Servius Cornelius Maluginensis (consul en -485)

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Servius Cornelius Maluginensis Cossus
Fonctions
Consul
Sénateur romain
Consul
Biographie
Naissance
Décès
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
République romaine archaïque (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Père
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère
InconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Gens
Statut

Servius Cornelius Maluginensis est un homme politique romain du Ve siècle av. J.-C., consul en 485 av. J.-C.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le plus ancien représentant attesté des Cornelii Maluginenses, branche de la gens des Cornelii. Il est possible qu'il ait porté l'agnomen de Tricostus[1]. Il est le père de Lucius Cornelius Maluginensis Uritus Cossus, consul en 459 av. J.-C. et le grand-père de Marcus Cornelius Maluginensis, décemvir entre 450 et 449 av. J.-C.[2]

Biographie[modifier | modifier le code]

Consulat (485)[modifier | modifier le code]

En 485 av. J.-C., il est élu consul avec Quintus Fabius Vibulanus[a 1],[3]. Au début de leur mandat, Spurius Cassius Vecellinus est condamné pour perduellio par les questeurs Kaeso Fabius Vibulanus et Lucius Valerius Potitus[4] et mis à mort[5]. Les consuls lancent des raids sur le territoire de Véies[3] puis Vibulanus remporte une nouvelle victoire sur les Volsques et les Èques et vend tout le butin au bénéfice du trésor public, ce qui le rend très impopulaire auprès du peuple et des soldats, auxquels revient traditionnellement une part du butin[a 2].

Flaminat[modifier | modifier le code]

Il devient plus tard flamen quirinalis, flamine majeur dévoué au culte de Quirinus, jusqu'en 453[a 3],[1], date probable de son décès, lors d'une épidémie de peste ou de typhus[6] qui emporte également le consul Sextus Quinctilius Varus et le consul suffect Spurius Furius Medullinus Fusius qui l'a remplacé[1],[a 4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. a b et c Broughton 1951, p. 44.
  2. Broughton 1951, p. 46.
  3. a et b Broughton 1951, p. 21.
  4. Broughton 1951, p. 22.
  5. Broughton 1951, p. 20.
  6. Flobert 1995.
  • Sources antiques :
  1. Tite-Live, Histoire romaine, II, 41
  2. Tite-Live, Histoire romaine, II, 42
  3. Tite-Live, Histoire romaine, III, 32, 3
  4. Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines, X, 53, 3

Références[modifier | modifier le code]

  • Tite-Live, Histoire romaine, Livre II, 41-42 sur le site de l'Université de Louvain
  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p.
  • (fr) Annette Flobert, Tite-Live, Histoire Romaine, livres I à V : traduction nouvelle, Paris, Garnier-Flammarion, , 643 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]