Sherman Firefly

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Un Sherman Firefly au Musée des Blindés de Bovington.

Le Sherman Firefly (aussi appelé Sherman VC ou aussi Sherman 1C) est un char moyen britannique de la Seconde Guerre mondiale basé sur le châssis du char américain M4 Sherman et le canon antichar britannique Ordnance QF 17 pounder.

Historique[modifier | modifier le code]

Frein de bouche du canon Ordnance QF 17 pounder
Sherman Firefly visible au manège militaire de Trois-Rivière surnommé "Cathy". Le nombre 35 inscrit en face du char fait reférence au poids du véhicule afin de faciliter le transport et la traversé des ponts.

Ce char trouve ses origines dans la loi Lend-Lease (prêt-bail) qui permet aux Britanniques et aux Soviétiques de bénéficier de grandes quantités de matériel américain.

Les Britanniques qui reçurent une grande quantité de Sherman M4 s'aperçurent vite que ce char soutenait la comparaison avec le Panzerkampfwagen IV en termes de blindage mais pas en termes de puissance de feu. Ce problème s'amplifiait encore contre les chars Panzerkampfwagen V Panther et Panzerkampfwagen VI Tiger.

De plus, ils bénéficiaient depuis 1942 d'un canon antichar performant, l'Ordnance QF 17 pounder. Ils décidèrent donc de monter ce canon sur le châssis d'un Sherman : le Firefly (Luciole) était né.

Il fallut bien sûr modifier quelques parties du char afin de compenser le poids du canon, ce qui explique l'extension de la tourelle à l'arrière contenant la radio et pouvant recevoir un coffre.

Son excellent canon, associé à des munitions spéciales APDS soutenait la comparaison avec le 75 mm KwK 42 du Panther, voire le canon de 88 mm des Tigres.

Ce « casseur de panzer » devint une cible prioritaire des tankistes de la Waffen-SS et de la Wehrmacht. Malheureusement pour les Britanniques, le principal défaut du Sherman subsistait, c’est-à-dire sa protection insuffisante due à sa silhouette trop haute et son blindage trop mince.

Au niveau de la dotation, il y avait dans une division blindée un Firefly pour quatre Sherman ou Cromwell.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Dimensions

  • Poids au combat : 31 600 kg
  • Pression au sol : 0,927 kg / cm2
  • Longueur : 6,06 mètres
  • Largeur : 2,62 mètres
  • Hauteur : 2,74 mètres
  • Équipage : 5

Blindage et Armement

  • Armement : 1 canon de 17-pdr (76,2 mm)
  • 1 mitrailleuse de .50 M2HB (300 coups)
  • 2 mitrailleuses de .30 M1919A4 (4750 coups)
  • Blindage maximum : 76 mm
  • Blindage minimum : 25 mm

Propulsion

  • Puissance : 425 CV
  • Puissance spécifique : 13 CV / tonne
  • Vitesse sur route : 32 km/h
  • Réservoir : 606 litres
  • Autonomie sur route : 161 km
  • Moteur : 1 Chrysler A57 Multibank (425 CV)

Production

  • Quantité : environ 2000 exemplaires

Service Opérationnel[modifier | modifier le code]

Normandie[modifier | modifier le code]

Un Sherman Firefly franchit 'Euston Bridge' sur l'Orne en route pour l'opération Goodwood, 18 Juillet 1944.

Le char Tigre de l'as allemand Michael Wittmann fut détruit le en Normandie par un Sherman Firefly soit canadien du Fusiliers de Sherbrooke[1] ou britannique du Ier Northamptonshire Yeomanry (en)[2].

Italie[modifier | modifier le code]

Firefly du Pretoria Regiment Sud Africain, Italie, 1944.

Bien que la campagne de Normandie ait eu la priorité, le Firefly a également servi avec distinction en Italie dans les unités britanniques, du Commonwealth et polonaises. Les unités britanniques en Italie ont également utilisé le Sherman avec le canon britannique de 76,2 mm.

Pays-Bas et Allemagne[modifier | modifier le code]

Opérateurs[modifier | modifier le code]

Nord-Ouest de l'Europe

Italie

(La 7th Armoured Brigade et la 9th Armoured Brigade ne semblent pas avoir utilisé de Firefly.)

Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie

Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Drapeau de la Pologne Pologne
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud

Après Guerre[modifier | modifier le code]

Les Forces aériennes libanaises reçurent 16 Sherman Firefly vendus par l'Italie comme ferraille en 1949. Deux d'entre eux ont été transmis à la milice Al-Mourabitoun en 1976.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Brian E. Reid, No Holding Back, Mechanicsburg, Stackpole Books, , 491 p. (ISBN 9780811705844), p. 410-430.
  2. Antony Beevor (trad. de l'anglais par Jean-François Sené, Raymond Clarinard et Isabelle Taudière), D-Day et la bataille de Normandie [« D-Day : the Battle for Normandy »], Paris, Calmann-Lévy, , 636 p. (ISBN 978-2-7021-4016-1, OCLC 429484155), p. 461-464.
  3. Tomáš Jakl, « Československé Shermany », HaPM, vol. XVI, no 12,‎ , p. 22–23 (ISSN 1210-1427)