Siméon Stylite le Jeune

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Siméon Stylite le Jeune
Image illustrative de l’article Siméon Stylite le Jeune
Icône orthodoxe.
moine, prêtre, stylite
Naissance v. 521
Antioche, Empire romain d'Orient
Décès  
près d'Antioche
Vénéré par Église catholique,
Églises catholiques orientales,
Église orthodoxe
Fête 24 mai

Siméon Stylite le Jeune (né vers 521 à Antioche - mort en 592 près d'Antioche) est un saint de l’Église orthodoxe et des Églises catholiques orientales ainsi que de l'Église de rite latin. Comme Siméon le stylite, il a passé l'essentiel de sa vie sur une colonne, d'où son surnom de stylite. Et c'est pour le différencier de ce dernier qu'on le qualifie communément « Siméon stylite le Jeune ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père était natif d'Édesse. Quant à sa mère, Marthe d'Antioche (en) — qui est également honorée comme sainte — elle était très pieuse, et elle a probablement encouragé son fils à embrasser la vie monastique. Siméon semble s'être adonné très tôt à des pratiques d'austérité, et c'est ainsi qu'il rejoint une communauté de moines ascètes qui vivent sous la direction d'un maître spirituel stylite répondant au nom de Jean. Siméon s'adonne également à cette pratique, sans doute très jeune puisqu'il mentionne dans une lettre qu'il a perdu ses dents de lait sur cette colonne[1],[2]. Il passera 68 ans sur des colonnes (leur emplacement changera), dont les huit premières à proximité de la colonne de son maître[1],[2]. A la mort de ce dernier, le patriarche d'Antioche et l'évêque de Séleucie le font diacre.

Par la suite, Siméon poursuivit ses austérités, ne vivant « que de branches d'un certain arbre, qui croît sur la montagne »[2]. Plus tard, il est ordonné prêtre, et ses disciples devront grimper sur une échelle pour recevoir de lui la communion[1]. On lui attribue aussi un certain nombre de miracles[2], comme c'est le cas pour d'autres stylites. Dans plusieurs cas, la guérison aurait été obtenue par des images représentant Siméon[1]. Vers la fin de sa vie, il se retira sur une colonne, dans les environs d'Antioche, au pied d'une montagne qui reçut le nom de « Mont des merveilles »[1]. C'est là qu'il mourut le .

C'est un saint chrétien fêté communément le 24 mai.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Plusieurs écrits sont attribués à Siméon le jeune, dont différents traités spirituels. Il existe également une Apocalypse et des lettres aux empereurs Justinien et Justin II. Siméon était tout particulièrement connu pour un certain nombre d'hymnes liturgiques[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) « St. Simeon Stylites the Younger », sur The Catholic Encyclopedia, 2017 (1913) (consulté le 28 décembre 2018)
  2. a b c et d Evagre le Scholastique (traduction Louis Cousin), Histoire ecclésiastique, vol. 6, chap. 23, Paris, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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