Siale ʻAtaongo Kaho

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Lord Tuʻivakano
Illustration.
Lord Tuʻivakano en août 2014.
Fonctions
Président de l'Assemblée législative des Tonga
En fonction depuis le
(3 ans, 11 mois et 12 jours)
Prédécesseur Lord Fakafanua
Premier ministre des Tonga

(4 ans et 8 jours)
Monarque Siaosi Tupou V
Tupou VI
Prédécesseur Feleti Sevele
Successeur ʻAkilisi Pohiva
Biographie
Nom de naissance Siale ʻAtaongo Kaho
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Niutoua, Tongatapu
Nationalité tongienne
Parti politique sans étiquette
Diplômé de université Flinders
Profession haut fonctionnaire

Siale ʻAtaongo Kaho
Premiers ministres des Tonga

Siale ʻAtaongo Kaho, Lord Tuʻivakano, né le 15 juillet 1952 à Niutoua, Tongatapu[1], est un homme d'État tongien, membre de la haute noblesse du royaume des Tonga. Après avoir occupé plusieurs postes au gouvernement, il est Premier ministre du 21 décembre 2010 au 29 décembre 2014. Il est le premier chef de gouvernement des Tonga élu par l'Assemblée législative plutôt que nommé par le roi[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Titre[modifier | modifier le code]

Siale ʻAtaongo Kaho est le dix-septième tenant du titre de Lord Tuʻivakano, l'ayant hérité de son père en janvier 1986[1]. Le domaine associé au titre rassemble les villages de Nukunuku, Matahau, Vaotuʻu et Matafonua, dans la partie ouest de Tongatapu[3]. Il y préside des réunions mensuelles, recevant les rapports des activités de ces villages, avalisant tout projet et gérant la résolution de problèmes[1].

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Éduqué à Auckland, en Nouvelle-Zélande, il obtint un diplôme d'aptitude à enseigner en 1974, puis retourna aux Tonga pour se lancer dans l'administration. Il fut nommé, cette même année, à la tête du Département d'Éducation physique au Ministère de l'Éducation. En 1988, il reprit ses études, à l'Université Flinders, en Australie, et y obtint une licence de sciences politiques en 1991. De 1992 à 1996, il fut haut fonctionnaire au Ministère de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, tout en étant professeur d'éducation physique en lycée, avant de commencer une carrière politique. Il fit son entrée à l'Assemblée nationale monocamérale en 1996, en tant qu'élu de la haute noblesse, représentant Tongatapu[4],[5],[3],[6],[1].

Au cours des années 1990, il s'est également impliqué dans l'administration sportive, présidant plusieurs associations dont la Fédération tongienne de Rugby à XIII ; il fut également vice-président du Comité national olympique tongien[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est président de l'Assemblée législative (Speaker) de 2002 à 2004[4].

En mars 2005, il est nommé ministre du Travail, dans le gouvernement du Premier ministre, le prince ʻUlukalala Lavaka Ata[7]. L'année suivante, en mai, il devint Ministre de la Formation, de l'Emploi, de la Jeunesse et des Sports, sous le Premier ministre Feleti Sevele[8].

Aux élections législatives de 2010, il conserva son siège de député, et présenta sa candidature au poste de Premier ministre. À la suite de réformes constitutionnelles, le Premier ministre devait désormais être élu par le Parlement, et non plus nommé par le Roi. Le seul autre candidat fut le roturier ʻAkilisi Pohiva, pour le Parti démocrate des Îles des Amis, disposant de douze sièges sur vingt-six à l'Assemblée. Pohiva recueillit douze voix, ceux des députés de son parti. Les quatorze autres députés -soit les neuf représentants de la noblesse et les cinq députés roturiers sans étiquette- portèrent leur suffrage sur Tuʻivakano, qui fut ainsi élu[2]. Son élection fut décrite comme une apparente « victoire pour les traditionalistes »[2] ; le journal australien The Age qualifie Tuʻivakano de « conservateur »[9]. Outre la fonction de Premier ministre, il exerce celles de ministre de la Défense, ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Information et des Communications[1].

À la suite des élections législatives de novembre 2014, où il conserve son siège de député représentant la noblesse de Tongatapu, il ne brigue pas de nouveau mandat à la tête du pays, acceptant l'idée qu'un roturier doive lui succéder comme Premier ministre. Le 29 décembre, l'Assemblée choisit ʻAkilisi Pohiva comme Premier ministre et, le même jour, confie à Lord Tuʻivakano la présidence de l'Assemblée[10].

En août 2017, il porte à l'attention du roi Tupou VI ses inquiétudes concernant le gouvernement Pohiva, notamment le projet de loi visant à transférer du roi au conseil des ministres le pouvoir de nommer le procureur général et le chef de la police, ainsi que l'apparente intention du Premier ministre de signer des accords internationaux (la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et le traité de libre-échange régional PACER Plus) sans demander l'accord du roi. Le roi dissout l'Assemblée et convoque des élections législatives anticipées[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) Biographie officielle sur le site du gouvernement tongien
  2. a b et c (en) "Lord Tu'ivakano becomes new Tongan prime minister", BBC, 21 décembre 2010
  3. a et b (en) "Lord Tuʻivakano inducted as new PM", Taimi Media Network, 22 décembre 2010
  4. a et b (en) "Tu'ivakano becomes Prime Minister Designate", Matangi Tonga, 21 décembre 2010
  5. (en) "Tonga's fledgling democracy falters", Michael Field, Stuff.co.nz, 9 décembre 2010
  6. (en) "Lord Tu'ivakano", Parlement du Royaume des Tonga
  7. (en) "Tonga puts popularly-elected MPs in Cabinet for first time", Radio New Zealand International, 21 mars 2005
  8. (en) "A cabinet reshuffle takes place in Tonga", Radio New Zealand International, 17 mai 2006
  9. (en) "Conservative is new PM", The Age, 22 décembre 2010
  10. (en) "Pohiva is new Prime Minister", Tonga Daily News, 29 décembre 2014
  11. (en) "Speaker counters moves to strip King's Constitutional rights", Matangi Tonga, 28 août 2017

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]