Sidi M'hand Oumalek

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Sidi M'hand Oumalek
Naissance Vers XVe siècle
Tizemourine-Ith Yâala
Décès Vers XVe siècle 
Tifrit n'Ath Oumalek
Vénéré à Kabylie
Fête Achoura, Mawlid
Saint patron Akfadou, Idjeur, Zekri, Adekar

Sidi M'hand Oumalek, est un saint marabout du XVe siècle natif de Tizemourine-Ith Yâala où sont enterrés son père Malek et son frère Ali. Après un passage à Hendou, il s'est établi à la fin du XVe siècle dans le village qui est nommé aujourd’hui Tifrit n'Ath Oumalek. Sa zaouïa fut fondée, selon les divers sources[Lesquelles ?], entre 1467 et 1496 (les manuscrits locaux retrouvés font référence à une fondation en 870 de l'Hégire et d'autres en 902). Il semblerait que[évasif] la controverse porte sur la date de l'édification du mausolée et celle du lieu de culte. Sidi M'hand Oumalek fait partie des quatre marabouts (Sidi Mansour, Sidi Abderahman et Sidi Ahmed Udriss) , cités par la tradition kabyle, qui ont contribué a la chute de la tyrannie des Belkadi et du royaume de Koukou[1].

Postérité[modifier | modifier le code]

Sidi M'hand Oumalek, est un saint marabout qui s'est établi à la fin du XVe siècle, dans le village qui est nommé aujourd’hui Tifrit n'Ath Oumalek. La majorité de ses descendants se sont installés dans la région Zekri. Les tombeaux respectifs de son fils Sidi Mouffok et son petit-fils Sidi Mhend-elmouhoub sont situés à Tighzert et Targa-Hiyoun. Leur descendants se sont installés par la suite à Taaroust.

Après sa mort, Sidi M'hand Oumalek laisse quatre fils.

  • Les At mhand oumalek : Sidi Mouffok, Sidi Mouhoub Embarek, Sidi Cherif et Sidi M’hend Saïd Ameziane.
    • Sidi Mouffok s'est installé à Tighzert dans le douar de Zekri et y laissa 4 fils dont Sidi Mhand elmouhoub à Targa Hyoun.
      • Sidi Mhand elmouhoub laissa à son tour quatre fils : Saddik, Mouffok, Bessaa ainsi que Hand (sans postérité) qui se sont installés à Taaroust dans le douar de Zekri.
        • Saddik à son tour eu six fils, les At saddik oumhand sont : Tahar, Saadi (dit Sidi Saadi lhadj enterré a Bounaamane), Djoudi, Hand, Mouhoub et Mohand.

Un des autres fils de Sidi M'hand Oumalek est enterré à Abizar chez les Izarazen[2].

Tribu des Ait ouMalek[modifier | modifier le code]

La première descendance de chacun de ses fils s'est éparpillée entre les communes de :

  • Zekri, pratiquement tous les villages du douar.
  • Adekar, principalement dans le douar d'Assif El Hammam tel les villages des Aït Malek, Hriz, Kiria et tazrout.
  • Timizart, quartier des Aït Malek à Abizar
  • At idjeur, essentiellement au village de Tifrit N'Aït Ou Malek.

D'après Ernest Carette [3] La tribu d'At-ouMalek, dont actuellement la commune de Zekri et d'Adekar occupent le territoire, est comprise entre Imadâlen, les At yahya ouYoucef, la tribu de Tazrout, les Beni Ayad, les Mzâla, fraction des Beni Ksila, et enfin les At-Hssain. Elle est séparée des At yahya ouYoucef par le ruisseau d'assif elHammam, et des At-Hssain par une montagne assez élevée, dont le sommet est occupé par un marabout couvert en tuiles et consacré à Sidi Aïssa.

Les Aït ouMAlek avaient, dans leur pays, un marché qui se tenait tous les dimanches, et qui, pour ce motif, porte le nom de Had- Aït ouMalek - plus tard El-Hed g-Ighil n'zekri- (le dimanche des Aït-ouMalek); il se tenait près de Timizar Hand. Les Aït ouMalek fréquentaient, au dehors, le lundi des Fenaïa et le vendredi des Beni Azzouz.

On comptait, à l'époque de la colonisation française, comme villages appartenant a la tribu des Ait ouMalek, les villages de : Tabarourt, Timizar Hand, Taaroust, Azra, Targa-Hiyoun (Targa-Haggoun) et Aïnsis.

Histoire et traditions[modifier | modifier le code]

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Selon la tradition locale rapportée par J. Servier[2], le premier des occupants de l'actuel territoire de Tifrit N'Aït Ou Malek, était Amara, le forgeron. Il s'installa au lieu dit Bezziwa; Ses voisins étaient soumis à une lourde contribution par un dragon (ou hydre talafsa) qui vivait dans une source et auquel il fallait chaque matin donner une jeune fille en pâture; Amara s'en fut à la source habillé en femme, emportant avec lui du charbon, un soufflet, ses pinces et une pointe d'araire qu'il fit rougir. Lorsqu'au lever du soleil l'hydre vint pour le dévorer, il lança dans la gueule ouverte, du bout de ses pinces, la pointe rougie. Le dragon poussa un cri terrible, une vapeur humide sortit de sa gueule qui recouvrit la montagne voisine, puis il disparut dans la source. La montagne, sous l'haleine du dragon, s'était recouverte de chênes.

Cette tradition rapporte que lorsqu'arriva Sidi M'hand Oumalek à Tifrit au lieu dit Tazemurt Ihadadan, sanctuaire des Ait Amara, il chassa les descendants de Amara le forgeron (Moussa, Kaci, Hammou et Aïssa) vers le village de Tifra dans le douar de Taourirt ighil. Ils leur promis un avenir de seigneur.

Une autre tradition[4] garde intacte le souvenir d’un Mouheb en 1824 qui offrit l’hospitalité à un pacha turc -l'Agha Yahia caïd de la Sebaou- en tournée dans la région. Ce dernier pour le récompenser édifia un sanctuaire en l’honneur du saint fondateur à Tifrit n'Ath Oumalek.

Certains[Qui ?] manuscrits du XVIIIe siècle font de Sidi M'hand Oumalek un arrière-petit-fils de Sidi abdeslam ben Mchih de par son fils Ahmed.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Djurdjura à travers l'histoire depuis l'Antiquité jusqu'en 1830 : organisation et indépendance des Zouaoua (Grande Kabylie), Alger 1925, 409 pp. (rééd. Alger s.d)
  2. a et b Tradition et civilisation berbères-les portes de l'année. Jean Servier. 1985 Editions du Rocher
  3. Exploration scientifique de l'Algérie pendant les années 1840, 1841, 1842 -Etude sur la Kabylie E. CARETTE
  4. bulletin de l’institut d’histoire du temps présent, Bulletin n°87, 2007, p.80-88, Les administrations coloniales. Etat de l'histographie. Structure et acteurs.