Shahinaz Abdel Salam

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Shahinaz Abdel Salam
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Shahinaz Abdel Salam née à Alexandrie en 1979 est une blogueuse, activiste et ingénieure informatique dans un grand groupe informatique finlandais. Elle fait partie des pionnières[1] du mouvement de contestation égyptien sur la Toile "Kefaya" (« ça suffit ! »), qui ont contribué à la chute d'Hosni Moubarak en février 2011. Elle dénonce à travers son blog les dérives du pouvoir et écrit, en 2011, son ouvrage "Egypte, les débuts de la liberté".

Biographie[modifier | modifier le code]

Shahinaz Abdel Salam née en 1979 au Caire dans une famille traditionaliste et conservatrice d'un père militaire, général d'Hosni Moubarak. "J'étais très contrôlée par mes parents" raconte-t-elle [2]. La pression familiale est telle que, malgré des études d'ingénieur, Shahinaz Abdel Salam cède à sa famille et se marie. Après un an d'un mariage forcé, elle se bat pour divorcer, refuse de porter le voile et gagne son indépendance en s'installant dans son propre appartement au Caire. Elle rejoint alors le réseau des activistes et crée son blog "Une Egyptienne" en 2005 pour éveiller les consciences de la jeunesse de son pays. C'est sur Internet qu'elle trouvera refuge pour exprimer ses opinions, dans un pays où les médias sont contrôlés par le gouvernement, et est la seule femme dans ce groupe de blogueurs qui remet en cause le pouvoir[3].

En mars 2006, c'est "l'étincelle de Kefaya" : en entendant qu'Hosni Moubarak veut transmettre le pouvoir à son fils, les jeunes disent "ça suffit" et descendent dans la rue manifester. "Au début, nous étions seulement 20 personnes sur la place Tahrir, que des blogueurs !" explique-t-elle[2].

En 2008, le Mouvement de la jeunesse du 6 avril a apporté un nouveau souffle à la contestation dont Shahinaz Abdel Salam se faisait porte parole sur son blog.

En 2010, elle se fait arrêter après avoir manifesté contre l'exécution des Coptes [4]. Elle trouve asile en France jusqu'à la chute d'Hosni Moubarak, qui lui permet de regagner l'Egypte.

En 2011, les manifestations prennent de l'ampleur. Le 11 février, Hosni Moubarak quitte le pouvoir, c'est une véritable révolution.

En octobre, Shahinaz Abdel Salam sort son premier ouvrage "Egypte, les débuts de la liberté" qui retrace son parcours de blogueuse [5], pour s’émanciper de sa famille, d’abord, puis du gouvernement, grâce à Internet. Elle continue son combat contre Morsi cette fois[6].

Elle dénonce également le harcèlement de rue[7], très présent en Egypte. En 2012, elle signe l’appel des femmes arabes pour la dignité et l’égalité[8]. Musulmane et laïque[9], elle se bat contre l'archaïsme de la société égyptienne. Sans remettre en cause la religion, elle pointe davantage la culture sexiste de son pays.

En 2013, elle est membre du parti de Mohamed el-Baradei personnalité laïque et libérale, nommé vice-président de la République arabe d'Egypte le 9 juillet 2013 à titre provisoire, quelques jours après le coup d'État militaire ayant entraîné la chute de Mohamed Morsi. Il présente sa démission de ce poste le 14 août pour protester contre la répression de manifestations de partisans de Morsi.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Égypte, les débuts de la liberté, Michel Lafon

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Juan Cole, The New Arabs: How the Millennial Generation is Changing the Middle East, Simon and Schuster, (ISBN 9781451690408, lire en ligne)
  2. a et b « Biographie et actualités de Shahinaz Abdel Salam France Inter », sur France Inter (consulté le 17 février 2018)
  3. (en) William O’Connor, « What Do Arab Millennials Want? », The Daily Beast,‎ (lire en ligne)
  4. rédaction Femme Marociane, « Shahinaz Abdel Salam », femmesdumaroc,‎ (lire en ligne)
  5. « Les réseaux sociaux, promesse ou menace pour la démocratie? », sur www.lavie.fr (consulté le 17 février 2018)
  6. « Egypte : "on veut que Morsi dégage" », sur www.europe1.fr (consulté le 17 février 2018)
  7. « Le combat des Égyptiennes contre le harcèlement », Madame Figaro,‎ (lire en ligne)
  8. « L'appel des femmes arabes pour la dignité et l'égalité », sur Le Monde.fr (consulté le 17 février 2018)
  9. « Musulmanes et laïques, des femmes à contre-Coran », Madame Figaro,‎ (lire en ligne)