Si M'hamed Ben-Bouaziz-Ben-Ganah

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Bouaziz Bengana
Illustration.
Fonctions
Cheikh el arab[note 1],[1]
Biographie
Nom de naissance Bouaziz Bengana
Profession Cheikh
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Religion Islam

Si Bouaziz-Ben-Ganah (arabe : سي أمحمد بن بوعزيز بن قانة) — orthographié aussi Bouaziz Bengana, ou Bouaziz Ben-Gana, ou Bou Aziz-Ben-Ganah —, est issu d'une lignée de cheikhs el Arab, du beylik de Constantine, depuis 1762. Il est né en 1879 et décédé le 17 juin 1945. Il a été Bachagha des Zibans (région des oasis à la porte du désert entre les monts du Zab et les Aurès dont la ville principale est Biskra) du temps de l'Algérie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

En tant que cheikh el arab, ses ancêtres figuraient parmi les principaux dignitaires et feudataires des beys de Constantine. Ils étaient à la tête des tribus makhzen, issues de la confédération des Dhouaouda notamment.

L'un de ses arrière-grands-oncles, également nommé Bouaziz Ben Boulakhras Bengana (1879-1945), est un dignitaire algérien qui, au nom du Bey de Constantine, gouvernait et contrôlait une vaste région située le long de l'oued el-Arab, d'où le titre de cheikh el-Arab dont il fut investi par Ahmed Bey puis le Général Valée en 1839[2].

Géographiquement l'influence de la famille Bengana s'étendait sur une partie saharienne du Sud constantinois, notamment les Ziban et le Hodna. Lors de la prise de Constantine par les Français en 1837, le Cheikh El Arab de l'époque (Si Bouaziz Ben Boulakhras Bengana, oncle maternel du dernier Bey de Constantine) combattit dans l'armée d'Ahmed Bey (dernier Bey de Constantine). Après une décennie de résistance au côté de Elhadj Ahmed Bey, Si Bouaziz Ben Boulakhras Bengana, fit sa reddition et reconnut officiellement la souveraineté de la France deux ans après la prise de Constantine.

Cet ancêtre participe ensuite aux côtés de l'armée française à la conquête du Constantinois, notamment à la bataille de Salsou (24 mars 1840)[3], conduite par le général Nicolas de Galbois (1778-1850). Il participe à l'écrasement de la révolte des Zibans, au moment de la conquête de l'Algérie par la France[4].

Son titre officiel fut Cheikh El Arab à partir de 1929[5].

Il reçoit officiellement ce titre du gouvernement français et joue un rôle politique et militaire important.

Il fut membre de la commission pour les réformes musulmanes de 1944. Ses prises de position étaient les mêmes que celles de Oulamas réformateurs à la même époque - bien qu'il était opposé à cette association pour des raisons idéologiques, étant très proche des zaouïas de tout le pays - Lesdites revendications étaient en faveur de l’égalité en droits et de l’amélioration des conditions de vie de TOUS les autochtones musulmans qu’on appelait « les indigènes » et ce quel que soit leur milieu social. Ses principales propositions étaient l’accès à l’instruction publique de tous les enfants musulmans filles et garçons et l’enseignement obligatoire de l’arabe à l’école. Une des ses citations qui figurent dans le procès verbal de cette commission aux archives d'Outre-mer d'Aix en Provence est la suivante : « Notre langue maternelle ne devra plus être considérée comme langue étrangère et doit, à ce titre, être diffusée sérieusement. La langue arabe doit être intégrée dans l’enseignement public et enseignée dans tous les établissements scolaires. » Il recommandait également un large accès à l’enseignement supérieur de l’arabe dans les medersas d’Alger, de Constantine et de Tlemcen.

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Mercier, Histoire de Constantine, 1903, p. 212
  2. Marion Vidal-Bué, L'Algérie du sud et ses peintres: 1830-1960, Paris Méditerranée, , -
  3. http://revueafricaine.mmsh.univ-aix.fr/Pdf/1884_166_001.pdf
  4. Jean Déjeux, Dictionnaire des auteurs maghrébins de langue française, 22-24 Bld Arago; Paris, Karthala Editions, , 404 p. (ISBN 2865370852, lire en ligne), p. 59
  5. https://www.opinion-internationale.com/2017/06/29/la-verite-est-bonne-pour-reconcilier-les-memoires-entretien-avec-ferial-furon-auteure-de-si-bouaziz-bengana-dernier-roi-des-ziban-aux-editions-riveneuve_51148.html
  6. Malek Chebel, Dictionnaire amoureux de l'Algérie, EDI8, (ISBN 2259217796), -
  1. Selon Ernest Mercier, le cheikh el arab est un des principal seigneur du Beylik de l'Est, à la tête des tribus du sud (Hodna et Zibans)
  2. L'auteure est l'arrière-petite-fille de Bouaziz Bengana.