Siège de Przemyśl

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Siège de Przemyśl
Description de cette image, également commentée ci-après
La forteresse en 1915.
Informations générales
Date -
Lieu Przemyśl, actuelle Pologne
Issue victoire russe
Belligérants
Drapeau de l'Empire russe Empire russe Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Commandants
Radko Dimitriev
Andreï Selivanov
Hermann Kusmanek von Burgneustädten
Forces en présence
3e armée russe
11e armée russe
1re armée austro-hongroise (de)
3e armée austro-hongroise (de)
4e armée austro-hongroise (de)
Pertes
115 000 tués, blessés, disparus dont 40 000 dans les premiers jours du siège au moins 16 000 tués, 117 000 prisonniers

Première Guerre mondiale

Batailles

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Bataille de l'Atlantique
Coordonnées 49° 47′ nord, 22° 46′ est

Le siège de Przemyśl a été l'un des sièges les plus importants de la Première Guerre mondiale et une défaite sévère de l'Autriche-Hongrie. Le siège a commencé le 16 septembre 1914 et a été brièvement suspendu le 11 octobre du fait d'une offensive austro-hongroise. Le siège a repris le 9 novembre jusqu'au 22 mars 1915, date à laquelle la garnison autrichienne s'est rendue. Au total, le siège aura duré 133 jours.

Contexte[modifier | modifier le code]

Durant les premières semaines du conflit, la Galicie constitue un important champ de bataille, mettant aux prises des armées austro-hongroises et russes dans le cadre d'une vaste guerre de mouvement[1].

Ainsi, les 1re (de), 3e (de) et 4e armées austro-hongroises (de), respectivement commandées par Viktor von Dankl, Rudolf von Brudermann et Moritz von Auffenberg, comptant 500 000 hommes dans leurs rangs, sont envoyés à l'assaut de 1,5 million de soldats russes à partir du 23 août 1914[2].

En dépit de victoires initiales, à la bataille de Krasnik puis à celle de Komarów près de Zamość, les unités austro-hongroises sont rapidement débordées par les armées russes à la bataille de Lemberg et doivent retraiter à partir du 11 septembre sur des positions établies à la frontière austro-hongroise, sur la ligne des Carpates. Cette retraite de plus de 250 kilomètres donne à la Russie le contrôle de la Galicie orientale, à l'exception de la forteresse de Przemyśl, encerclée[3], mais considérablement renforcée.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Przemyśl et les forteresses environnantes.
Przemyśl et les forteresses environnantes.
Assaut du Fort Siedlicka par l'infanterie austro-hongroise, par A. Ritter von Meissl (1867 – 1926).

Le premier siège[modifier | modifier le code]

Encerclée dès la fin du mois d’août 1914, la forteresse résiste aux offensives russes ; dans ce contexte, Franz Conrad von Hötzendorf, le chef d'état-major austro-hongrois, monte une opération de dégagement de la ville assiégée. Grâce à l'offensive allemande de la bataille de la Vistule qui retient l'essentiel des réserves ruses, la 3e armée austro-hongroise (de) du général Borojević parvient, le 18 octobre 1914, à rompre l'encerclement et à ravitailler la ville. Le camp retranché est alors renforcé. Cependant, la défaite allemande sur la Vistule oblige les Austro-Hongrois à abandonner les abords de la ville et à se replier à nouveau jusqu'aux Carpates[4]. Przemyśl est de nouveau encerclée à partir du 9 novembre.

Le second siège[modifier | modifier le code]

Le général russe Andreï Selivanov, qui a remplacé Radko Dimitriev à la tête des troupes d'encerclement, renonce aux attaques frontales trop coûteuses et décide de réduire la ville par la faim. Entre le 23 janvier et le 27 février, trois offensives sont lancées depuis les Carpates en direction de la ville pour tenter de rompre l'encerclement, sans succès en dépit d'une planification minutieuse[5],[6]. La garnison se rend le 22 ou 24 mars 1915, après avoir fait sauter les forts qui défendent la ville. Les Russes capturent l'ensemble de la garnison, soit 9 généraux, 2 600 officiers et 170 000 simples soldats[6],[7] dont seulement 48 000 hommes valides, le reste étant affaibli par la faim et les maladies.

Suites[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

Dès le début du siège, chacun des belligérants attribue à la chute ou à la résistance de la ville une importance considérable. L'issue du siège est supposée faire pencher les voisins encore neutres de la double monarchie dans un camp ou dans un autre[5].

La reprise de la ville[modifier | modifier le code]

Ce succès est cependant éphémère, puisque, rapidement après le lancement de l'offensive de printemps, les austro-allemands reconquièrent la ville le 3 juin 1915[8] par des unités bavaroises[9].

Images[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Schiavon, 2011, p. 82.
  2. Bled, 2014, p. 96.
  3. Schiavon, 2011, p. 83.
  4. Schiavon, 2011, p. 84.
  5. a et b Schiavon, 2011, p. 94.
  6. a et b Bled, 2014, p. 103.
  7. Renouvin, 1934, p. 298.
  8. Renouvin, 1934, p. 310.
  9. Schiavon, 2011, p. 96.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Bled, L'agonie d'une monarchie : Autriche-Hongrie 1914-1920, Paris, Tallandier, , 463 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Peuples et civilisations » (no 19), (réimpr. 1939, 1948, 1969 et 1972) (1re éd. 1934), 779 p. (notice BnF no FRBNF33152114). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale : La fin d'un empire, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre », , 298 p. (ISBN 978-2-9163-8559-4). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]