Services d'ambulance en Belgique

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Différentes ambulances des pompiers de Bruxelles, Zaventem, ainsi que du service de l'aéroport de Bruxelles, lors d'un exercice catastrophe à ce même aéroport, en 2013.

Comme de nombreux autres pays, la Belgique compte deux types bien distincts d'ambulances. Les ambulances urgentes (dites aussi « 112 » et les ambulances secondaires (ambulances privées).

Les services ambulances agréés sont organisés (ou concédés) par les pouvoirs publics et gèrent principalement les missions urgentes. Les services d’ambulances privés gèrent, eux, le plus souvent les missions non-urgentes comme les transferts inter-hospitaliers, les retours en maisons de repos et les hospitalisations.

Toutes les ambulances sont néanmoins théoriquement « médicalisables » si l’équipe du SMUR accompagne le patient.

Les ambulances agréées (aussi dites « AMU » ou « 112 »)[modifier | modifier le code]

Ambulance de l'Hôpital Militaire Reine Astrid (2018).

Ce sont les ambulances urgentes qui sont régies et envoyées uniquement par les centrales du numéro d'appel d'urgence 112. Elles sont le plus souvent attachés à un service d’incendie ou à la Croix-Rouge (principalement dans les grandes villes) et participent d’office au fonctionnement de l’aide médicale urgente.

Elles dépendent du service public fédéral Santé publique et doivent impérativement être agréées par ce dernier via ses inspecteurs d’hygiène. Ils contrôlent également régulièrement que leurs caractéristiques (couleur jaune moyen (RAL 1016), bande rouge horizontale réfléchissante, logo « 112 », numéro d’identification etc.) et le fait qu'elles disposent du matériel nécessaire (par exemple, le matériel de communication A.S.T.R.I.D.: un poste fixe et un poste portatif) soit bien appliqué.

Liste des services d'ambulances agréés en Belgique[modifier | modifier le code]

La liste des services d'ambulances agréés en Belgique est disponible sur le site de l'INAMI[1].

Voir aussi : Liste des services de la sécurité civile belge.

Liste des services d'ambulances (TMS) agrées par la Région wallonne[2].

Les ambulances non agréées 112 (privées)[modifier | modifier le code]

Ambulance agréée 100 de la Croix-Rouge de Belgique, sur châssis Peugeot Boxer.

Les ambulances non agréées 112 sont, en Belgique, bien souvent des ambulances privées. Elles ne sont pas soumises à l'autorité du service public fédéral Santé publique et ne sont donc jamais appelées pour les missions urgentes par les centres provinciaux 112. Les ambulances privées ne peuvent participer à l'aide médicale urgente du 112 que si l'entreprise a signé une convention avec l’État belge Mais peuvent également effectuer des urgences différés.. Quelques hôpitaux ont ainsi mis en place leur propre service d’ambulances et collaborent aux services de secours 112. C'est également le cas de certaines ambulances de la Croix-Rouge de Belgique. La seule dérogation à cette règle est la réquisition en cas de catastrophe (notamment pour assurer les norias de transports de victimes).

Lorsqu'elles ne transportent pas de patient en mission urgente, les ambulances privées ne peuvent pas faire fonctionner leurs avertisseurs sonores (communément appelés « sirène » ou « pimpons »). Néanmoins elles peuvent utiliser leurs gyrophares bleus. Cela ne les autorise cependant en aucune manière à transgresser le code de la route (comme brûler un feu rouge ou dépasser la limitation de vitesse). Leurs gyrophares ne peuvent servir qu'à avertir que l'ambulance est en mission.

En Région wallonne, les services d'ambulances privées doivent être agrées pour pouvoir exercer leurs activités[3]. Le personnel des services d'ambulances agréées par la Région wallonne, doit, depuis le décret du , suivre une formation paramédicale appelée « TMS », pour « Transport Médico Sanitaire »[4].[3]

Les services SMUR & PIT[modifier | modifier le code]

VIM du service SMUR de Liège sur châssis BMW X5.
Article détaillé : SMUR en Belgique.

Les véhicules du SMUR ne sont pas des ambulances. Ils interviennent généralement conjointement à la mission de celle-ci mais ne transportent pas de patients. Ils disposent à leur bord de matériel plus sophistiqué qu'à bord de l'ambulance ainsi qu'une équipe médicale composée au minimum d'un médecin urgentiste et d'un infirmier(ère) SISU (pour Soins Intensifs et Soins d'Urgences) (ce qui signifie que ce dernier a fait une année de spécialisation dite « SIAMU » (pour Soins intensifs et Aide Médicale Urgente qui est une 4e année des études d'infirmier en Belgique).)

Il existe aussi en Belgique un nouveau système, appelé Paramedical Intervention Team (traduis de l'anglais: équipe d'intervention paramédicale), souvent abrégé en « PIT ». C'est exactement le même principe qu'un SMUR sauf qu'il n'y a pas de médecin à bord, juste un infirmier et un chauffeur ambulancier AMU.

Article détaillé : Paramedical Intervention Team.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. Décret du 29 avril 2004 relatif à l'organisation du transport médico-sanitaire
  4. « Décret Wallon du 29 avril 2004 relatif à l'organisation du Transport Médico-Sanitaire "TMS" », sur Site officiel de la Wallonie

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Service public fédéral Santé publique : Vade-Mecum de l’aide médicale urgente (en Belgique) - Anthémis, 2007