du Louvre et mourut « pauvre, victime de son dévouement à l’Empire, pour avoir refusé de faire la statue du général Moreau que lui demandait le gouvernement de la Restauration ».

Œuvres sculptées[modifier | modifier le code]

  • Aconce, personnage mythologique, statue en marbre. Château de Compiègne, acquise par la Maison de l’Empereur (1810) ;
  • L’Empereur donnant la paix à la terre (1810) ;
  • Portrait du fils de l’auteur, buste (1810)
  • Ajax, fils d’Oïlée (1812) ;
  • Cydippe au moment où elle vient de ramasser la pomme qu'Aconce a fait rouler à ses pieds (1815) ;
  • Le Dieu d’Epidaure protégeant la beauté, et la Découverte de la vaccine symbolisée par la vache. Groupe en plâtre (1816) ;
  • Nymphe chasseresse, statue en marbre, commandée par l’État. Musée de Rouen (1817) ;
  • Portrait de M. le Vicomte de S. (1817) ;
  • Portrait du fils de M.Hesse, peintre (1817)
  • Rembrandt, buste en marbre (1819). Ce buste a été commandé pour la Grande Galerie du Louvre.
  • Philippe de Champaigne, buste en marbre (1819).
  • Cydippe, amante d’Aconce, statue de marbre. Musée de Bordeaux. (1819)
  • Le peintre flamand Teniers, buste en marbre, commandé pour la Grande Galerie du Louvre (1820).
  • André Laugier (1770-1832), buste en plâtre (1821). Museum d’Histoire Naturelle de Paris.
  • L’Architecte Claude Perrault, buste en marbre (1821).
  • M. Dupuytren, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu à Paris, Buste. (1822).
  • Saint Jean l’Evangéliste, statue colossale commandée par le Ministre de l’Intérieur pour la cathédrale d’Arras.
  • Le Maréchal Fabert, buste en marbre, commandé pour la ville de Metz (1822)
  • Jean-François Michelot (1786-1856) sociétaire du Théâtre Français, buste en marbre (1822). Théâtre Français.
  • Gréty, buste en plâtre. (1824)
  • La Poésie lyrique et la Musique (1824), bas-relief en pierre décorant un des œils-de-bœuf de la Cour du Louvre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]