Similigravure

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La similigravure (ou similigraphie) est une technique d'impression qui permet de reproduire un document monochrome fait de demi-teintes (qui comporte une gradation de valeurs s'étalant du blanc au noir) comme une photographie.

Les valeurs initiales de l'original en demi-teintes sont retranscrites en valeurs de points de trame qui permettront son impression par un procédé adapté.

Les professionnels utilisent plus volontiers le terme de « simili » qui est la contraction de « similigravure ».

Histoire[modifier | modifier le code]

gravure par la technique de demi-teinte de Petit, dans l'Illustration, en 1883, d'après une estampe d'un dessin d'Hokusai

Le procédé est mis au point au XIXe siècle. Plusieurs inventeurs ont participé à sa mise au point, le français Charles-Guillaume Petit, de l’Allemand Georg Meisenbach et des Américains Frederic Ives, et plus tard, en 1905, et Max Levy[1].

Charles-Guillaume Petit, dépose un brevet 1878 pour un procédé de « photo-typographie ou traduction d’un cliché en demi-teinte d’après nature, en cliché au trait pouvant fournir un relief typographique »[1]. Cette utilisation est faite de traits et non de points dans la journal « L’Illustration », sortie en 1880, reprenant des gravures d'Hokusai.

Le terme de similigravure apparaît en 1880 et cite les 3 inventeurs Charles-Guillaume Petit, Georg Meisenbach et Frederic Ives[1].

En 1884, le procédé de Georg Meisenbach qu'il appelle phototypogravure, est utilisé dans en 1884, pour reproduire des tableaux du Salon, parmi lesquels « L’Été de Collin » ou « Le Bois sacré, cher aux arts et aux muses » de Puvis de Chavannes. Il utilise alors des lignes fines se croisant à angle droit. Les nuances sont proches des photographies, mais ternes par rapport à la gravure sur bois[1].

Les frères Levy travail sur le sujet à partir de 1886, déposent également des brevets sur des systèmes similaire dont le premier en .

En 1905 Max Levy est critique envers le procédé utilisé par ses confrères, utilisant un procédé à la gélatine bichromatée pour la production des plaques imprimantes en relief, ne permettant pas une réelle industrialisation. La difficulté relevant pour lui de la réalisation des trames[1]. il y dit avoir constaté en 1886 que « la dernière grande difficulté était de produire les écrans lignés, et qu'il a obtenu un premier travail commercial satisfaisant en 1891[1].

Le procédé de Levy utilise une plaque de verre enduite d’un vernis. La plaque est alors gravée au diamant manipulé par une machine à graver produisant des lignes fines et parallèles sur le verre. De l'acide fluorhydrique est alors utilisé pour attaquer les parties en vertes non recouvertes[1] (se rapprochant ainsi des techniques d'eau forte). Le vernis est alors nettoyé du verreet les lignes gravées sont chargées d’un enduit noir. On y colle alors deux plaques, de telle sorte que les réseaux se croisent à angle droit, enduit avec du baume du Canada. Il n'y a pas dans les brevets d'information sur les machines utilisées pour la gravure ou sur la méthode pour éviter les vibrations ou produire des réseaux satisfaisants, paramètres jugés fondamentaux par l'inventeur[1]. Il dépose en 1895 des brevets sur la forme des diaphragmes des appareils photographiques[1].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Ce sont ces points de taille variable qui déterminent la quantité d'encre déposée et restituent la gradation de l'image une fois imprimée.

C'est grâce à cette technique que les images sont reproduites en noir et blanc dans les magazines et les journaux.



Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i Gervais 2010.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]