Signal (journal)

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Signal en kiosque à Palerme à l'été 1941.

Signal était le principal journal de propagande publié par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Il était célèbre pour la qualité exceptionnelle, pour l'époque, de ses photos couleur.

Historique[modifier | modifier le code]

Le titre ne fut pas choisi au hasard puisque le mot « Signal » se retrouve de façon assez similaire dans de nombreuses langues (signal en français et en anglais, signalet en danois, signaal en flamand, sinal en portugais, segnale en italien, signaali en finnois, signalisere en norvégien…) et avec la même signification.

Le journal est créé en 1940, à l'initiative du colonel Hasso von Wedel, le commandement supérieur de la Wehrmacht (OKW). Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande du Reich, intervint lors du conseil des ministres des 9 et 12 février 1940 en soulignant que la publication d'un illustré pour l'étranger n'entrait pas dans les attributions de la Wehrmacht. Il y eut donc tractations entre l'OKW, le ministère des Affaires étrangères (Auswartiger Amt, AA) Keitel, von Ribbentrop et Goebbels. Signal fut édité par l'entreprise nationale Deutsche Verlag AG. Il était diffusé dans une vingtaine de pays, d'abord ceux occupés par l'Allemagne nazie mais aussi au Moyen-Orient et même aux États-Unis[réf. nécessaire].

Diffusé en France à partir de juillet 1940, il est une des rares publications autorisées dans les camps de prisonniers. Il fit la une sous l'Occupation en publiant la photo du prêtre collaborationniste Jean Mayol de Lupé, aumônier de la LVF, en uniforme de colonel allemand lors d'un meeting parisien[1]. Traduit en vingt-cinq langues différentes, avec une édition russe à partir de 1942, mais conservant toujours une partie des textes en allemand, ce journal se composait d'une partie commune à toutes les versions, traitant des informations générales, puis d'une partie locale propre à chaque pays. Très axé sur l'actualité militaire, il faisait l'éloge de la Wehrmacht et de la Waffen SS et servait de vecteur de diffusion à l'idéologie nazie.

Rédacteurs et pigistes célèbres[modifier | modifier le code]

Dessinateurs allemands[modifier | modifier le code]

Parmi les collaborateurs du journal, on compte un certain nombre de dessinateurs, chargés d'illustrer les articles[2].

  • Baitz
  • Karl Friedrich Brutz
  • Hellmuth Ellgaard
  • Walter Gotschke
  • Hans Liska
  • Hans Jörg von Reppert-Bismark
  • J. C. Schmitz
  • Hans Marno Kellner

Rédacteurs allemands[modifier | modifier le code]

Rédacteurs étrangers[modifier | modifier le code]

André Zucca[modifier | modifier le code]

Réquisitionné en 1941 pour travailler au journal Signal, le photographe français André Zucca y présenta de façon positive l'Occupation allemande, ainsi que la création de la LVF (sans que l'on puisse lier ces activités à un quelconque engagement idéologique, même s'il a été parfois qualifié d'anarchiste de droite). Cela a été aussi l'occasion pour lui de photographier dans les rues, les jardins et les gares de Paris. Ces clichés montrent une ville où les pénuries suscitent chez les élégantes des prodiges de créativité et nombre de scènes extraordinaires, les aspects les plus répressifs ou sombres n'apparaissant qu'incidemment. Une exposition organisée par la Bibliothèque historique de la ville de Paris a révélé ces clichés au grand public en 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Ory, Les Collaborateurs, Points Histoire, Paris, Seuil 1976, p. 244.
  2. [PDF]Chevallet, « Index thématique de l'édition française de Signal », sur www.chevallet.eu (consulté le 4 juillet 2014).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]