Seul au monde

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Seul au monde
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Logo du film.

Titre original Cast Away
Réalisation Robert Zemeckis
Scénario William Broyles Jr.
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
DreamWorks SKG
ImageMovers
Playtone
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 143 minutes
Sortie 2000


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Seul au monde (Cast Away) est un film réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 2000. Le tournage a eu lieu au nord-ouest des Fidji, sur l'île volcanique de Monuriki. Les transports entre l'île et le continent furent réalisés par la société FedEx, qui en échange plaça son produit (dans ce cas son service) à son avantage dans le film[1].

On retrouve en tête d’affiche la célébrité Tom Hanks (d’ailleurs nommé pour le meilleur acteur dans un rôle principal à la 73e cérémonie des Oscars), mais aussi Helen Hunt et Nick Searcy. Le film a pour protagoniste un employé de la FedEx naufragé sur une île inhabitée après le crash de son avion dans le Pacifique Sud, et relate ses tentatives de survie sur l’île en utilisant des restes de la cargaison de son avion.

Ce fut un succès critique et commercial, avec 424 millions de dollars de recettes dans le monde dont 233 aux États-Unis.

En France, 1 792 436 spectateurs sont allés le voir en salles.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Travaillant pour FedEx, Chuck Noland est appelé en urgence sur un vol, le soir de Noël, alors qu'il dînait avec sa fiancée et sa famille. Victime d'une grave avarie, l'avion cargo s'écrase et il est le seul à en réchapper. Il se retrouve sur une île déserte, entourée de barrières de corail infranchissables, dans l'océan Pacifique, où il doit apprendre à survivre. Tout au long de son séjour, qui dure plus de quatre ans, il entretiendra, pour tenir le coup, une amitié imaginaire avec un ballon de volley-ball Wilson issu de la cargaison de l'avion.

Résumé[modifier | modifier le code]

En , Chuck Noland est un ingénieur qui voyage à travers le monde pour résoudre les problèmes de productivité dans les dépôts FedEx. Il vit en couple avec Kelly Frears, à Memphis, au Tennessee. Ils projettent de se marier, mais le calendrier chargé de Chuck les gêne sans cesse. Un soir de Noël, Chuck, en train de passer les fêtes avec ses parents, est réquisitionné pour résoudre un problème en Malaisie.

Pendant le vol, une violente tempête se lève. Mis à mal, l'avion qui emporte Chuck tombe dans l’océan Pacifique. Chuck survit grâce à un radeau de sauvetage gonflable, mais perd sa balise de détresse. Il perd conscience et dérive toute la nuit.

Le lendemain, il se réveille sur une île. En l'explorant, il découvre bientôt qu’elle est inhabitée. Plusieurs des colis FedEx que transportait l’avion s'échouent sur le rivage, ainsi que le cadavre d’un des pilotes, qu’il enterre. Chuck tente de quitter l'île avec les restes de son radeau de sauvetage, mais ne parvient pas à franchir les hautes vagues qui déferlent tout autour de l'île à cause d'un récif corallien. Il se met alors en quête de nourriture, d’eau douce et d'un abri. En ouvrant les colis rendus par la mer, il récupère divers objets de toutes natures, qu'il utilise de son mieux pour assurer sa survie. Cependant, en essayant de faire du feu, il se blesse la main. Cédant alors soudainement à la colère et à la douleur, dans un accès de rage, il jette au loin plusieurs objets, dont un ballon de volley-ball qu'il récupère ensuite ; ayant dessiné dessus un visage, il le baptise "Wilson" (d'après sa marque) et développe une amitié fictive avec lui, pour éviter de sombrer dans la folie de la solitude. Une nuit, Chuck calcule que pour que les sauveteurs découvrent le site de l’accident, ils devront explorer une zone deux fois plus grande que le Texas : il acquiert ainsi la certitude qu'il ne sera jamais retrouvé.

Quatre ans plus tard, Chuck s’est adapté aux conditions de vie spartiates de l’île. Il excelle dans la pratique du harponnage. Il mène des conversations régulières avec son ballon Wilson, seul moyen de simuler une quelconque relation sociale. Un jour, un panneau métallique vient s'échouer sur les rochers de l'île. Le naufragé a alors l'idée de s'en servir comme voile pour quitter l'île sur un radeau. Après avoir construit un radeau de fortune et attendu l'arrivée des conditions météorologiques optimales (en utilisant un analemme qu’il a créé dans sa grotte pour surveiller le temps aux différentes époques de l'année), il le met à l'eau et quitte l'île.

Au bout de quelques jours à dériver sur l'océan, une tempête s'abat sur son radeau et manque de le disloquer. Le lendemain, alors que Chuck dort, le ballon Wilson se détache et tombe à la mer. Chuck, réveillé par le jet d'eau d’une baleine, voit Wilson s'éloigner sur l'eau. Il se jette à l'eau et tente de le rejoindre, mais le ballon s'éloigne trop vite, et Chuck ne peut espérer le rattraper. Chuck retourne alors au radeau et pleure amèrement la perte de celui qui avait été, pendant quatre ans, son seul ami sur l'île. Plus tard, enfin, un cargo de passage le découvre, à la dérive.

De retour à la civilisation, Chuck apprend qu’il a été laissé pour mort ; sa famille et ses amis ont célébré ses funérailles. Kelly, dont le souvenir ne l'a jamais quitté au cours de son séjour sur l'île, s'est mariée et a eu une fille. Après leurs retrouvailles, les deux fiancés séparés se déclarent à nouveau leur amour mutuel. Mais Kelly est désormais engagée envers sa nouvelle famille ; ils savent qu'ils ne peuvent pas se réunir, et, se résignant à leur sort, ils se séparent tristement. Kelly donne à Chuck la voiture qu’ils partageaient autrefois.

Quelque temps après, après avoir racheté un ballon de volley-ball identique à Wilson, Chuck se rend à Canadian, au Texas, pour rendre le colis FedEx non distribué, marqué de deux ailes d’ange, à son expéditeur, une femme nommée Bettina Peterson. Personne n'étant à la maison à son arrivée, il laisse le paquet à la porte avec une note disant que ce colis lui a sauvé la vie. Il repart, pour s’arrêter un peu plus loin à un carrefour où il déplie une carte routière. Une camionnette conduite par une jeune femme s’arrête alors, dont la conductrice, aimablement, s'offre à lui indiquer son chemin. Alors qu’elle s’éloigne, Chuck remarque que les ailes d’ange à l’arrière de son camion sont identiques à celles du colis. Resté debout sur le carrefour, il regarde alors s'éloigner, en souriant, le camion de la jeune femme...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Producteur délégué : Joan Bradsha
Producteurs associés : Cherylanne Martin et Steven J. Boyd
Drapeau des États-Unis États-Unis : 20th Century Fox
Drapeau de la France France : United International Pictures
Drapeau des États-Unis États-Unis : (première) et (sortie nationale)
Drapeau de la France France, Drapeau de la Belgique Belgique et Drapeau de la Suisse Suisse romande :
  • Classifications :

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le scénario du film s'inspire librement de Robinson Crusoé. Ainsi le navire attaqué par des pirates a été remplacé par un accident d'avion dont Chuck Noland est le seul survivant. Tout comme le modèle original, Noland ne parvient pas à s'échapper de l'île, les vagues le repoussant toujours vers la terre. À l'inverse, Chuck est totalement seul sur l'île contrairement à Robinson Crusoé qui rencontrait un indigène baptisé Vendredi. De plus, il ne reste sur l'île que quatre ans tandis que Robinson y restait plus de vingt-huit ans.

Casting[modifier | modifier le code]

Tom Hanks retrouve le réalisateur Robert Zemeckis après Forrest Gump en 1994, pour lequel il avait reçu l'Oscar du meilleur acteur.

Helen Hunt, célèbre à la télévision grâce à la série Dingue de toi, décroche le rôle de Kelly, la fiancée de Chuck.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté à Moscou début 1999, puis à Los Angeles et enfin aux Fidji[4], dont l'île Monuriki. Le tournage a eu lieu en deux parties, séparées d'environ un an, pour permettre à Tom Hanks de perdre du poids (passant de 100 à 77 Kg) et de se laisser pousser les cheveux et la barbe, pour la seconde partie du film. Durant cette période, le réalisateur Robert Zemeckis et une partie de l'équipe ont tourné le film Apparences[5]. L'équipe retourne ensuite aux Fidji, plus d'un an après avoir quitté l'île[4].

L'île déserte qui allait servir de décor principal a été très difficile à trouver. L'équipe de tournage a parcouru la plupart des archipels du Pacifique Sud avant de découvrir l'île volcanique de Monuriki, au nord-ouest des Fidji[5].

Faux raccords[6][modifier | modifier le code]

  • Lorsque Chuck marche dans l'eau, un bâton à la main droite, on peut apercevoir une ombre sur sa main, provenant d'un obstacle situé à hauteur d'homme (vraisemblablement celle de la caméra).
  • Lorsque Chuck jette un coup d'œil au portefeuille d'Albert Miller, récupéré sur le cadavre de ce dernier, la Licence indique que le défunt était né en 1949. Plus tard, en faisant une pierre tombale, Chuck inscrit comme année de naissance 1950.
  • Parmi les colis ayant échoué sur l'île, Chuck découvre le ballon Wilson dans son emballage. Plus tard, quand Chuck panse sa blessure à la jambe, le ballon apparaît déballé derrière lui puis, par la suite, réapparaît dans son emballage d'origine.

Musique[modifier | modifier le code]

La bande originale minimaliste du film est composée par Alan Silvestri, collaborateur régulier de Robert Zemeckis. La bande son du film est cependant remarquable par son absence de musique et par la présence d'effets sonores et de bruits en tout genre, pour renforcer l'isolement de Chuck[4] Au début du film, on entend cependant la chanson traditionnelle russe écrite par Lev Knipper, Plaine, ma plaine (Polyushko, Polye), chantée par des enfants. Elle n’apparaît pas dans le CD commercialisé comme B.O. du film. Ce disque est en fait une anthologie des compositions de Silvestri pour les films de Zemeckis, excepté l'inédit End credits (générique de fin)[7].

Liste des titres
  1. "Cast Away" – 3:44
  2. "Wilson, I'm Sorry" – 1:39
  3. "Drive to Kelly's" – 3:54
  4. "Love of My Life" – 1:47
  5. "What the Tide Could Bring" – 3:39
  6. "Crossroads" – 2:08
  7. "End Credits" – 7:29

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source et distinctions complètes : Internet Movie Database[8]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Une publicité pendant et après le film[modifier | modifier le code]

La marque FedEx est omniprésente au cours du film et clairement mise en vedette avec notamment l’apparition du patron de la société en personne. Près de 1 500 salariés de l'entreprise ont par ailleurs figuré dans le film[1]. Tout est mis en œuvre pour le respect de la livraison, et la fin nous le montre bien, alors que la marque Wilson est devenue un personnage du film. C'est l’un des placements de produit les plus longs dans un film (143 min).

La société FedEx, qui s'est occupée de la logistique pendant 2 ans[1], a fait concevoir un spot de son héros, qui fait référence au film Seul au monde, pour vanter à nouveau son professionnalisme. On peut assister à la remise du dernier paquet. La destinataire l'ouvre et on découvre qu'il y avait dedans un téléphone satellitaire portable, un localisateur GPS, une canne à pêche, un purificateur d'eau et un sachet de graines[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c FedEx fête ses 30 ans communiqué de presse FedEx (16/04/2003)
  2. (en) Budget et box-office US - Box Office Mojo.
  3. Dates de sortie - Internet Movie Database.
  4. a b et c Seule au monde commentaire audio du réalisateur dans les bonus du DVD
  5. a et b Secrets de tournage - AlloCiné
  6. « Faux Raccord SPÉCIAL Tom Hanks - (Culte) » sur YouTube, consulté le 28 juin 2020.
  7. (en) « Cast Away: The Films of Robert Zemeckis and the Music of Alan Silvestri », allmusic (consulté le 2 juin 2009)
  8. (en) Awards - Internet Movie Database
  9. pub de la Société Fedex

Liens externes[modifier | modifier le code]