Sergueï Polounine

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Sergeï Polunin
Description de cette image, également commentée ci-après
Sergeï Polunin en 2013.
Nom de naissance Sergeï Vladimirovitch Polunin
Naissance (29 ans)
Kherson, Drapeau de la République socialiste soviétique d'Ukraine RSS d'Ukraine
Activité principale Danseur de ballet
Années d'activité 2006–présent

Sergeï Vladimirovitch Polunin (en russe : Сергей Владимирович Полунин), né le à Kherson en République socialiste soviétique d'Ukraine, est un danseur de ballet ukrainien, ancien danseur du Royal Ballet[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un ouvrier et d’une mère au foyer, Sergeï Polunin commence la danse à l’âge de trois ans. Il s’installe à Londres à 13 ans, avant d’intégrer le Royal Ballet à 17 ans[3]. En 2009, à 19 ans, il est promu premier danseur (first soloist), et en juin 2010, à 20 ans, danseur étoile (principal dancer), devenant l’artiste le plus jeune à accéder à ce rôle[4].

Il crée la surprise en annonçant, de manière subite, son départ de l’institution en janvier 2012[5]. Parmi les raisons invoquées figurent la trop grande exigence de l'entraînement et son impact sur le quotidien, mais aussi le souhait de retrouver davantage de liberté[6].

Sergeï Polunin quitte Londres et part pour la Russie, où en été 2012, à l'invitation du directeur artistique Igor Zelenski devient le premier danseur du théâtre académique musical de Moscou, et en même temps danseur invité de la compagnie de théâtre d'opéra et de ballet de Novossibirsk. En 2014, il change pour le statut de danseur invité au théâtre musical de Moscou. Depuis 2016, il se produit également sur la scène du Bayerisches Staatsballett de Munich[7].

En février 2015, le photographe américain David LaChapelle le choisit pour danser sur le clip de Take Me to Church, du chanteur irlandais Hozier[8].

Un documentaire, Dancer lui est consacré réalisé par l'américain Steven Cantor (en). Ce long métrage retrace le parcours artistique de Sergeï. Sa sortie est prévue pour septembre 2016 aux États-Unis[9],[10]. Le film revient entre autres sur sa démission du Royal Ballet. Sergeï Polunin à ce propos, dans une interview donnée à l'AFP, avant la première du documentaire au théâtre Palladium à Londres, reconnaît qu'il s'agissait sans doute d'une décision impulsive[11].

Le lancement du Projet Polunin en mars 2017, une entreprise de performance qu'il a conçue visant à réunir danseurs, chorégraphes et d'autres artistes, est accueilli avec peu d'enthousiasme. La représentation au Sadler's Wells Theatre de Londres s'ouvre avec un extrait d'Icare de Vladimir Vassiliev, créé pour le ballet du Bolchoï en 1971, et dansé par Polunin et Natalia Ossipova. Il enchaîne avec Thé ou Café chorégraphié par Andreï Kaïdanovski et Narcisse et Écho, sur la musique originale d'Ilan Eshkeri, qu'il chorégraphie en tandem avec David LaChapelle. Toutefois, malgré les tentatives de se tenir aux valeurs académiques l'événement manque de direction et les critiques sont sans pitié[12],[13],[14].

En 2017, Polunin joue dans Red Sparrow sous la direction de Francis Lawrence. Il se dit enchanté de cette expérience et nourrit l'espoir d'entamer une carrière cinématographique. L'opportunité de poursuivre sur cette voie s'offre à lui la même année, lorsque Kenneth Branagh lui donne le rôle de Comte Andrenyi dans son Crime de l'Orient-Express[15],[16]. L'année suivante, il joue un danseur classique dans le film Casse-Noisette et les Quatre Royaumes du studio Walt Disney Pictures.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kathleen Wuyard, « Dancer : gros plan sur le bad boy du ballet, Sergeï Polunin », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Sergei Polunin explains why he quit the Royal Ballet », sur bbc.co.uk, (consulté le 4 octobre 2014).
  3. Marine Marck, « Sergei Polunin, danseur génial et rebelle qui rêvait de liberté », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Alex Needham, « Royal Ballet star Sergei Polunin quits », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  5. (en) « Royal Ballet 'in shock' as dancer Sergei Polunin quits », BBC,‎ (lire en ligne)
  6. (en) « Ballet's Sergei Polunin: 'The artist in me was dying' », BBC,‎ (lire en ligne)
  7. (de) Sonja Zekri, « Der Überflieger », sur sueddeutsche.de, 16. dezember 2016 (consulté le 3 mars 2018).
  8. (en) Priscilla Frank, « Ballet Dancer Sergei Polunin Simply Slays Hozier's 'Take Me To Church' », Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  9. « Dancer : La bande-annonce du film sur le danseur Sergei Polunin dévoilée ! », sur danse-et-vous.com, (consulté le 28 avril 2017)
  10. « Dancer », sur westendfilms.com (consulté le 28 avril 2017)
  11. « Le "bad boy" du ballet Sergeï Polunin s'est assagi », sur lepoint.fr, (consulté le 2 avril 2018)
  12. (en) Clement Crisp, « Project Polunin, Sadler’s Wells, London — from well-intentioned to frightful », Financial Times,‎ (lire en ligne)
  13. (en) Luke Jennings, « Project Polunin review – a ballet rebel lost in ego », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  14. (en) Mark Monahan, « A toe-curling waste of the finest dancer of his generation - Project Polunin, Sadler's Wells, review », The Telegraph,‎ (lire en ligne)
  15. (en) Tim Masters, « Ballet star Sergei Polunin sees his future in movies », sur bbc.co.uk, (consulté le 28 avril 2017)
  16. (en) « Sergei Polunin: the bad boy of ballet grows up: The Ukrainian dancer is about to become a movie star », sur thetimes.co.uk, (consulté le 28 avril 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]