Shundo Aoyama

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
青山 Aoyama 俊董Shundō

Naissance 1933
École/tradition zen sôtô
Maîtres 大英俊機 Daiei Shunki
Disciples

Jôkei-Ni Lambert (France)

et de nombreuses nonnes au Japon
Célèbre pour défendre la position et la formation des nonnes au Japon

Shundô Aoyama (japonais: 青山 俊董) (née en 1933) est une nonne zen très connue au Japon, mais aussi en France. Elle se consacre à la formation des nonnes au temple Aichi Semmon Nisodo àNagoya, mais aussi à la pratique des laïcs et s'engage pour la reconnaissance du statut des nonnes au Japon[1],[2]. Auteur de nombreux livres destinés aux laïcs, mais aussi de conférences de haut niveau sur le Shôbôgenzô de maitre Dôgen, elle est très appréciée pour sa franchise, son regard distancié sur le bouddhisme japonais, et son ouverture aux cultures étrangères.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elles et née en 1933 dans la province d'Aichi[3]. Sa mère la confie à sa tante dès l’âge de cinq ans, pour qu'elle soit élevée dans le temple de Muryo-ji[3], près de Nagano. Elle est ordonnée nonne à quinze ans, et elle insiste pour entrer directement au temple de formation des nonnes, l'Aichi Semmon Nisodo, à Nagoya, au lieu d’aller au lycée[4]. À la sortie de la guerre, ce temple était très délabré, et les conditions de vie y étaient fort rudes.

Fait exceptionnel pour une nonne de cette époque, elle fait des études supérieures à l'Université bouddhique de Komazawa (Tôkyô) après quoi elle commence à enseigner[3]. Grande érudite, elle donne des conférences, et participe également à des retraites intensives de zazen dans la lignée de Kodo Sawaki. En 1976, elle est nommée abbesse du temple de formation des nonnes[1] et contribue à sa réfection complète. À partir de 1984, elle est aussi responsable des temples de Seiho-ji et Muryo-ji[Où ?].

Elle reconnue aussi pour sa pratique de la cérémonie du thé (chadô), qu’elle a longtemps enseignée, ainsi que de la calligraphie (shodo) et de l’art d’arranger les fleurs (ikebana)[5]. Elle a beaucoup participé au dialogue interreligieux avec les catholiques du Japon, et aux échanges entre monastères chrétiens et bouddhistes, entre le Japon et l’Europe[6].

Au Japon, les laïcs l’apprécient particulièrement pour ses conférences[1] et ses nombreux livres, mais surtout pour l'occasion qu'elle leur donne de vivre une vie monastique, et en particulier de pratiquer zazen quelques jours chaque année, durant « l’étude du zen et des préceptes » (zenkai no tsudoi).

En France, elle a transmis le dharma à Jôkei-Ni Lambert, qui est devenue en 2018 l’abbesse du temple « La Demeure sans limites » (Aoyama Muryo-ji) en Ardèche[7].

Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles, dont certains ont été traduits en anglais et/ou en français.

Ouvrages traduits en français[modifier | modifier le code]

  • Shundo Aoyama, (trad. du japonais par Jôkei-Ni Lambert et Akiko Murayama), Une vie de nonne zen, Paris, Sully, , 208 p. (ISBN 978-2-354-32304-2)
  • Shundo Aoyama (trad. de l'anglais par Martine Haegel-Huck), Le zen et la vie. Sagesse et compassion d'une nonne zen, Paris, Sully, (réimpr. Albin Michel, coll. « Spiritualités vivantes », 2015) (1re éd. 2000 Graines de Sagesse), 208 p. (ISBN 978-2-354-32023-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Tsomo 2020.
  2. Robinson Arai 1999.
  3. a b et c « Shundô Aoyama », sur editions-sully.com (consulté le )
  4. Shundō Aoyama, Une vie de nonne zen, Paris, Sully, (ISBN 978-2-35432-304-2)
  5. Tsomo 2020, p. 141.
  6. Tsomo 2020, p. 148.
  7. « Aoyama Roshi à la Demeure sans limites », sur youtube.com, Sagesses bouddhistes, (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Karma Lekshe Tsomo, « Nurturing the Seeds of Zen: The Life and Legacy of Shundo Aoyama Rōshi », dans Colleen D. Hartung (Ed.), Claiming Notability for Women Activists in Religion, vol. 1 : Women in Religion, Chicago, Atla Open Press, (ISBN 978-1-949-80012-8, lire en ligne), p. 141-161. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Paula Kane Robinson Arai, Women living Zen : Japanese Sōtō Buddhist nuns, Oxford, Oxford University Press, , 256 p. (ISBN 978-0-195-12393-7). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Shundô Aoyama, nonne zen sôtô », Sagesses bouddhistes, (15 min.) consacrées Aoyama Roshi, France 2, décembre 2010, sur dailymotion.com, [voir en ligne (page consultée le 9 mai 2021)] et [voir en ligne (page consultée le 9 mai 2021)]
  • « Aoyama Roshi à la Demeure sans limites », Sagesses bouddhistes, 18 novembre 2018, sur youtube.com (15 min.) [voir en ligne (page consultée le 9 mai 2021)] (À l'occasion de l’intronisation de Jôkei Lambert comme abbesse).
  • Katsuya Tomita, Tenzô, docufiction avec Shundô Aoyama, 2019 (1h50) [voir en ligne (page consultée le 9 mai 2021)]