Siège de Przemyśl

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Le siège de Przemyśl a été l'un des sièges les plus importants de la Première Guerre mondiale et une défaite sévère de l'Autriche-Hongrie. Le siège a commencé le 16 septembre 1914 et a été brièvement suspendu le 11 octobre du fait d'une offensive austro-hongroise. Le siège a repris le 9 novembre jusqu'au 22 mars 1915, date à laquelle la garnison autrichienne s'est rendue. Au total, le siège aura duré 133 jours.

Contexte[modifier | modifier le code]

Durant les premières semaines du conflit, la Galicie constitue un important champ de bataille, mettant aux prises des armées austro-hongroises et russes dans le cadre d'une vaste guerre de mouvement[1].

Ainsi, les I, III et IV armées austro-hongroises, respectivement commandées par Viktor Dankl, Rudolf von Brudermann et Moritz von Auffensberg, comptant 500 000 hommes dans leurs rangs, sont envoyés à l'assaut de 1,5 million de soldats russes à partir du 23 août 1914[2].

Cependant, en dépit de victoires initiales, à Krasnik et dans la région de Zamosc, les unités austro-hongroises sont rapidement débordées par les armées russes et doivent retraiter à partir du 11 septembre sur des positions établies à la fontière austro-hongroise, sur la ligne des Carpathes. Cette retraite de plus de 250 kilomètres donne à la Russie le contrôle de la Galicie, à l'exception de la forteresse de Przemyśl, encerclée[3], mais considérablement renforcée

Déroulement[modifier | modifier le code]

Przemyśl et les forteresses environnantes.

Le premier siège[modifier | modifier le code]

Encerclée dès la fin du mois d’août 1914, la forteresse résiste aux offensives russes; dans ce contect, Franz Conrad von Hötzendorf, le chef d'état-major austro-hongrois, monte une opération de dégagement de la ville assiégée.

En dépit de la défaite allemande en Pologne, la ville est temporairement dégagé de l'étreinte russe, le camp retranché est alors renforcé. Cependant, la défaite allemande oblige les austro-hongrois à abandonner les abords de la ville, et à retraiter à nouveau jusqu'aux Carpathes[4].

Le second siège[modifier | modifier le code]

En dépit du déploiement de vastes unités, d'offensives de dégagement et de diversion et des succès allemands en Prusse Orientale, la ville est conquise par les unités russes le 22 mars 1915[5].

En effet, en janvier et février 1915, une offensive est lancée depuis les Carpathes en direction de la ville, afin de permettre son dégagement[6]; ainsi entre le 23 janvier et 27 février, trois offensives sont lancées afin de briser le siège, sans succès en dépit d'une planification minutieuse[7].

Cependant, en dépit de succès initiaux, les unités austro-hongroises ne parviennent pas à dégager la ville[6]. La garnison se rend le 24 mars 1915, après avoir fait sauter les forts qui défendent la ville[7].

À cette occasion, les Russes capturent l'ensemble de la garnison, soit 9 généraux, 2 600 officiers et 170 000 simples soldats[7].

Suites[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

Dès le début du siège, chacun des belligérants allouent à la chute ou à la résistance de la ville une importance considérable.

La prise ou la sauvegarde de la ville est supposée faire pencher les voisins encore neutres de la double monarchie dans un camp ou dans un autre[6].

La reprise de la ville[modifier | modifier le code]

Ce succès est cependant éphémère, puisque, rapidement après le lancement de l'offensive de printemps, les austro-allemands reconquièrent la ville le 3 juin 1915[8] par des unités bavaroises[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Schiavon, 2011, p. 82
  2. Bled, 2014, p. 96
  3. Schiavon, 2011, p. 83
  4. Schiavon, 2011, p. 84
  5. Renouvin, 1934, p. 298
  6. a, b et c Schiavon, 2011, p. 94
  7. a, b et c Bled, 2014, p. 103
  8. Renouvin, 1934, p. 310
  9. Schiavon, 2011, p. 96

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Bled, L'agonie d'une monarchie : Autriche-Hongrie 1914-1920, Paris, Tallandier, , 463 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Peuples et civilisations » (no 19), (réimpr. 1939, 1948, 1969 et 1972) (1re éd. 1934), 779 p. (notice BnF no FRBNF33152114) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale : La fin d'un empire, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre », , 298 p. (ISBN 978-2-9163-8559-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]