Seyminhol

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Seyminhol
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Metal symphonique, metal progressif, metal mélodique, heavy metal épique (débuts)[1], rock alternatif, rock français
Années actives Depuis 1990
Labels Musea Records, Brennus Music, Socadisc
Influences Opeth, Dream Theater, Pain of Salvation, Iron Maiden, Sixx A.M.
Composition du groupe
Membres Kevin Kazek
Nicolas Pélissier
Thomas Das Neves
Vianney Habert
Anciens membres Voir anciens membres
Logo du groupe Seyminhol jusqu'en 2005

Seyminhol est un groupe de metal progressif mélodique français, originaire d'Algrange, en Moselle. Les albums du groupe sont souvent sous la forme d'un concept et ont pour thème une période de l'histoire, avec un chant majoritairement en anglais. Seyminhol compte 21 000 albums vendus depuis ses débuts[2][réf. insuffisante] (les ventes de démos et EP ainsi que les téléchargements n'entrent pas dans ce comptage), ce qui constitue un bilan notable pour un groupe peu soutenu par l'industrie musicale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts (1989–1996)[modifier | modifier le code]

Le groupe est formé en 1989 à Algrange, en Moselle. A l'origine, il s'appelait Spirit et était composé de Christophe Billon-Laroute à la basse, de Dominique Calastretti au chant, de David Papp à la batterie et d'Eric Perron à la guitare. Le line-up se modifie considérablement en 1992 avec l'attribution du poste de batteur à Dominique Calastretti en remplacement de David Papp et la venue de Marco Smacchi qui assurera la deuxième guitare. Kevin Kazek, quant à lui, prend le poste de chanteur[3]. Très vite, le groupe change de nom et décide de s'appeler SEMINOLE en l'honneur d'une tribu indienne originaire de Floride. Ce nom sera ré-orthographié Seyminhol pour faciliter la création d'un logo équilibré. Un an seulement après ces changements de formation, le groupe sort une première démo, Poussière de Lune, enregistrée en 1993 par Christian Brémont à Sancy (Meurthe-et-Moselle). Commence ensuite une série de concerts qui permettent au groupe de se faire connaître en Lorraine et au Benelux : 1ère partie de Vulcain en 1993 à Algrange, concert à Arlon en Belgique, à Bascharage et à Mondorff au Luxembourg, etc.

Durant cette période, le style de Seyminhol est fortement influencé par leurs idoles des années 1980-début 1990 et flirte surtout du côté du rock français et du rock alternatif (OTH, Les Shérifs et Noir Désir). L'essentiel des compositions est assuré par Eric Peron. Fin 1995, Seyminhol entre en studio pour produire son premier EP, Thunder in the Dark, enregistré par Gilles Kaufmann, chanteur des Toys, au studio Linster (Luxembourg). Thunder in the Dark contient 5 titres parmi lesquels le titre Sophie chanté en français. Cet EP sort début 1996 est reçoit un accueil chaleureux. La presse spécialisée : magazines Hard Force[4] et Hard 'n' Heavy[5] encourage le groupe à poursuivre ses efforts. Seyminhol est alors livré à lui-même et ne reçoit le soutien d'aucune structure professionnelle. Les albums sont diffusés de main en main et placés en dépôt vente dans quelques magasins de la région : Discoshop et 5150 à Thionville, chez Carlos au Burin musique à Metz. Ils en écouleront 500 exemplaires ce qui est très encouragent pour un premier EP autoproduit par un groupe amateur[réf. nécessaire]. Peu de temps après, quelques tensions naissent au sein du groupe et Marco Smacchi décide de claquer la porte. Ces tensions résultent d'un mauvais contrat signé avec une société de production cannoise.

Nouveau souffle (1997–1999)[modifier | modifier le code]

Sollicités par leurs amis et leurs fans de la première heure et fort du soutien de la municipalité d'Algrange, les Seyminhol décident de se remettre en selle et de préparer un album complet. Régis Reinert remplace Marco Smacchi et apporte un nouveau souffle au groupe. Son influence musicale - très bluesy - se ressentira d'ailleurs lors de la composition d'Indian Spirit, qui sort en 1999. L'EP est enregistré par J.P Rigot à Nancy et contient 6 titres. Une fois encore, un morceau est proposé en français, Seul Dieu reste fidèle. À l'origine prévu comme un véritable album, ce disque s'avère être beaucoup plus hard rock que son prédécesseur.

Un titre, Fury of the North, préfigure l'avenir du groupe dans sa « période Viking ». Là aussi, les fans, les amis du groupe et les magazines spécialisés font un bon accueil à Indian Spirit[6],[7],[8]. Alain Ricard, de Brennus Music, choisit de distribuer le disque sans proposer un véritable contrat au groupe, estimant qu'il doit encore faire ses preuves. Au même moment, Chris Billon-Laroute et Dominique Calastretti décident de quitter la formation pour monter un projet parallèle. Seyminhol choisit donc de prendre un peu de recul pour mieux envisager l'avenir. À ce jour, 450 exemplaires d'Indian Spirit ont été vendus[réf. nécessaire], et plusieurs chansons écrites pour figurer sur cet album n'ont jamais été diffusées.

Nordic Tales (2000–2001)[modifier | modifier le code]

Pochette de l'EP Nordic Tales du groupe Seyminhol, sorti en 2001

Au cours de cette pause, Kevin chante pour un groupe de metal progressif appelé Heresy. Il y rencontre Nicolas Pelissier qui occupe le poste de claviériste, mais qui est également guitariste et compositeur de la majeure partie des morceaux. Kevin débauche Nicolas et, ensemble, ils décident de relancer Seyminhol courant 2000. Eric Perron et Christophe Billon-Laroute sont bien sûr de la partie et Marco Smacchi fait également son grand retour à la guitare. Seul le poste de batteur reste vacant. Seyminhol auditionne quelques batteurs et c'est Julien Truttmann qui décroche le poste devenant le plus jeune membre (il est alors âgé de 16 ans). Le groupe adopte un style plus heavy metal et s'oriente vers la fresque épique et historique. Kevin Kazek, préparant une maîtrise en histoire, propose aux membres de Seyminhol de mêler faits historiques et mythologie nordique dans le but de créer un album concept dans l'esprit des albums de Rhapsody.

L'EP Nordic Tales est publié en 2001. Il est enregistré au studio Kirk Production à Ay-sur-Moselle par Gilles Kaufmann, et propose 4 morceaux qui s'enchainent pour former une longue chanson épique. La musique est beaucoup plus mélodique grâce au clavier de Nicolas Pelissier, plus musclée aussi grâce au jeu de batterie de Julien Truttmann, mais toujours accompagnée d'excellents solos de guitare qui sont l'œuvre de Marco. Le titre At the Back of Thunder rappelle le titre éponyme de l'EP Thunder in the Dark. La pochette est signée Gengis Khan Artwork, et retranscrit parfaitement l'ambiance mythologique de l'album. Ici, Seyminhol pousse le perfectionnisme jusqu'à inclure des passages vocaux en langue scandinave chantés par Marc Etmanski, des chœurs féminins assurés par Déborah Hofer et des samples d'instruments traditionnels. Cette réalisation ambitieuse est très bien accueillie par la presse spécialisée[9],[10],[11] et le groupe décroche enfin un premier contrat chez Brennus Music à condition de pouvoir proposer un véritable album.

Northern Recital (2002–2003)[modifier | modifier le code]

Pochette de l'album Northern Recital du groupe Seyminhol, sorti en 2002

Fort de son succès auprès de la presse metal et fier de la signature d'un contrat avec le label Brennus Music qui travaille en partenariat avec le distributeur Musea, Seyminhol entre à nouveau au studio Kirk Production pour compléter les quatre titres de Nordic Tales et créer un véritable album-concept de onze morceaux, intitulé Northern Recital. L'album s'articule autour de trois parties, The Story of a Fallen Chief, The Past Legacy et The Flail of the North (qui reprend les quatre titres de Nordic Tales mais en les améliorant). La pochette et le livret sont, une nouvelle fois, réalisés par Gengis Kahn Artwork. Il comprend des illustrations soignées par chapitre, toutes les paroles des chansons et l'histoire intégrale de l'album en français et en anglais. L'opus sort en avril 2002, et est distribué sur l'ensemble du territoire français[12],[13],[14] par Musea. Il permet à Seyminhol d'obtenir sa place en première partie de groupes prestigieux tels Royal Hunt, Blaze Bayley, Loudblast, Clawfinger, Vanden Plas courant 2002-2003 ou encore de participer au festival Guardians of Metal à Strasbourg en 2004[15] en compagnie de Virgin Steele. Seyminhol gagne en notoriété[16] et en crédibilité et est considéré comme un espoir de la scène metal française. L'album bénéficie aussi d'un pressage russe et d'un re-pressage finlandais ce qui permet même au groupe se classer dans les classementts[17]. Northern Recital, avec les pressages étrangers, s'écoule à plus de 12 500 exemplaires[réf. nécessaire]. Pour assurer la diffusion de l'album en Russie, Seyminhol et le label Brennus cèdent tous les droits à un distributeur étranger. Celui-ci vendra beaucoup de disques en Europe du nord et pressera l'album avec un packaging adapté. Dans le cadre de cette transaction, Seyminhol ne touche que 500 dollars mais le nom circule en Russie, en Finlande et même dans certains pays d'Asie[réf. nécessaire].

C'est alors que des querelles resurgissent au sein de la formation pour des questions d'ordre musical. Marco Smacchi décide de claquer une nouvelle fois la porte car il préfèrerait proposer une musique plus influencée par la New Wave of British Heavy Metal et des groupes comme Malmsteem, Iron Maiden ou Saxon[réf. nécessaire]. L'usage du clavier et l'apport symphonique ne plaît pas à tout le monde. Dans la foulée, Eric Peron arrête, lui-aussi, l'aventure Seyminhol. Une page se tourne définitivement dans l'histoire du groupe puisque Eric et Marco étaient très complémentaires dans leur jeu. Ce sont eux qui apportent les premières touchent hard rock au sein de Seyminhol. Ils formeront d'ailleurs au Luxembourg un projet heavy traditionnel intitulé Casus Belli au cours de l'année 2008. Cyril Vincent puis Régis Reinert assurent donc les parties guitares en concert, puis Seyminhol choisit de sampler les claviers de Nicolas Pélissier qui devient naturellement le principal compositeur. Dès lors, il prend le poste de guitariste à plein temps, un instrument qu'il pratique depuis de nombreuses années et devient officiellement le nouveau guitariste du groupe. En pleine tourmente judiciaire, la date de sortie du 1er album est reportée et un arrangement à l'amiable doit s'envisager avec les anciens membres du groupe[réf. nécessaire]. C'est un gros coup dur pour Seyminhol, mais de belles opportunités en live lui permettent de surmonter ces épreuves. Au début de 2004, la composition d'un nouvel album commence, et celui-ci est présenté comme la suite de Northern Recital. L'ensemble est toujours inspiré par des faits historiques centrés sur la civilisation scandinave, notamment la lutte de l'empereur Charlemagne face à la menace danoise. La musique fait la part belle aux instruments typiques (bagpipe, violon, etc.), les chœurs sont plus présents et une chorale ouvre l'album. Des interludes séparent les titres entre eux et Déborah Hofer pose sa voix sur Breath of Fate en duo avec Kévin Kazek[réf. nécessaire].

Septentrion's Walk (2004–2007)[modifier | modifier le code]

pochette de l'album Septentrion's Walk du groupe Seyminhol sorti le 04/04/2005

Septentrion's Walk est enregistré au studio Kirk Production par Gilles Kaufmann entre septembre et novembre 2004. Il sort en 2005 sous la forme d'un double digipack très soigné avec une pochette et un livret réalisés par Gengis Kahn Artwork, les paroles des chansons et l'histoire détaillée en français et en anglais. Le premier CD comprend l'album Septentrion's Walk, articulé autour de trois parties, Thorgis Last Peregrination, When the North is Raging et The Wary Ravens of Hroptatyr. Il commence là où Northern Recital s'arrête. Le deuxième CD reprend un titre en français, La 7e Croisade, composé à l'origine pour la compilation French Steel, une version radio edit d'un titre de Northern Recital et son clip ainsi que divers contenus comme des fonds d'écran ou des photos inédites. Pour beaucoup, Seyminhol atteint un niveau de perfection avec ce disque ce qui lui vaut la sympathie d'Andy Kuntz (Vanden Plas). Ce dernier conseille d'ailleurs au groupe de s'orienter vers une signature avec LMP, mais à condition de réenregistrer la totalité de l'album en Allemagne sous sa direction. Seyminhol est à un tournant décisif de sa carrière et le choix qui sera fait aura beaucoup d'impact sur la suite des évènements. La proposition d'Andy Kuntz, quoi que alléchante, est poliment refusée car les fonds à réunir pour cette belle opportunité n'existe tout simplement plus. Certes, cela permettrait à Seyminhol de franchir une étape importante, certes, la porte du marché allemand pourrait offrir de belles perspectives mais les moyens pour y arriver sont conséquents. Le choix de re-signer chez Brennus Music[2] s'impose donc tout naturellement. L'album se vend autour des 2 500 exemplaires pour le seul territoire français, mais souffre d'un manque de publicité (pas de contrats de licence pour ce disque, peu de communication, etc.). Les ventes ne décollent pas malgré des articles très élogieux dans plusieurs magazines de metal[18],[19],[20],[21],[22], des premières parties remarquables avec Vanden Plas, Paul Di'Anno ou Blaze Bayley[23] et la sollicitation club Drouot à Paris pour un concert exceptionnel. Avec le recul, Septentrion's Walk s'est avéré être un disque beaucoup trop ambitieux. Toutes les économies du groupe y sont passées et moralement les membres sont au plus bas.

Les fans de la première heure, eux, répondent toujours présents. Par gratitude, le groupe propose à chaque concert une large gamme de produits merchandising, allant de l'ensemble de leur discographie aux posters en passant par les porte-clés, les photos, les autocollants et les inévitables tee-shirt. La notoriété de Seyminhol évolue positivement mais, lassé du peu de reconnaissance rencontrée par le groupe auprès des professionnels du monde de la musique et des médias nationaux généralistes, Kevin décide de quitter la formation pour se consacrer à sa carrière solo et à ses études. Il participe en tant que chanteur à d'autres projets musicaux comme Edenn avec Régis Reinert (pop-rock française) ou Lord Siggi's Nothung (Metal épique baroque) en Allemagne aux côtés de Siegfried Schussler (Messenger) et, surtout, d'Alexander Landerburg qui deviendra bientôt batteur d'Annihilator, d'Axxis et de Rhapsody. Après avoir enregistré une démo, participé à une compilation et joué au festival folklorique de Worms, Kevin se rapproche de nouveau de Seyminhol qui s'apprêtait à embaucher un nouveau frontman en la personne de Laurent Fabisz (Kryzees).

Ov Asylum (2008–2013)[modifier | modifier le code]

Courant 2008, Seyminhol reprend le chemin du studio avec un nouveau projet en tête. Kevin Kazek propose au groupe un album plus sombre, basé sur l'univers psychiatrique et les pulsions autodestructrices de son personnage principal appelé Doctor Badgood. L'album Ov Asylum, est une fois encore enregistré par Gilles Kaufmann[24]. Il est publié en mars 2009 et comprend neuf titres[25]. Le style musical n'est plus du tout épique mais beaucoup plus brutal, plus percutant, proche du trash par moment. Ce disque retranscrit avec beaucoup de hargne la mentalité torturée du personnage de l'histoire et l'état d'esprit des membres du groupe lassés du peu de soutien qu'ils reçoivent. L'album, distribué par Socadisc, est assez bien accueilli par la presse spécialisée[25],[26],[27],[28],[29] et les adeptes d'un metal plus direct. Toutefois, les ventes s'avèrent catastrophiques et Brennus tire la sonnette d'alarme. Certains fans de la premières heures n'hésitent pas à retourner au label l'album expliquant qu'il ne reconnaisse pas le groupe qu'ils avaient découverts sur "Northern recital". Seyminhol espérait compenser la perte des fans du style « viking » par la venue d'un public aux influences plus modernes. Malgré quelques festivals et des premières parties réussies auprès de Mass Hysteria, Crucified Barbara et leurs amis d'Insane, l'album ne décolle pas. Le look gothique adopté par les membres, l'usage de pseudonymes qui, pourtant, avaient un but précis dans le concept développé ainsi que le livret très noir de l'album sont abondamment critiqués par une partie des aficionados de la première heure. Certains journalistes parlent même de sabordage organisé.

Après les concerts qui suivent la sortie de Ov Asylum, Seyminhol se retire des circuits et chaque membre participe à divers projets musicaux. Snaked est un groupe de Sleaze rock monté autour de Julien Truttmann, Kévin Kazek et Christophe Billon-Laroute avec Régis et Luc Reinert aux guitares (l'ancien batteur de Scorpions, Rudy Lenners se chargera de produire ce disque resté confidentiel]]). Casus Belli voit Marco Smacchi et Eric Peron de nouveau réunis autour de Kevin Kazek dans un projet heavy metal très racé. À cette occasion, le groupe jouera pour les qualifications du Wacken 2010 au Luxembourg, puis ouvrira pour U.D.O. et Axxis à Steinfurt. Velvet Cadillac permet à Dominique Calastretti et à Chris Billon-Laroute d'expérimenter des reprises punk-rock, tandis que Symakya voit le jour autour de Kévin, Matthieu Morand (Elvaron) et Thomas Das Neves (Heavenly) dans un registre progressif metal à tendance symphonique. Cette période est vraiment très particulière pour les membres de Seyminhol qui, sans prévoir de se séparer, privilégient leur carrière personnelle et les nouvelles rencontres. Nico, quant à lui, reste serein et compose en vue d'un éventuel retour de Seyminhol tout en assurant la basse live pour Symakya.

C'est ainsi que courant 2013, Nicolas Pélissier retrouve Kévin Kazek pour discuter de l'avenir du groupe. Alors que Kevin exposait son idée d'un concept inspiré par la pièce de théâtre Hamlet, Nicolas lui fit écouter des pistes déjà composées dans l'éventualité d'un futur album. Christophe Billon-Laroute, contacté peu de temps après cette entrevue, ne manifestait pas d'enthousiasme et restait pour le moment sceptique. Plus tard, il reconnaîtra qu'il ne pouvait pas ne pas faire ce disque vu la qualité du projet. Seul Julien Truttmann choisit de ne pas reprendre sa place de batteur. Il est très vite remplacé à ce poste par Thomas Das Neves (ancien membre d'Heavenly et batteur d'Akroma et de Deficiency) rencontré lors des réunions préparatoires à l'enregistrement du premier album de Symakya intitulé Majestic 12.

Ce nouvel opus se veut dans la lignée musicale de « l'ère viking », il en reprend les ambiances aux claviers, le type de mélodies, les constructions symphoniques et bénéficie surtout de la technicité acquise sur Ov Asylum. L'album porte le nom de The Wayward Son. Dans l'intervalle, et pour se rappeler au bon souvenir des fans de la première heure, Seyminhol, en accord avec le label Brennus, réédite Northern Recital et Septentrion's Walk en double album, Heathen Verse, début 2014. Cette réédition marque vraiment le retour du groupe sur le devant de la scène puisque 400 albums s'écoulent en seulement quelques semaines.

The Wayward Son (2013–2015)[modifier | modifier le code]

Pochette album The Wayward Son, 2015

Après un enregistrement au Home studio Diabolus in Musica de Nicolas Pélissier, qui s'est étendu de juillet 2013 à décembre 2014, le 27 avril 2015 Seyminhol sort son nouvel album, The Wayward Son. Pour l'occasion, Seyminhol organise un concert promotionnel à Algrange, la ville natale de la formation, en présence du maire, soutien de longue date, des amis proches, de la famille et d'une foule de fans impatients de découvrir cette nouvelle offrande.

Wayward Son est l'adaptation de la tragédie Hamlet de William Shakespeare. Les Seyminhol ont réussi a condenser cette œuvre magistrale sur 19 pistes sans pour autant perdre l'essence même de l'histoire. Tout comme la pièce de théâtre originelle qui sert de support, l'album est divisé en actes et en scènes. Les grands moments de la tragédie y sont retracés avec justesse : l'apparition du fantôme du roi, le père d'Hamlet ; la célèbre réplique « Something is rotten in the State of Denmark » ; la simulation de la folie d'Hamlet ; la pièce de théâtre devant le roi usurpateur Claudius ; le monologue To be or not to be ; la mort de Polonius ; le complot final ; la scène du cimetière avec le fossoyeur et le crâne de Yorick ; le duel entre Hamlet et Laerte.

Musicalement parlant, The Wayward Son est une savante alchimie entre la technicité, la rythmique et la lourdeur développées sur Ov Asylum et la mélodie, la symphonie, et les structures acquises sur les albums de l'ère viking Northern Recital et Septentrion's Walk. Bien que foncièrement ancré dans le metal mélodique, l'album reprend des éléments de divers styles musicaux tels le heavy metal, le metal progressif, voire le black metal. En effet, quelques passages empruntent aux codes du black metal, notamment au niveau des ambiances, des sonorités et des instruments (The Agony of a King, The Death of Polonius). Les guitares sont plus présentes que sur les précédents albums avec de nombreux solis (Theatre of the Dream, The Conspiracy). L'un d'entre eux est d'ailleurs brillamment effectué par le guitariste virtuose Matthieu Morand. Les guitares classiques et acoustiques sont, elles-aussi, de la partie, et accompagnent plusieurs morceaux, notamment la ballade Shadows of Death. Un autre instrument fait également son grand retour, le piano, rendant l'œuvre de Seyminhol plus émotionnelle que sur le précédent album.

Wayward Son contient moins d'instruments typiques que sur Septentrion's Walk, mais bénéficie de la présence de violons et de violoncelles dont le jeu contribue à renforcer l'aspect mélodieux, plus dans l'idée de la tragédie d'Hamlet et de son époque. Le chant est lui aussi beaucoup plus varié et mieux valorisé, accompagné par moments de chœurs féminins qui épousent le timbre de voix de Kevin Kazek (Into the Black Chamber, A Disguised Corpse). Ce dernier fait preuve d'une parfaite maîtrise de son chant et se permet quelquefois des montées lyriques très théâtrales. Le titre Poem for a Maid est un duo féminin/masculin qui mélange harmonieusement la voix cristalline de Sandra Galvano et le chant plus grave de Kevin.

Le titre The Duellist bénéficie d'un vidéo clip réalisé par Christian Bremont de la société Technical Spirit. Le livret et la première de couverture de l'album sont l'œuvre de Florent Le Guilliou du Chromatorium. L'album est toujours distribué par le label Brennus Music et, deux semaines après sa sortie, il reçoit déjà d'excellentes critiques de la presse spécialisée[30],[31],[32],[33] qui laissent présager de bonnes choses pour l'avenir de Seyminhol. Roger Wessier de Replica assure la promotion du disque avec le soutien de Charles Zampol et le groupe se réunit à Paris en juin 2015 pour répondre aux questions nombreuses des magazines spécialisées : Metal Obs et Metallian offrent de belles interviews au groupe et le titre Mantle of Madness figure sur un sampler.

Plusieurs concerts suivent la sortie du disque dont une première partie remarquée, celle d'Evergrey devant plus de 700 personnes lors de la fête de la musique à Thionville. Seyminhol joue également dans plusieurs festivals (Le Havre, Nancy, Marseille, etc. ), offre une release partie exceptionnelle à Metz tout en précisant qu'il défendra son album sur tous les fronts. Une date en Suisse, programmée pour mai 2016, est d'ailleurs maintenue malgré les problèmes de santé de Kévin. C'est la chanteuse de Fourth Circle, Audrey Adornato qui assure la prestation avec brio. En juillet, grâce au soutien d'Amandine Kazmierczak (choriste sur Wayward son), Seyminhol joue au festival Rock' n' Roll Train à Longwy aux côtés de Lacuna Coil et de Dagoba[34],[35]. En septembre 2016, pratiquement tous les albums en version physique se sont écoulés et plusieurs milliers de téléchargements ont été répertoriés.

Changements et projets futurs (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Malgré l'annonce du départ de son bassiste historique, Christophe Billon-Laroute, qui souhaite se focaliser sur son nouveau projet professionnel, Seyminhol continue d'être actif. Si dans l'esprit du groupe, Chris reste un membre à part entière, c'est aussi l'avenir qui compte désormais : rattraper le temps perdu est vraiment le leitmotiv de la formation. Ainsi, en avril 2016, Vianney Habert - qui officie au sein du groupe Deficiency avec Thomas Das Neves - remplace au pied levé Christophe et intègre la set-list du groupe en quelques jours afin d'assurer les différents concerts qui sont programmés. Il participe pleinement à la création du nouvel album et prend une part importante aux discussions concernant les modifications à apporter au clip The Duellist. Fort de cette énergie positive insufflée par leur nouveau bassiste, Seyminhol entre en studio en août 2016 afin de donner un digne successeur à The Wayward Son. Ce nouveau projet aura lui-aussi pour thème l'histoire d'Hamlet mais en privilégiant, cette fois, le personnage d'Ophélie. Pour cette raison, Kévin pensait, dans un premier temps, intituler ce disque Unfathomed Beauty. Finalement, il optera pour Ophelian Fields.

Le tournage du clip The Duellist est donc complétement repensé par Christian Brémont de la société Technical Spirit afin de coller davantage aux atmosphères du futur opus qui se focalisera sur la figure d'Ophélie, pendant féminin d'Hamlet. Johanna Scherrer joue le rôle de l'amante déchue et plusieurs amis proches prennent part au tournage. Une animation 2D est également intégrée au projet grâce au talent de Jérôme Brach et de Randy Agostini. Le clip, sorti le 29 septembre 2016, est entièrement filmé en 4K dans des lieux aussi variés que le château de Vianden, la bibliothèque bénédictine de Saint-Mihiel ou l'église Saint Martin de Montmédy. Une aide matérielle très précieuse apportée par l'opéra théâtre de Metz-Métropole a permis de bénéficier de nombreux costumes qui donnent à ce court-métrage une saveur particulière. Ce premier essai très concluant, tourné d'avril à juillet, a été très bien accueilli par les amateurs de belles images, les fans inconditionnels du groupe et la critique. Il a surtout permis de faire connaître Seyminhol à un public différent et a donner envie au groupe de réitérer l'expérience. L'année 2016 a donc servi à confirmer tous les espoirs fondés sur le retour des membres. En janvier 2017, une grande interview rétrospective à paraître dans le magazine polonais Heavy Metal Pages devrait retracer l'histoire de la formation depuis ses débuts. Deux dates de concerts exceptionnelles sont d'ores-et-déjà programmées pour 2017, ainsi que le tournage d'un second clip sous les auspices de Christian Brémont. Le nouvel album est en cours de finalisation et s'annonce très progressif. A suivre.

Autres médias[modifier | modifier le code]

Seyminhol est cité dans le livre L'Âge du métal écrit par Robert Culat aux éditions du Camion Blanc[36]. Il est également cité dans l'ouvrage Hard rock, heavy metal, metal : histoires, cultures et pratiquants[37] écrit par Fabien Hein.

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

  • Kevin Kazek - chant (depuis 1991)
  • Nicolas Pélissier - claviers (depuis 2000), guitare (depuis 2001)
  • Thomas Das Neves - batterie (depuis 2013)
  • Vianney Habert - basse (depuis 2016)
  • Membres du groupe Seyminhol

Nicolas Pelissier.jpg Nicolas Pélissier, guitariste du groupe Seyminhol lors du Rock'n'Roll Train Festival le 09 juillet 2016

Kevin Kazek.jpg Kévin Kazek, chanteur du groupe Seyminhol lors du Rock'n'Roll Train Festival le 09 juillet 2016

Thomas Das Neves.jpg Thomas Das Neves, batteur du groupe Seyminhol lors du Rock'n'Roll Train Festival le 09 juillet 2016

Vianney Habert et Nico.jpg Vianney Harbert,bassiste du groupe Seyminhol et Nicolas Pélissier lors du Rock'n'Roll Train Festival le 09 juillet 2016

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • David Papp - batterie (1990-1992)
  • Christophe Billon-Laroute - basse (1989-2016)
  • Dominique Calastretti - chant (1989-1991), claviers (1991-1992) et batterie (1992-2000)
  • Marco Smacchi - guitare (1992-1997, 2000-2002)
  • Eric Perron - guitare (1989-2002)
  • Régis Reinert - guitare (1997-1999), guitare live (2004-2005)
  • Julien Truttmann - batterie (2001-2013)
  • Marc Etmanski - chants scandinaves (2001-2002)
  • Déborah Hofer - chants féminins (2002-2010)
  • Cyril Vincent - guitare live (2004-2005)

Projets parallèles[modifier | modifier le code]

  • Heresy (1999-2001) - Kevin Kazek, Nicolas Pelissier
  • Edenn (2005-2007) - Kevin Kazek, Régis Reinert
  • Lord Siggi's Nothung (2005-2006) - Kévin Kazek
  • White Satin (2008-2009) - Christophe Billon-Laroute, Dominique Calastretti, Régis Reinert, Déborah Hoffer
  • Snaked (2008-2015) - Régis Reinert, Julien Truttmann (2008-2013), Christophe Billon-Laroute (2008-2013), Kevin Kazek (2008-2010)
  • Casus Belli (2009-2011) - Kévin Kazek, Marco Smacchi
  • Symakya (depuis 2008) - Kevin Kazek, Nicolas Pélissier, Thomas Das Neves
  • Velvet Cadillac (2008-2012) - Christophe Billon-Laroute, Dominique Calastretti, Régis Reinert
  • Deficiency : Thomas Das Neves, Vianney Habert

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Démos et EP[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1998 : Metal Sessions vol. 1
  • 2002 : Vae Victis IV
  • 2006 : French Steel
  • 2009 : French Metal[38]
  • 2013: French Metal
  • 2014 : Heathen Verse

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Seyminhol », sur Encyclopaedia Metallum (consulté le 11 novembre 2016).
  2. a et b Kevin Kazek, chanteur du groupe, d'après les rapports de vente du label russe.
  3. Kévin Kazek côtoyait Seyminhol depuis 1991. Son premier essai au chant eut lieu en février 1992. Son premier concert avec le groupe se déroula à la fête de la musique d'Algrange en juin 1992.
  4. Hard Force magazine (Captain demo, 1996, par Henry Dumatray)
  5. Hard’n’Heavy (Born Killers 1996)
  6. Hard’n’Heavy (Born Killers 1999)
  7. Hard Force magazine (Captain demo 1999)
  8. Noisy Mag (Auto productions 1999 par Adrienne Cheval)
  9. Rock Hard (Démolition 2001)
  10. Metallian (The real Underground 2001 par Louis Bourgade)
  11. Hard’n’Heavy (Born Killers 2001)
  12. Hard Rock Magazine no 94 (Chronique album 2002)
  13. Rock Hard (Chronique album 2002 par Dyder)
  14. Rock Hard no 19 (Interview du 28 octobre 2002 réalisée par Dyder)
  15. Rock Hard (Review Festival « Guardians of Metal no 2 à Strasbourg 2004 réalisée par Dyder)
  16. Rock Hard Allemagne (Chronique album 2002 par Stephan Glass), album noté 8/10
  17. Metal Express Slovaquie (Chronique album 2002 par Srdan Jovanovic), album noté 9/10
  18. Metallian no 40 (Chronique album 2005 par Guillaume Main), album noté 4/5
  19. Rock Hard (Chronique album 2005, par Philippe Lageat), album noté 7.5/10
  20. Crossroads Magazine (Chronique album 2005)
  21. Rock Hard no 50 (Interview du 20 novembre 2005 réalisée par Philippe Lageat), double page centrale
  22. Break Out Magazine Allemagne : (Chronique album 2007 par Sven Lohnert)
  23. C'est Charles Zampol de Musea qui est le manager officiel du groupe à cette époque. Tout au long de la carrière de Seyminhol, Charles a offert de belles opportunités en live à la formation. Il fait assurément partie des personnalités clefs dans la progression du groupe.
  24. C'est grâce au mécénat de Gilles Kauffmann que ce disque a pu voir le jour. A cette époque, Gilles était responsable de la salle de spectacle le 112 à Terville et cet espace contenait un studio professionnel. C'est donc ici que nous avons donné naissance à OV ASYLUM.
  25. a et b « SEYMINHOL - OV ASYLUM (2009) - chronique », sur MusicWaves (consulté le 11 novembre 2016).
  26. Metal Obs FNAC, no 31 (Chronique album 2009 par Will of Death), album noté 6.5/10
  27. Metal Obs FNAC, no 32 (Interview d’août 2009 réalisée par Will of Death)
  28. Hard Rock Magazine no 25 - nouvelle formule (Interview de septembre 2009 réalisée par Nicolas Didier Barriac et cd sampler)
  29. Metallian no 57 (Interview de novembre 2009 réalisée par Laurent Lignon, cd sampler et chronique)
  30. « Seyminhol – The Wayward Son « Sons Of Metal » (consulté le 19 mai 2015).
  31. « Seyminhol – The Wayward Son | Soil Chronicles », sur Soil Chronicles (consulté le 19 mai 2015).
  32. « Seigneurs du Metal », sur seigneursdumetal.fr (consulté le 30 mai 2015).
  33. « Progcritique » (consulté le 13 novembre 2015).
  34. « LACUNA COIL, MADBALL, THE INSPECTOR CLUZO, DAGOBA, LE BAL DES ENRAGES… C’est le RNR TRAIN Festival! », sur Trexsound, (consulté le 11 novembre 2016).
  35. « Rock'N'Roll Train Festival # 4 : les 8 et 9 juillet 2016 à Longwy (54) », sur La Grosse Radio, (consulté le 11 novembre 2016).
  36. Robert Culat, L'Âge du métal, éditions du Camion Blanc.
  37. Fabien Hein, Hard rock, heavy metal, metal : histoires, cultures et pratiquants, éditions Irma, Paris 2004, p. 75, 77, 210.
  38. « Seyminhol - encycloépdie du rock » (consulté le 11 novembre 2016).

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