Siège de Sloviansk

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Siège de Sloviansk
Description de cette image, également commentée ci-après
Les insurgés occupant le conseil municipal de Sloviansk.
Informations générales
Date 12 avril -
(2 mois et 23 jours)
Lieu Sloviansk et ses alentours
Issue Victoire ukrainienne[1],[2]
Belligérants
Drapeau de l'Ukraine UkraineFlag of the Donetsk Republic (Organisation).svg République populaire de Donetsk
Drapeau de la Russie Russie
(Implication niée)
Commandants
Drapeau de l'Ukraine Petro Porochenko (président du 7 juin 2014 au 20 mai 2019)
Drapeau de l'Ukraine Oleksandr Tourtchynov (président du 23 février au 7 juin 2014)
Drapeau de l'Ukraine Arsen Avakov
Drapeau de l'Ukraine Serhiy Kulchytsky
Drapeau de l'Ukraine Stepan Poltorak
Drapeau de l'Ukraine Dmytro Iaroch
Drapeau de l'Ukraine Maksym Shapoval
Drapeau de l'Ukraine Valentyn Nalyvaichenko
Flag of the Donetsk Republic (Organisation).svg Igor Strelkov[3],[4]
Flag of the Donetsk Republic (Organisation).svg Viatcheslav Ponomarev
Flag of the Donetsk Republic (Organisation).svg Vladimir Pavlenko
Flag of the Donetsk Republic (Organisation).svg Arsen Pavlov
Flag of the Donetsk Republic (Organisation).svg Alexandre Khodakovski
Flag of the Donetsk Republic (Organisation).svg Sergei Zhurikov
Flag of the Donetsk Republic (Organisation).svg Alexandre Mozhaev
Forces en présence
Ensign of the Ukrainian Armed Forces.svg Forces armées de l'Ukraine

Геральдичний знак - емблема МВС України.svg Ministère des Affaires intérieures

Flag of the Security Service of Ukraine.svg Service de sécurité d'Ukraine

  • Нарукавний знак ЦСО СБУ.png Groupe Alpha

Plus de 15 000 soldats
160 chars
230 APC
150+ pièces d'artillerie[5]
20 hélicoptères[6]
War Flag of Novorussia.svg Séparatistes Pro-Russe

Drapeau de la Tchétchénie Kadyrovtsy
Banner of the Armed Forces of the Russian Federation (obverse).svg Forces armées de la Fédération de Russie


800[7]–1 000[8] combattants
6 APC capturés
Pertes
45 soldats tués[7],[11],[12]
plusieurs hélicoptères abattus et 1 Antonov An-30 endommagé
1–2 paramilitaires tués[13]
34–54 insurgés tués[14]
~20 civils tués[9]
17 civils et étrangers disparus ou enlevés[10]

Guerre du Donbass

Batailles

Euromaïdan (21 novembre 2013 au 22 février)
Crise de Crimée (26 février au 28 mars)

Guerre du Donbass (depuis le 6 avril 2014)
Coordonnées 48° 52′ 12″ nord, 37° 37′ 30″ est
Géolocalisation sur la carte : Oblast de Donetsk
(Voir situation sur carte : Oblast de Donetsk)
Siège de Sloviansk
Géolocalisation sur la carte : Ukraine
(Voir situation sur carte : Ukraine)
Siège de Sloviansk

Le siège de Sloviansk est un siège qui a eu lieu du 12 avril au à Sloviansk (en russe Slaviansk), situé à l'est de l'Ukraine, ainsi que dans ses environs, jusqu'à Kramatorsk[15].

Historique[modifier | modifier le code]

La population bloque la progression des forces gouvernementales près de Slaviansk, en avril 2014.

Après la révolution de Maïdan (fin 2013 – début 2014) et la destitution du président Viktor Ianoukovytch, la population russophone de l'Est de l'Ukraine s'interroge sur la défense de ses droits[réf. nécessaire].

Le 12 avril 2014, des hommes masqués en tenue militaire protégés de gilets pare-balles et armés de fusils d'assaut Kalachnikov s'emparent avec le soutien de la population[réf. nécessaire] du bâtiment de l'exécutif régional, des bureaux des services de police et du siège local du service de sécurité d'Ukraine situés en centre-ville. Le drapeau russe est hissé sur les façades. La maire de la ville, Nelia Chtepa (en), reconnaît des visages de ses administrés dans la foule et déclare « Tout Slaviansk est sorti dans les rues de la ville soutenir les activistes. Ces gens sont venus chez nous pacifiquement, sans agressivité à notre égard »[16]. Cependant, elle ajoute plus tard que des armes prises à la police ont été distribuées aux rebelles. Selon le Ministère de l'Intérieur ukrainien (en), des militants de la milice populaire de Donetsk (qui appuiera un mois plus tard le référendum instituant une république séparatiste) ont tiré au hasard sur la façade du bâtiment de l'administration[17].

Le lendemain 13 avril, le Ministère de l'Intérieur décide d'une opération qu'il qualifie d'« antiterroriste » contre les rebelles en faveur de la fédéralisation de l'Ukraine. Des membres des commandos spéciaux « Alpha » sont impliqués dans l'opération. Un premier assaut est mené dans le village de Semionovka à quelques kilomètres de la ville, où l'officier du commando « Alpha », Guennadi Bilitchenko, est tué[18]. Le 14 avril, les insurgés prennent le petit aérodrome qui sert aux aéroclubs locaux[19], afin d'empêcher en vain des hélicoptères d'y atterrir. Quatre insurgés trouvent la mort.

Premier assaut[modifier | modifier le code]

Le premier assaut d'importance a lieu dans la nuit du 15 avril du côté du village d'Andreïevka avec l'appui de membres de Pravy Sektor, d'un bataillon des forces armées à bord de vingt camions et de deux hélicoptères qui bloquent tout accès au village. Cependant l'incident de Kramatorsk aboutit à ce qu'une grande partie des forces armées ukrainiennes envoyées sur place de la 25e brigade de Dniepropetrovsk se range du côté des insurgés, ce qui provoque la colère du président par intérim Tourtchinov. Le 17 avril 2014, un groupe de dix insurgés s'empare de la tour de télévision sur le mont Karatchoun et rétablit la retransmission des télévisions russes qui avait été interdite par les autorités de Kiev. Pendant ce temps des parachutistes ukrainiens de l'Ouest atterrissent à Sergueïevka. La tour de télévision est reprise le 18 avril pour couper la retransmission des chaînes russes, puis reprise à nouveau par les opposants.

Des combats ont lieu dans la nuit du 20 avril dans le village de Bylbassovka à l'Ouest de la sortie de la ville. Trois personnes trouvent la mort dont deux civils villageois. L'organisation Pravy Sektor réfute les accusations du Ministère des Affaires étrangères russe selon lesquelles elle était impliquée dans cette action[20]. Le 20 avril, le maire autoproclamé de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev[21] déclare ne pas être lié par les négociations de Genève entre les Occidentaux, les autorités de Kiev et la Russie et refuse de négocier avec Kiev. Deux corps sont retrouvés dans une rivière près de la ville, celui d'un étudiant de 19 ans originaire de Kiev et celui d'un membre du parti Batkichtchina, Vladimir Rybak, conseiller municipal d'une ville des environs.

Deuxième assaut[modifier | modifier le code]

Le deuxième assaut a lieu le 24 avril 2014 autour du village de Khrestichtchi, les hommes des forces gouvernementales parviennent à démolir trois points de passage qui avaient été érigés par les rebelles sur la route Slaviansk-Sviatogorsk. Ces derniers comptent des morts et plusieurs blessés. D'autres rebelles de Krasnyï Lyman viennent prêter main-forte aux insurgés de Slaviansk. Les forces gouvernementales quittent les lieux vers midi. C'est alors que l'armée russe commence des exercices de l'autre côté de la frontière à vue d'œil des garde-frontières, provoquant de vives critiques du côté des Occidentaux. L'armée ukrainienne cesse ses opérations. L'agence ukrainienne Цензор.нет déclare que n'avaient pris part aux opérations du côté gouvernemental contre la ville que des hommes des commandos spéciaux « Oméga », une compagnie de la garde nationale ukrainienne, mais pas les commandos « Alpha » du service de sécurité d'Ukraine[22].

Vue d'une barricade dans la ville, le 18 avril 2014.

De son côté, le service de sécurité d'Ukraine déclare que deux hommes du colonel Strelkov ont été capturés, le citoyen « P » et le citoyen « S ». Le premier est accusé d'avoir d'avoir organisé la prise des bâtiments de l'administration d'Artiomovsk et de Slaviansk et le second d'être un technicien spécialiste de la communication chiffrée avec son centre de commandement et de posséder des informations importantes pro-russes[23].

Une contre-attaque rebelle a lieu le 25 avril contre l'aérodrome de Kramatorsk qui détruit un hélicoptère VVS et un avion Antonov An-2 des forces gouvernementales, blessant un membre de l'équipage. Les forces gouvernementales abandonnent alors l'idée d'un assaut contre la ville et organisent un blocus, afin de démoraliser l'adversaire et de l'empêcher de recevoir des renforts. Huit experts militaires européens du renseignement (un colonel et deux soldats allemands, un officier tchèque, un soldat polonais, un officier suédois, aussitôt relâché pour raisons médicales, et un adjudant danois), ainsi que cinq officiers de l'état-major ukrainien se trouvant dans un car en direction de la ville sont capturés par les rebelles avec leur interprète. Les officiers sont soupçonnés d'espionnage. Plus tard, les insurgés déclarent être prêts à libérer les otages (qui sont montrés sur toutes les chaînes de télévision) contre leurs propres prisonniers. Ils sont libérés quelques jours plus tard.

Troisième assaut[modifier | modifier le code]

Le 2 mai à 5 heures du matin, des hommes de la garde nationale ukrainienne (formée de volontaires de l'Ouest de l'Ukraine) soutenus par des engins blindés et des hélicoptères attaquent un poste de blocage aux abords de Slaviansk. Celui de Bylbassovka est aussitôt pris, et peu après la tour de télévision du mont Karatchoun. Les émissions de télévision sont interrompues. Cette opération est directement ordonnée par le chef du SBU (Service de sécurité d'Ukraine), Valentin Nalivaïtchenko (en), et largement diffusée et commentée par les médias ukrainiens. Certains font aussi état de confrontations près de la gare. Plus tard, dix autres postes de blocage aux abords de la ville sont neutralisés, obligeant les rebelles à se recentrer en ville dont les principaux accès se couvrent aussitôt de barricades. Les médias ukrainiens divulguent l'information que deux hélicoptères Mil Mi-24 ont été détruits par les insurgés par SATCP, ainsi qu'un hélicoptère Mi-8, provoquant la mort de cinq soldats. Du côté des insurgés, il y a un mort et plus d'une dizaine de blessés.

Le Ministère de l'Intérieur déclare alors que les insurgés qui n'ont pas commis d'actes criminels seront amnistiés si la ville se rend dans l'ordre, si les armes sont rendues et si les otages sont libérés (y compris l'ancienne maire Nelia Chtepa), mais dans la nuit du 3 mai l'assaut reprend de l'ampleur. Cette fois-ci, l'affrontement a lieu dans la direction de Kramatorsk au village de Iasnogorka, où une foule non armée est bloquée par des engins blindés, ainsi qu'au village d'Andreïevka. L'action, du côté gouvernemental, est menée par la 95e brigade de parachutistes : le résultat est de deux morts du côté gouvernemental et de dix morts du côté des insurgés[24]. Le 4 mai au matin, les rebelles déclarent avoir repris le centre de Kramatorsk, mais pas certains postes de blocage.

L'assaut reprend le 5 par la garde nationale ukrainienne qui perd quatre hommes à Semionovka. Vingt civils sont tués. Vers midi, les insurgés abattent avec une mitrailleuse lourde (calibre 12-15 mm) un hélicoptère Mil Mi-24. Désormais l'assaut des forces gouvernementales s'intensifie, aussi bien contre des postes de blocage insurgés que contre des maisons d'habitation.

Le 9 mai 2014, la ville parvient à organiser une manifestation en l'honneur de la victoire de 1945. L'ancienne maire Nelia Chtepa apparaît appelant à voter pour les élections référendaires du 11 mai qui posent la question de l'indépendance ou non au sein de la république populaire de Donetsk[25]. Ce référendum est jugé anticonstitutionnel par les autorités de Kiev et illégal par les États-Unis et l'Union européenne. Vladimir Poutine avait déclaré que ce référendum devait être repoussé, il se contente d'en enregistrer le fait. Slaviansk se prononce, comme d'autres villes du Donbass, en faveur de l'indépendance. Le lendemain du référendum, le colonel Strelkov annonce qu'il prend le commandement des forces d'autodéfense de Slaviansk et de cette nouvelle « république » et demande à la Russie de prendre des « mesures adéquates au vu de la situation pour défendre la population de la RPD » et que les groupes d'extrême-droite du type Pravy Sektor, bataillon Liachko, bataillon Donbass, etc. seront anéantis en cas d'agression armée. Le 17 mai, le procureur général d'Ukraine inscrit cette entité séparatiste à la liste des « organisations terroristes ».

Le 13 mai 2014, une colonne de parachutistes gouvernementaux tombe dans une embuscade aux alentours du village d'Oktiabrskoïe, à 20 km de Kramatorsk. Le colonel Strelkov déclare dans un communiqué qu'il s'agissait de soldats rejoignant en renfort les forces armées stationnées au pied de la tour de télévision, le Ministère de l'intérieur affirme quant à lui qu'il s'agissait de soldats chargés du ravitaillement d'un poste à l'autre. Sept parachutistes de la 95e brigade sont tués, tandis que les victimes du côté des insurgés ne sont officiellement pas décomptées. Il est fait état plus tard de deux morts de leur côté[26].

Le lendemain, la responsable de la communication de la mairie de Slaviansk, Stella Khorocheva, prononce un ultimatum pour le retrait des forces gouvernementales. Le 16 mai, après la fin de l'ultimatum, les insurgés attaquent une base de soldats gouvernementaux à Izioum et bloquent l'aérodrome de Kramatorsk. Le 18 mai 2014, les forces gouvernementales répondent par une attaque sur l'axe Slaviansk-Kramatorsk avec des tirs d'artillerie lourde. Elles parviennent dans les rues de Kramatorsk avec des combats de rue, mais une colonne de six engins blindés ne peut avancer au-delà du pont, près de l'usine Energomachspetsstal (Энергомашспецсталь) et se retirent au mont Karatchoun. Au matin du 19 mai, les milices de la RPD reprennent deux postes de blocage.

Dans la nuit du 25 mai 2014, un journaliste italien, Andrea Rocchelli et son traducteur russe Andreï Mironov sont tués, leur photographe de nationalité française, William Roguelon, est blessé. Les insurgés accusent les forces gouvernementales de les avoir atteints par un tir de mortier, lorsque leur voiture approchait un poste d'insurgés, mais le ministre de l'intérieur ukrainien dénie toute responsabilité[27].

Le 29 mai, les milices de la RPD abattent par SATCP un hélicoptère Mi-8 au-dessus du village de Tchernovy Molotchar, tuant l'équipage de quatorze hommes, dont le général Sergueï Koultchitski (en). Le même jour, elles attaquent une colonne en provenance de la base d'Izioum, près du village de Dolino.

Quatrième assaut[modifier | modifier le code]

Le Ministère de l'intérieur et l'état-major ukrainien annoncent le 3 juin 2014 un assaut d'ampleur contre Slaviansk. Arsen Avakov déclare que des postes de blocage insurgés ont été anéantis autour de Semionovka. Des combats se déroulent aux alentours de Tsaritsyno.

Les forces gouvernementales s'emparent de Krasnyï Lyman, tandis que les insurgés sont pourchassés et arrêtés. Le 4 juin, un avion Soukhoï Su-25 aurait été touché, ce que les forces gouvernementales réfutent. Le 6 juin, un avion Antonov An-30 est touché ; trois membres de l'équipage parviennent à sauter en parachute, mais cinq membres sont tués.

La ville est quotidiennement bombardée par l'armée ukrainienne, ce qui provoque des morts dans la population civile. L'eau, l’électricité et le téléphone y sont largement coupés[28]. La Russie propose — en vain — un couloir humanitaire refusé pour l'instant par le ministre de l'Intérieur ukrainien, Arsen Avakov.

Selon les sources, près de 40 % des habitants auraient quitté la ville. Le 8 juin 2014, 120 enfants sont évacués. Le maire Viatcheslav Ponomarev admet dans une déclaration que les milices de la RPD perdent le contrôle de Sloviansk. Le 10 juin, il est arrêté par le colonel Strelkov pour avoir détourné des fonds, officiellement pour « s'être engagé dans des activités incompatibles avec les buts et les tâches de l'administration civile. »[29]. Le village de Semionovka, tenu par les rebelles aux portes de Kramatorsk, est anéanti par des tirs de lance-roquettes entre le 9 et le 11 juin 2014. Le 16 juin 2014, une dizaine de civils meurent et plus d'une dizaine d'autres sont blessés dans un assaut mené par les forces gouvernementales, près de Kramatorsk[30]. Près de vingt mille personnes se sont réfugiées en Russie (principalement dans la région de Rostov-sur-le-Don) et d'autres dans d'autres régions d'Ukraine. Cependant les habitants des villes assiégées ne peuvent en sortir, faute de couloir humanitaire.

Pendant la trêve, peu respectée de part et d'autre, du 20 juin au 30 juin, des accrochages sporadiques ont lieu autour de la ville et de la tour de télévision. Un hélicoptère Mil Mi-8 des forces loyalistes est abattu avec neuf hommes à bord le 24 juin. Les combats reprennent après la fin de la trêve dès le 1er juillet.

Fin du siège[modifier | modifier le code]

Le 5 juillet 2014, les combattants rebelles ainsi que leur chef Igor Strelkov ont quitté la ville, mettant ainsi fin au siège. Le maire nommé par les rebelles, Vladimir Pavlenko (en), a confirmé à l'AFP la fuite des insurgés indépendantistes[2]. Des perquisitions en nombre et des arrestations massives des hommes de 20 ans à 35 ans ont lieu[31] dans toute la ville, vidée de la moitié de ses habitants.

La veille, le , Igor Strelkov avait adressé à Moscou un appel à l'aide indiquant que sans réaction de sa part, soit par une intervention armée directe, soit en imposant une trêve, la ville tomberait aux mains des forces ukrainiennes[32].

Le 7 juillet 2014, les forces ukrainiennes reprennent Artemivsk et Droujkivka[33] et le 10 juillet Siversk[34]. Le 12 juillet, l'armée ukrainienne est aux portes de Donetsk[35].

À la fin du siège, la chaîne de télévision publique russe Pervi Kanal diffuse un reportage affirmant que l'armée ukrainienne aurait torturé crucifié un enfant de 3 ans sur la place publique à Sloviansk. L'affaire s'avèrera être une fausse information montée de toutes pièces[36].

Otages et enlèvements[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de personnes ont été enlevées pendant le conflit, certains en tant qu'otages.

À la date du , le Kyiv Post a rapporté que 31 personnes étaient toujours portées disparues ou étaient otages dans l'oblast de Donetsk[10].

À la prise du bâtiment du SBU, les services de sécurité ukrainiens lancent l'information que les caves du bâtiment étaient transformées en cellules[37],[38].

Liste des enlèvements signalés[modifier | modifier le code]

Agents publics[modifier | modifier le code]

  • Volodymyr (Vladimir) Rybak – conseiller municipal de Gorlovka (retrouvé assassiné)[39]
  • Vadym Soukhono – conseiller municipal de Sloviansk[39],[40]
  • Nelya Chtepa – maire de Sloviansk (libérée)[39], puis incarcérée par la justice ukrainienne[41]
  • Yakymov – chef du service de médecine légale de Sloviansk (libéré)[39]

Observateurs internationaux[modifier | modifier le code]

  • Les observateurs militaires internationaux Axel Schneider (colonel allemand), Josef Prerovsky (lieutenant colonel tchèque), John Gerhard Østergaard Christensen (adjudant danois), Krzysztof Kobielski (soldat polonais) ainsi que deux soldats allemands ont également été pris en otage mais ont tous été libérés[42].
  • Le soldat suédois Yngve Thomas Johansson a été libéré pour des raisons médicales[42],[43],[44].

Journalistes[modifier | modifier le code]

  • Irma Krat, une journaliste et militante célèbre de Maïdan, avait été capturée à la mi-avril par les séparatistes tandis qu'elle tournait un direct pour la chaîne ukrainienne 112. Elle est libérée à la fin du siège[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Ukraine crisis: Rebels abandon Sloviansk stronghold », sur BBC News,  : « Pro-Russian separatists in Ukraine have evacuated the city of Sloviansk »
  2. a et b « Les forces de Kiev reprennent le bastion séparatiste de Sloviansk », sur Lemonde.fr,  : « Chassés par les forces de Kiev, les combattants rebelles et leur chef ont abandonné Sloviansk »
  3. « Сепаратисты Славянска перешли под контроль российского спецназовца Стрелкова – СМИ: Новости УНИАН », sur Ukrainian Independent Information Agency (consulté le 4 mai 2014)
  4. « Командование силовым блоком в Донецке перешло к ополчению », Lifenews.ru,‎ (consulté le 4 mai 2014)
  5. (ru) « РИА Новости публикует снимки, запечатлевшие войска Украины у Славянска », sur RIA Novosti,‎
  6. (en) « Ukrainian Helo Shot Down in Sloviansk », sur military.com,
  7. a et b Ukraine soldiers killed in Slovyansk clashes
  8. (en) « Kiev says 4 of its troops killed in eastern Ukraine », sur globalpost.com,
  9. 2 morts (13 avril),[1] 2 morts (14 avril),[2] 2 killed (22 April),[3] 1 killed (28 avril),[4] 2 morts (2 mai),[5] 1 [6]–3 [7] morts (5 mai), 4 morts (26 mai),[8] total of 14–16 reported killed
  10. a et b « Thirty-one people remain abducted or missing in Donetsk Oblast », Kyiv Post
  11. В Славянске погибли еще двое украинских военных. Korrespondent.net, 2 mai 2014
  12. « UKRAINE. Les séparatistes abattent un hélicoptère de l'armée, 12 morts », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le 1er juin 2014)
  13. Agencies, « Deadly Ukraine gunbattle threatens fragile Easter truce », The Guardian,
  14. 1 tué (13 avril),[9] 3 tués (19 avril),[10] 5 tués (24 avril),[11] 3 tués (2 mai),[12] 10 [13]–30 [14] tués (5 mai), 2 tués (27 mai),[15] 10 tués (4 juin),[16]
  15. « L’armée ukrainienne lance une opération contre la ville rebelle de Slaviansk », sur la-croix.com,
  16. (ru) Israel info, Insurrection à Slaviansk contre Kiev, 13 avril 2014
  17. (uk) « У М. СЛОВ'ЯНСЬКУ ЗАХОПЛЕНО БУДІВЛЮ СБУ », Ministère de l'intérieur ukrainien,‎
  18. (ru) (uk) Fakty Ukraine, Article du 18 avril 2014
  19. Aucun avion de ligne ne peut y atterrir car il s'agit d'un petit terrain d'aviation qui servait du temps de l'URSS
  20. Les combattants ukrainophones se trouvaient à bord de jeeps à plaque d'immatriculation de Dniepropetrovsk. Deux des jeeps sont saisies par les rebelles qui y trouvent des insignes de Pravy Sektor et des armes, ainsi que des photographies de l'aérodrome
  21. Remplacé le 13 juin 2014 par Vladimir Pavlenko
  22. (ru) Censor.net.ua, Le commando Alpha dénie toute participation à l'opération "antiterroriste" de Slaviansk, 24 avril 2014
  23. BBC Ukraine, 27 avril 2014
  24. (ru) Rossbalt Ukraine, Article du 23 mai 2014
  25. Le 15 mai, installée à Kiev, elle appelle à lutter contre les insurgés
  26. (ru) Vesti.ru Article du 23 mai 2014
  27. Le Monde.fr avec AFP, « Un photographe italien et son traducteur tués par un obus en Ukraine », sur Le Monde.fr, (consulté le 12 juillet 2014)
  28. Louis Imbert, Le Monde, 14 juin 2014, p. 4
  29. (en) Kyiv Post (journal de Kiev) Article du 10 juin 2014
  30. (en) ITAR-TASS, Ukraine's military continues shelling cities in Donetsk, Luhansk regions, article du 17 juin 2014
  31. RIA Novosti, article du 6 juillet 2014
  32. « Ukraine : l’armée reprend Sloviansk aux séparatistes pro-russes », sur Rfi.fr, (consulté le 7 juillet 2014)
  33. (en) Ukraine crisis: Bridges destroyed outside Donetsk, BBC News, 7 juillet 2014
  34. (en) Pro-Russia Rebels Defiant as Ukraine Military Advances Toward Donetsk, The Wall Street Journal, 10 juillet 2014
  35. (fr) Ukraine : la guerre aux portes de Donetsk, Le Figaro, 12 juillet 2014
  36. Le Monde, La télévision russe invente la « cruci-fiction » de Sloviansk, 16 juillet 2014
  37. a et b « Ukraine : le récit de la chute de Sloviansk, tournant de la guerre entre l'armée et les séparatistes », sur lemonde.fr,
  38. Maria Turchenkova et Benoît Vitkine, Photos : la reprise de Sloviansk par l'armée ukrainienne, Le Monde, 6 juillet 2014
  39. a b c et d « Tally of persons kidnapped by Russian-backed insurgents in Ukraine's east grows to 16 », Kyiv Post,‎ (lire en ligne)
  40. (en) Simon Ostrovsky, « 'I Had It Pretty Easy, Because I Was Let Go': Simon Ostrovsky on His Detention in Sloviansk », VICE NEWS,‎ (lire en ligne)
  41. Son adjoint est retrouvé mort le 28 janvier 2015. Elle-même est incarcérée à Kharkov, cf http://rusvesna.su/news/1422742093, 1er février 2015
  42. a et b (en) « German defence ministry-unable to contact observer mission in east Ukraine », sur Reuters,
  43. (ru) « Командующий самообороной Славянска Игорь Стрелков: Задержанные наблюдатели – кадровые разведчики », Kp.ru,‎ (consulté le 4 mai 2014)
  44. (en) Peter Leonard, « Observers held in Ukraine speak under armed guard », Associated Press, (consulté le 4 mai 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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