Service de police de la Ville de Québec

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Service de police de la
Ville de Québec
Image illustrative de l'article Service de police de la Ville de Québec

Création 1843
Type Police municipale
Siège 275, rue de la Maréchaussée,
Québec, Québec
Langue Français
Budget 89 millions de dollars $ (2014)
Effectifs
  • Policiers: 719 (2014)
  • 25% sont des femmes (2014)
Directeur Michel Desgagné
Site web Police de Québec

Le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) a juridiction sur le territoire de la ville de Québec, ainsi que sur celles de L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier service de police organisé dans la cité de Québec est constitué en 1843. Cette année-là quelques 28 hommes font partie du corps, dont une majorité d'origine irlandaise ou du moins d'expression anglaise. Un nouveau règlement adopté en 1858 apporte des précisions à ce nouveau service de police: augmenter les effectifs à 50 hommes, diviser le territoire en cinq districts mais également scinder la force entre constables d'expression anglaise et Canadiens français à fin de prévenir les conflits, en cette époque où les francophones de la ville avait peu d'estime pour le métier de policier[1].

Dès la fin du XIXe siècle, de nouvelles technologies seront utilisées: téléphone (1886), transmission radio et automobile (1895), photographie (1914), prise d'empreintes digitales (1926), de nouveaux quartiers seront annexés à la ville: Saint-Sauveur en 1889, Limoilou en 1909 et Montcalm en 1913 par exemple et un département de circulation est instauré en 1939. Durant cette quarantaine d'années, le nombre de postes de police passe de 6 à 17[2].

Les anciennes localités de Duberger, Neufchâtel, Les Saules et Charlesbourg-Ouest sont intégrées à Québec au début des années 1970 et le SPVQ voit ses effectifs augmentés en conséquence. En 1992, une entente intermunicipale confère à la police de Québec la protection du territoire de Saint-Augustin-de-Desmaures puis de la Ville de Beauport et celle de Vanier en 1993[3].

Un autre chapitre est écrit dans l'histoire du SPVQ en 2002 alors que cinq autres corps de police (Charlesbourg, Haute-Saint-Charles, Sainte-Foy, Sillery et Val-Bélair) sont intégrés à celui de Québec dans le cadre des réorganisations municipales ayant eu cours dans la province[4].

En mai 2016, la Ville annonce une réorganisation de ses postes. La centrale de police du parc Victoria (également responsable de l'arrondissement La Cité-Limoilou , le poste déservant les arrondissements de Charlesbourg et Beauport ainsi que celui assigné à La Haute-Saint-Charles et Les Rivières seront fermés. Un nouveau quartier général sera érigé dans le quartier Lebourgneuf, au coin des rues des Rocailles et du boulevard Pierre-Bertrand, près des bureaux de la Sûreté du Québec. Le poste de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge sera conservé et un poste de quartier sera implanté dans Saint-Roch à fin de conserver une présence dans ce quartier sensible[5].

Décès en service[modifier | modifier le code]

Huit policiers sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions depuis 1852 à Québec. La décennie débutant en 1983 a été particulièrement difficile à cet égard. L'agent Roger Girard est décédé à l’âge de 34 ans en le 1er janvier 1983, happé par une voiture sur le boulevard Dufferin-Montmorency alors qu’il était à faire la circulation routière. Les agents Yves Têtu et Jacques Giguère sont abattus dans un parc industriel de Québec le 3 juillet 1985 par le policier Lefebvre de la ville de Sainte-Foy, pris en flagrant délit de vol par effraction. Finalement, Paule Simard et Yvan Filteau trouvent la mort lors d’un écrasement d’hélicoptère à la chute Montmorency le 25 octobre 1993 alors qu'ils recherchaient un disparu[6].

Composition[modifier | modifier le code]

Ce service de grande envergure dessert une population d'environ 547 153[7] habitants en 2013. Ainsi, le SPVQ est classé corps de police municipal de niveau 4[8] et doit donc rendre un niveau de service conséquent. Ce niveau inclut entre autres[9]:

  • Enquêtes sur les meurtres ou les tentatives de meurtres
  • Contrôle de foule en partenariat avec la Sûreté du Québec
  • Intervention impliquant une personne armée ou barricadée
  • Surveillance électronique
  • Intervention à risque élevée
  • Groupe tactique d'intervention (GTI)

Le Service possède maintenant son « Groupe tactique d'intervention » (12 hommes), inspiré par le GTI de la Sûreté du Québec, ainsi que des policiers à vélo[10].

Le SPVQ a commencé à remplacer sa flotte de véhicules de patrouille Crown Victoria en 2015 à la faveur du modèle Taurus Interceptor toujours de Ford[11].

Statistiques[modifier | modifier le code]

En 2015, le Service de Police de la ville de Québec à répondu à 124 339 appels, donné 82 224 constats d'infraction, dont 20 022 pour les stationnements et 51 126 pour offense au code de la route. Deux enquêtes pour d'homicide ont aussi été initiées[12].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérald Gagnon, Histoire du Service de police de la ville de Québec, Publications du Québec, (ISBN 2551180511), p. 38 et 54.
  2. Gérald Gagnon, p. 105
  3. Gérald Gagnon, p. 170
  4. « Historique des modifications à l'organisation policière depuis 2002 », sur Sécurité publique Québec.
  5. Jean-François Néron, « 40 millions$ pour redéployer la police à Québec », Le Soleil,‎ (lire en ligne).
  6. « Cérémonie commémorative des policiers décédés en service à Québec », sur Zone 911, .
  7. http://www.ville.quebec.qc.ca/police/statistiques/budget_effectif_environnement.aspx Site du service de police de la ville de Québec, consulté le 6 mai 2014
  8. http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/police/police-quebec/services-police/desserte-policiere/niveau-service-police-municipale.html Site du ministère de la Sécurité publique, consulté le 6 mai 2014
  9. http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/police/police-quebec/services-police/desserte-policiere/six-niveaux-service.html#c3860 Site du ministère de la Sécurité publique, consulté le 6 mai 2014
  10. policecanada.ca
  11. « Voici le nouveau véhicule du SPVQ », sur Journal de Québec, .
  12. « Rapport annuel 2015 » [PDF], p. 27.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]