Siège de Numance

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Le Siège de Numance.
Siège de Numance
Description de cette image, également commentée ci-après
Gravure du siège de Numance.
Informations générales
Date - 134 - 133 av.J-.C
Lieu Numance, Espagne
Issue Victoire romaine
Changements territoriaux Prise de Numance par Rome.
Belligérants
République RomaineCeltibères
Commandants
Scipion Émilien
Jugurtha[1]
Avarus
Forces en présence
20 000 légionnaires
40 000 alliés et mercenaires numides
4 000 militants
Pertes
InconnuesLes défenseurs sont tous massacrés.

Guerres celtibères

Coordonnées 41° 48′ 35″ nord, 2° 26′ 39″ ouest
Reconstitution des fortifications de Numance.

L'oppidum celtibère de Numance a été attaqué à plusieurs reprises par les Romains, mais le Siège de Numance se réfère à l'aboutissement et la pacification de la longue guerre de Numance entre les forces de la République romaine et celles de la population autochtone de l'Hispanie citérieure.

La guerre de Numance est la troisième des Guerres celtibères. Elle éclate en 143 av.J-.C. Une décennie plus tard, en 133, le général romain et héros de la Troisième guerre punique Scipion Émilien subjugue Numance, et fut chef de la ville celtibère.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Fin 135, le Sénat romain nomme de nouveau Scipion consul, sur demande populaire, et l'envoie en Hispanie. Scipion trouve le moral des troupes stationnées dans la Péninsule Ibérique faible. Il soulève néanmoins une armée de 20 000 hommes, avec 40 000 alliés et des troupes mercenaires, en particulier des cavaliers numides, dirigés par Jugurtha. Les troupes ont été formées durement, et il y a eu plusieurs succès d'escarmouches avant que Scipion ne commence à entourer la ville de Numance. Il avait prévu de faire mourir ses habitants de faim.

Siège[modifier | modifier le code]

Les Numantes tentent plusieurs contre-attaques, toutes ratées, jusqu'à ce que leur meilleur guerrier, Rhetogenes, réussisse à mettre a terre une bande d'hommes près de la rivière derrière le blocus. Il est à la tête des Arrevaci, mais ses ordres sont ignorés. Il va ensuite à Lutia, où il est reçu positivement par les jeunes, mais les anciens de la tribu alertent Scipion, qui va en Numantie, arrête les 400 jeunes Lutians, et leur fait couper les mains. Après le retour de Scipion, le chef numante Avarus commence les négociations.

Les premiers ambassadeurs envoyés par Numance demandent leur liberté en échange de l'abandon complet, mais Scipion refuse. Ils sont tués lors de la restitution de la population, qui pensait avoir trouvé un accord avec les Romains. La ville refuse d'abandonner, et meurt de faim. Le cannibalisme s'ensuit, certains commencent à se suicider avec l'ensemble de leur famille. Le reste de la population ne se rend qu'après que la ville soit sous les flammes. Scipion rase ses ruines à la fin de l'été 133.

Héritage[modifier | modifier le code]

Le siège de Numance a été remarqué par plusieurs historiens romains, qui admirent le sens de la liberté des anciens Ibères, et reconnaissent leurs aptitudes au combat contre les légions romaines.

Miguel de Cervantes a écrit une pièce de théâtre au sujet de l'événement, Le Siège de Numance (El Cerco de Numancia), qui est son œuvre la plus dramatique.

Plus récemment, Carlos Fuentes a publié une nouvelle à propos de l'événement, Les deux Numance (Las dos Numancias)..

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sallust, « The Jugurthine War », p.7, (ed. John Selby Watson), Tufts Perseus Digital Library

Sources[modifier | modifier le code]