Siméon Stylite le Jeune

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Siméon Stylite le Jeune
Image illustrative de l’article Siméon Stylite le Jeune
Icône orthodoxe
Naissance vers 521
Antioche
Décès  
Fête 24 mai

Siméon Stylite le Jeune (vers 521 à Antioche - 597 à Antioche) est un saint de l’Église orthodoxe et des Églises catholiques orientales ainsi que de l'Église de rite latin. Comme Siméon le stylite, il a passé l'essentiel de sa vie sur une colonne, d'où son surnom de stylite. Et c'est pour le différencier de ce dernier qu'on le qualifie communément « Siméon stylite le Jeune ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père était natif d'Édesse. Quant à sa mère, Marthe — qui est également honorée comme sainte — elle était très pieuse, et elle a probablement encouragé son fils à embrasser la vie monastique. Siméon semble s'être adonné très tôt à des pratiques d'austérité, et c'est ainsi qu'il rejoint une communauté de moines ascètes qui vivent sous la direction d'un maître spirituel stylite répondant au nom de Jean. Siméon s'adonne également à cette pratique, sans doute très jeune puisqu'il mentionne dans une lettre qu'il a perdu ses dents de lait sur cette colonne[1], [2]. Il passera 68 ans sur des colonnes (leur emplacement changera), dont les huit premières à proximité de la colonne de son maître[1], [2] . A la mort de ce dernier, le patriarche d'Antioche et l'évêque de Séleucie le font diacre.

Par la suite, Siméon poursuivit ses austérités, ne vivant « que de branches d'un certain arbre, qui croît sur la montagne »[2]. Plus tard, il est ordonné prêtre, et ses disciples devront grimper sur une échelle pour recevoir de lui la communion[1]. On lui attribue aussi un certain nombre de miracles[2], comme c'est le cas pour d'autres stylites. Dans plusieurs cas, la guérison aurait été obtenue par des images représentant Siméon[1]. Vers la fin de sa vie, il se retira sur une colonne, dans les environs d'Antioche, au pied d'une montagne qui reçut le nom de « Mont des merveilles »[1]. C'est là qu'il mourut le .

Très jeune, Siméon se met sous la direction du saint moine Jean le Stylite. Lorsque Siméon change de colonne pour s'élever davantage, il est ordonné diacre. Quelques années plus tard, les évêques qui l'ordonnent prêtre doivent emprunter une échelle pour lui imposer les mains. Après 68 ans passés au sommet de sa colonne, Siméon Stylite le Jeune meurt le [1].

C'est un saint chrétien fêté le 24 mai, (anciennement le 3 septembre pour les catholiques)[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Plusieurs écrits sont attribués à Siméon le jeune, dont différents traités spirituels. Il existe également une Apocalypse et des lettres aux empereurs Justinien et Justin II. Siméon était plus tout particulièrement connu pour certain nombre d'hymnes liturgiques[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g (en) « St. Simeon Stylites the Younger », sur The Catholic Encyclopedia, 2017 (1913) (consulté le 28 décembre 2018)
  2. a b c et d Evagre le Scholastique (traduction Louis Cousin), Histoire ecclésiastique, vol. 6, chap. 23, Paris, (lire en ligne)
  3. Natalis de Wailly, Éléments de paléographie, t. 1, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), p. 152

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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