Siège de Constantinople (626)

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Siège de Constantinople (626)
Informations générales
Date 636
Lieu Istanbul, Turquie
Issue Victoire byzantine
Belligérants
Imperial byzantine labarum XIth c..jpg Empire byzantin Khaganat avar
Derafsh Kaviani.png Sassanides
Sklavinies
Commandants
Patriarche Serge Ier
Patrice Bonus
Schahr-Barâz
Kardarigan
Commandant Avar inconnu
Forces en présence
12 000 hommes 80 000 Avars et Slaves
Alliés perses

Guerres perso-byzantines

Batailles

Guerre d'Anastase
Amida (502-503)

Guerre d'Ibérie
Thannuris (528) · Dara (530) · Satala (530) · Callinicum (531)

Guerre lazique
Phasis (555-556)

Guerre pour le Caucase
Solachon (586) · Martyropolis (588)

Guerre de 602 - 628
Constantinople (626) · Ninive (627)

Le siège de Constantinople en 626 par l'Empire sassanide se termine en une victoire décisive pour les Byzantins qui, avec d'autres victoires obtenus par Heraclius l'année suivante en 627, permet à Constantinople de retrouver ses territoires et faire respecter un traité de statu quo favorable sur les frontières.

Historique[modifier | modifier le code]

En 602, Phocas renverse Maurice, l'empereur titulaire byzantin, et établit un règne de terreur et d'incompétence, entraînant l'empire dans l'anarchie[1]. Des lois sont adoptées condamnant les Juifs religieux et administratifs, laissant l'Empire dans un triste état quand le roi sassanide Khosrau II attaque, en utilisant ce fait comme prétexte pour la guerre.

Au départ, la guerre se déroule bien pour les Perses, et seule l'Anatolie reste aux mains des Byzantins.

Phocas est renversé par le fils de l'exarque de Carthage, Heraclius[1]. Général d'une incroyable énergie mais avec encore peu d'expérience, Heraclius tente de réparer les dommages que Phocas avait faits[1]. Pourtant, en dépit de ses offensives en Mésopotamie (actuel Irak) il est incapable d'arrêter ses ennemis perses partis depuis la Chalcédoine qui font le siège de sa capitale.

Siège[modifier | modifier le code]

Parmi les assiégeants il y a 80 000 Avars, qui veulent briser la mainmise byzantine sur l'Europe[2].

Les Perses sont arrivés en Chalcédoine avant que Phocas ne soit renversé. Mais ce n'est que lorsque les Avars ont commencé à amener vers les murs de la cité de l'équipement lourd pour attaquer que le siège est devenu clair.

Heureusement pour les défenseurs, dirigés par Bonus, la défense de la capitale comptait quelque 12 000 soldats et se composait de cavalerie — un personnel bien formé de l'armée gréco-romaine[3]. Ajoutons à cela le patriarche de Constantinople, dont les appels au zèle religieux parmi les habitants de Constantinople est de plus en plus efficace par le fait qu'ils étaient confrontés à des païens, du moins à leurs yeux[3].

Lorsque la flotte des Avars et la flotte perse sont coulées lors de deux batailles maritimes, les assaillants sont paniqués et fuient, abandonnant le siège de la ville.

Suites[modifier | modifier le code]

L’échec du siège survient juste après la nouvelle d'une autre victoire byzantine, où Théodore a obtenu de bons résultats contre le général perse Shahin Vahmanzadegan[3]. À la suite de cela, Heraclius engage une invasion de la Mésopotamie, battant une autre armée perse à Ninive.

Il marche ensuite sur Ctésiphon, où l'anarchie règne, permettant à Héraclius d'obtenir de meilleures conditions de reddition alors qu'un roi perse était renversé par un autre.

Finalement, les Perses sont obligés de retirer toutes leurs forces armées et de rendre l'Égypte, le Levant et tous les territoires impériaux de la Mésopotamie et de l'Arménie qui étaient byzantins à l'époque d'un ancien traité de paix vers 595.

La guerre finie, ni les Perses, ni les Byzantins, ne croisèrent le fer à nouveau jusqu'à ce que l'invasion arabo-islamique ne brise le pouvoir des deux Empires.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c John Julius Norwich, A Short History of Byzantium, New York: Vintage Books, 1997, p. 90.
  2. John Julius Norwich, A Short History of Byzantium, New York: Vintage Books, 1997, p. 92
  3. a, b et c John Julius Norwich, A Short History of Byzantium, New York: Vintage Books, 1997, p. 93

Bibliographie[modifier | modifier le code]