Sheila Watt-Cloutier

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Sheila Watt-Cloutier lors d'une conférence à l'Université York.

Sheila Watt-Cloutier (1953, Kuujjuaq, Nunavik - ) est une activiste écologiste québécoise inuk.

Elle vit selon le mode de vie traditionnel inuit jusqu'à l'âge de dix ans, moment où elle part étudier en Nouvelle-Écosse. Elle effectue ses études en sociologie et en psychologie à l'Université McGill à Montréal. Elle devient traductrice dans un hôpital du Nunavik puis conseillère en éducation et en soins de santé[1].

Entre 1995 et 1998, elle est secrétaire exécutif de la Société Makivik. C'est à cette époque qu'elle produit Silatunirmut: la voie de la sagesse (Silatunirmut: The Pathway to Wisdom) ainsi que Capturing Spirit: The Inuit Journey, un vidéo sur la vie inuit destinée aux jeunes. Elle est également présidente de la section canadienne de la Conférence circumpolaire inuite de 1995 à 1998. Elle est durant cette période porte-parole d'une coalition nordique qui obtient l'interdiction de l'utilisation et de la production de polluants organiques persistants dans l'environnement, particulièrement la chaîne alimentaire nordique[1].

En 2002, elle devient présidente de la Conférence circumpolaire inuite, poste qu'elle occupe jusqu'en 2006. C'est en constatant l'influence de la pollution et du réchauffement climatique sur le mode de vie traditionnel des inuit qu'elle s'engage dans la lutte écologique. En 2005, elle dépose avec 62 autres inuit une plainte sous la forme d'un rapport de 167 pages à la Commission interaméricaine des droits de l'homme qui démontre que les changements climatiques causés par la pollution des gaz à effet de serre causent des préjudices à son peuple, cause qu'elle réaffirmera dans son livre The right to be cold (Le droit au froid) [2],[3].

En 2007, elle est conjointement nominée avec Al Gore pour le prix Nobel de la paix par les parlementaires norvégiens Børge Brende (ancien ministre de l'Environnement) et Heidi Sørensen (écologiste) [4],[5].

Citation[modifier | modifier le code]

  • « L'impact des changements climatiques sur l'Arctique est un signe précurseur de ce qui attend le reste du monde. »[2]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Thomson, John L. (éditeur), Prix canadiens de l'environnement 2006, Canadian Geographic, supplément à la revue L'Actualité, 2007.
  2. a et b (fr) Moreault, Éric, Le Combat vert d'une femme du froid, journal Le Soleil (Québec), 10 février 2007, p.8.
  3. (en) Canadian Geographic, Sheila Watt-Cloutier, Canadian environment award, consulté le 19 février 2007.
  4. (en) Mathismoen, Ole, Al Gore Nobel nominee, journal Aftenposten, 1er février 2007, consulté le 18 février 2007.
  5. (en) 2 février 2007, Sophie Prize winner Sheila Watt-Cloutier nominated for the Nobel Peace Prize.